‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 47 sur 466 · Sur ce syndicat, voir ci-dessous, p, 111 et suiv · texte numérisé non relu

Sur ce syndicat, voir ci-dessous, p, 111 et suiv

2. Déclaration publiée dans Godard, Les pouvoirs dez intendants, p- 451-454. Cf. les Mémoires d'Omér Talon, collection Michaud et Poujoulat, p. 233 et 245, et ceux du cardinal de Retz, éd. Chantelauze, t. LE, p- 321.

3. CF. une lettre du bureau des finances de Lyon à l’assemblée, du 12 mai 1651 : il recommande à tous les officiers de s’unir contre le conseil, qui est leur véritable ennemi, et de ne pas attendre le rétablissement des intendants. Il faudrait obtenir un règlement solennel pour le maintien des fonctions et des droits des trésoriers généraux (B. N. fr. 7 685, f° 230), Mais cette lettre n’eut pas de suites. On trouve encore des délégués des Bureaux des finances à Paris en 1663; mais ils ne font plus aucune manifestation contre les intendants (M. C. 115°5, fol. 919).

4, Nous ne savons pas combien de temps il demeura en fonctions D’après Godard, Les pouvoirs des intendants, p.526 et 538, il serait resté à Rouen jusqu’en1651 et à Caen jusqu'en 1653, mais les dates données par cel ouvrage sont très souventinexactes.

5. À D. Galv. Bureau des finances, plumitif, à la date du 24 juillet 1671, contenant un acte du 29 octobre 1654.

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Le 3 décembre 1657, il est transféré à Rouen et remplacé par Michel d’Aligre, auquel succède en 1659 Jacques Favier du Boulay. À partir de cette date, toutes les généralités sont pourvues d'intendants ; mais il reste à savoir si tous avaient recouvré leurs anciennes attributions financières, et ce point, qui mériterait une étude spéciale, n’est pas éclairei!. Dans tous les cas, il est certain qu'en 1661, ils n'étaient pas encore installés comme fonctionnaires réguliers et à demeure, avec des pouvoirs partout semblables; on trouve souvent deux et même trois généralités surveillées par un seul intendant ; beaucoup ne résident pas dans leur circonscription; en 1658, les trois intendants de Normandie sont à Paris, et Colbert n’ose pas proposer à Mazarin d'obliger M. d’Aligre à rejoindre son poste parce qu'il est «un grand personnage ? »; dans un de ses mémoires sur l'arrestation de Fouquet, 1l propose de faire rentrer dans leurs généralités ceux qui en sont absents. Au début de notre période, les intendants sont donc loin d’avoir l'autorité incontestée et régulière, en matière de finances comme pour tout le reste, qu'ils auront plus tard.

C'est Colbert qui établit définitivement les intendants comme agents réguliers de son administration. Dans un mémoire à Mazarin du 1° octobre 1659, où il énumère toutes les réformes fiscales à entreprendre, il conclut :

« Toutes ces choses ne peuvent estre exécutées dans les provinces que par le ministère des intendans, auxquels il faut donner des instructions fort amples, observer soigneusement leur conduite, révoquer ceux qui ne S'acquitteront pas bien de leurs emplois, leur donner à chacun autant de généralités qu'ils en pourront conduire en travaillant toute l'année avec application, et gratifier ceux qui satisferont Son Eminence et qui feront payer plus ponctuellement les impositions et voiturer plus diligemment les deniers à l'Espargne en sorte que la preuve de leur suffisance et de leur mérite venant de cette ponctualité, et estant bien assurés qu'ils seroient révoqués s'ils n'y satisfont, il n'y en a pas un qui n’y travaille avec succès #. »

Pour lui, le rétablissement des intendants doit être la base

1. Le bureau des finances de Caen, dans une de ses sentences du 14 novembre 1661, qualifie l'intendant de la généralité, Dugué, de « conseiller du roy en ses conseils, maistre des requestes ordinaire de son hostel, et commissaire departy par Sadite Majesté pour la visite d’icelle généralité pour la dite année prochaine » (À. D. Calv. bureau des finances, plumitif).

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