Id., 29 mars 1669, M. C. 150 bts
5. Lettre de Barin de la Galissonnière, 17 juin 1669, M. C. 153 bis, f° 513-514.
6. Voici un état des tissus vendus à la foire franche de Guen, de 1666 à 1669 ; il fut envoyé par l’intendant en juillet 1669 (M. C. 153 bis, f° 731-732).
Serges de Caen.
Pièces de 45-50 aunes. 8 257 3 825 2557 1 742
Pris Ars CM NO MS EEE 30-32 s. 29-30 s. 31-33 s. Serges de Saint-Lo.
Pièces de 40-45 aunes, 346 287 128 339
Prix . + + + + . Al.16s.-51./41,8s.4l.10s./4 1. 2 s.-4 1. 78. k1.5s.-41.10s. Drap de Vire.
Pièces de 11-13 aunes. 677 480 532 200
LA be) ES A ei RO & 1,5 8.-51, 4-5 1. 4-5 1. ont bien vendu Drap de Valognes.
Pièces de 36-40 aunes, 40 30 25 32
ÉPICES SIE 6-7 1. d1.-71.10s. |41.15s.-61.15s:|ont assez bien
vendu
Drap de Cherbourg.
Pièces de 36-40 aunes, 175 120 135 200 1
BTIX AIS ARMES, DU 51.-51.10s.| 41,10 s.-5 1. |41. 15 s.-51.5s.| 4 1. 10s.-5 1.
1. « Il en est beaucoup resté que les marchands ont porté à Paris. »
A LES AVIS SUR LE BREVET. 73 "à
À à 4 » DER
‘4 1670. — Le brevet de la généralité de Rouen est augmenté de 79001., les autres demeurant tels quels. De l'avis de l'inten-
dant de Rouen, il eût mieux valu le diminuer que l'augmenter; les élections d'Arques et de Caudebec, en particulier, sont trop imposées ‘; les bestiaux sont à vil prix?. Dans la généralité de Caen, l'interdiction d'exporter les blés gène le recouvrement de l'impôt”; la fabrique de papier dans l'élection de Bayeux
‘4 est en décroissance“. À Alençon, il y a « plus de mendiants - qu’en aucune autre villé du royaume »°.
s 1671. — Chacune des généralités est dégrevée de 20000 I. % par rapport au brevet de l’année précédente. En même temps, Ë la prospérité de l’agriculture et des manufactures s'accroît; la k situation est bonne partout. L'intendant de Caen signalera, le x 6 septembre 1671, « le bon estat des manufactures de draps, de 3 serge et de toile qui se font dans sa généralité », ajoutant « que 1e tous les marchands, d’une commune voix, l'ont asseuré que la Guibray n’a pas esté si bonne depuis longtemps que cette ( année *; les herbages sont chargés de bœufs et vaches autant qu'ils en peuvent porter? ». Berryer écrit le 7 septembre : « Dans
tous les lieux du Costentin où je passe, le comerce des bestiaux et des beures, des manufactures du pays, va très bien. Il ya
mesmes beaucoup de pomes de ce costé à °. » Il signale seulement la rareté de l'argent causée par la mévente des blés ?,
. Avis sur le brevet, 4 août 1670, Clairamb. 792, p. 153. . Ibid., p. 386.
. Lettre de Chamillart, 16 août, sbid., p. 211.
. Ibid., p. 319.
. Lettre de Berryer, 3 novembre 1670, M. C. 155, f° 338.
C’est à cette date de 1670 que l'ambassadeur de Hollande signale à Colbert le poids excessif des impôts mis sur le vin et le blé, disant que le roi ruinait ses sujets pour nuire aux Hollandais, « qu’il falloit aller en Bretagne et en Guyenne, où l’on verroit que les peuples gémissoient et étoient dans la mendicité parce que les impositions qu’on avoit mises sur les vins et blés qu'ils avaient cou-
4 tume de vendre en Hollande, leur en empéchait le débit » (Lettres du marquis de Saint-Maurice sar la cour de Louis XIV, publ. par Lemoine, t. I, p. 506.) Gf. les lettres des autres intendants à cette époque, M. C., 162, et Clairamb., 191-192. Colbert lui-même signale au roi «la grande disette d'argent qui se trouve dans toutes les provinces » (Clém. VII, 257). r
6. Sur l'importance de cette foire en ce moment, voir une lettre de Michel Colbert au contrôleur général, du 17 août 1672 : « Il s’y vend en gros quantité de draps, serges et soyes de toutes sortes de manufactures du royaume à des marchands destaillants, particulièrement des provinces de Normandie, Maine, Poictou et Bretaigne; il s’y vend aussi, Monsieur, tant en gros qu'en destail toutes sortes de quincailleries et ouvrages de fer, et de menues marchandises de laine; il ya, Monsieur, pareillement grand commerce de bœufsetvaches maigres qui s’acheptent pour les engraisser dans le pays d'Auge... et ne se vend, Monsieur, en ladite foire que très peu de bestiaux gras, mais seulement pour l'usage du pays, non plus que de moutons, brebis et porcs. Il se fait, Monsieur, encore grand : débit de cuirs en cette foire ». (M. C. 161, f° 148-149). 1 À
7. Lettres des 5 août et 6 septembre 1671, analysées dans Clairamb. 793, p. 43 et 93; cf. p. 25.
8. M. C. 157 bus, f° 445, 9. Pareille rareté est signalée dans la lettre de Berryer du 7 septembre; le
Cotentin seul en a davantage, à cause de l’abondance des pommes (M. C. 157 bis, {9 4h5).