‹ La Talalgie BlennorragiqueChapitre 12 sur 42 · TRE · texte numérisé non relu

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parait résulter ce fait que le tissu osseux jeune n'est pas opaque pour les rayons X el, par suite, n’est pas percepüble par la radiographie. En effet, à cette séance de la Sociélé de dermatologie, il fut rapporté l'observation d’un malade ayant une fracture de jambe consolidée dans les termes habituels et qui marchait en s'appuyant fort bien sur la jambe autrefois cassée, On radiographia ce malade dont le cal était sûrement constitué, et pourtant le cal n apparut pas sur le cliché ; la fracture paraissait persister, les bouts supérieurs et inférieurs de l’os n'étaient pas unis l’un à l’autre, du moins en apparence. C’est là une démonstration des plus évidentes.

Il nous paraît possible de classer dans le même ordre de faits une observation de la Presse médicale de 1897, reproduite sous la rubrique : Pseudo-arthropathe hypertrophiante pneumique. L'auteur à radiographié un ma-

. lade qui, à l’examen macroscopique, présentait les doigts

hippocratiques caractéristiques et désignés par M. Pierre Marie sous le nom de ostéo-arthropathies hypertrophiantes

pnewmiques. [l radiographia la main du malade et trouva

sur le cliché les phalangettes absolument normales. Il en conclut que l’hypertrophie de la phalangette unguéale était due à l’hypertrophie des parties molles, et non à l’hypertrophie osseuse. On sait cependant que M. Pierre Mani s'est basé lui aussi sur des examens nécropsiques pour affirmer la lésion osseuse.

Outre l’hyperostose calcanéenne, on peut rencontrer aussi le pied plat. Là comme ailleurs, celui-ci est constitué par l'affaissement de la voûte plantaire, avec douleurs dans la région affaissée et souvent épaississement du bord interne du pied:

Le pied, ainsi malade, se présente sous une physionomie tout à fait caractéristique : talalgie, hyperostose calcanéenne, pied plat douloureux dont l’ensemble forme ce qu’on peut appeler, avec M. le Professeur Fournier, le pied blennorragique.

Cette forme de talalgie est d'un pronostic grave, car elle constitue une véritable infirmité el n’a qu'une faible tendance à la guérison.

Elle s'accompagne presque toujours d’arthropathies variées aux articulations sterno-claviculaires, temporomaxillaires, des doigts, des orteils, des genoux, etc.; arthropathies plus remarquables par l'intensité des douleurs que par les phénomènes inflammatoires; mais on trouve surtout concomitamment des phénomènes nerveux tels qu’atrophie musculaire, hypertricose, exagération des réflexes roluliens, trépidation épileptoïide, démarche spasmodique.

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