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niveau des articulations, sur la face dorsale des orteils, des cors et, sur leur face plantaire, des durillons et même des maux perforants. La contusion du talon, portant ses effets sur la peau, devrait y délerminer la
production d’an durillon et plus tard d’un mal perfo-
rant.
« Est-ce le périoste qui supporte La compression? Non, car il en résulterait une périostose qui envahirait le pourtour de l'os et se traduirait à l'extérieur par du gonflement. Les fibres tendineuses des courts fléchisseurs des orteils, confondues avec le périoste, ne paraissent pas davantage être le siège de la contusion. Mais il y a entre le derme et la peau du talon et l'os un tissu fibreux aréolaire qui emprisonne des lobules de graisse très dense. Le tissu cellulo-graisseux est relativement plus vasculaire que le tissu adipeux des autres régions, et ilest baigné d’un liquide peu abondant, voisin du liquide des bourses séreuses et qui mouille les doigts pendant la dissection. Ce tissu a une vie spéciale qui
tient à sa fonction. C’est sur cette partie que porte la
contusion. La compression y cause sans doute une modificalion que l’on ne peut pas encore étudier, puisqu'ici on n'a pas eu d’autopsie. Je pense qu’il y a une lésion de nutrition du tissu adipeux cellulo-graisseux sous-culané ».
Ainsi donc, pour Desprès, c’est la contusion chronique
du talon. Mais il envisage à peine la possibilité de la blennorragie, témoin le passage suivant où il fait remarquer la rareté de la blennorragie sur le total de ses malades (2 sur 16), enquête évidemment insuffisante, car il est cerlain que, d’une manière générale, sur 16 indivi-
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dus, il y en a toujours plus de deux qui ont eu la blennor-
ragle.
« Cette observation, dit-il, nous montre que la blennor-
« ragle antérieure peut être invoquée comme une cause « de la douleur du talon. Mais il serait bon de remar- « quer que le malade a eu d’autres blennorragies com-
« pliquéès aussi d’arthrite et qu’il n’a pas eu de douleur
«au talon avantfle moment où il a remarqué lui-même « qu'il avait fatigué la jambe droite pour soulager la « jambe gauche.Il est clair qu’il y a eu une cause détermi- « nante, un excès de marche, lequel a causé une con-
« Lusion simple du talon qui a passé à l’état chronique.
« Voici la liste des malades observés jusqu’à ce jour et «présentant les signes de la contusion chronique du «talon, avec la mention des cas où 1l existait ou avait
«existé une blennorragie :
en de PAIX SL Le au me e ol
« Blanchisseuses repasseuses....,.,,.....
RE ER RE ete delai er ae vole de MRÉVDOËTADHE ae nes ee esse « Garçon épicier (blennorragie actuelle).
RM RE NE CA TON UE SR RSR RSS « Allumeur de réverbère.....,..,,.,...
COUP NCAA rÉTAVAUX, (LUS Ne dt.
« Receveuse de chaises aux Champs-Élysées.….. « Soldat d'infanterie au service depuis un an, em- « ployé de magäsin auparavant, toujours debout... « Soldat de cavalerie, spahis (blennorragie ‘anté-
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