‹ La Talalgie BlennorragiqueChapitre 24 sur 42 · SES · texte numérisé non relu

SES

On continue le traitement antisyphilitique: 8 grammes d'iodure, frictions mercurielles.

Voyant qu'il ne se produisait aucune amélioration, on fit suspendre le mercure et l'iodure de potassium. On prescrivit alors des bains sulfureux et des injections sous-cutanées d’antipyrine ; puis on eut recours à l'électricité.

Le malade, qui gardait le lit depuis 5 mois, commença dès lors : se trouver un peu mieux: après un mois, il put commencer à se lever; on constata qu'il se tenait debout, les yeux fermés, sans osciller.

Progressivement et lentement, le mieux s’accentue, le malade peut faire quelques pas dans la salle qu'il met près d'un quart d’heure à parcourir dans sa longueur.

Enfin, vers le mois de janvier, les douleurs fulgurantes, qui étaient devenues de plus en plus rares, disparaissent complètement. La trépidation épileptoïde est à peine marquée. Le tremblement des membres inférieurs n’existe plus que lorsqu'il pose le pied à terre et disparaît après quelques pas.

L’amaigrissement des membres inférieurs a cessé. Il ne reste plus. ensomme que la sensibilité de la plante des pieds et les douleurs des talons, qui le forcent à s'arrêter après un quart d'heure de marche.

ErTarT ACTUEL (25 avril). —« Le malade conserve encore sa douleur du talon ; il peut marcher pendant une heure environ sans être trop fatigué ; mais, au début de la marche, les pieds sont raides et les souffrances des talons s’exaspèrent ; après quelques minutes, la marche devient plus facile. Le malade lève bien le pied au-dessus du sol. Il ne frappe pas du talon. Il lui semble que si les douleurs des talons disparaissaient, il marcherait comme avant sa maladie. »

Plus de trépidation épileptoïde, plus de douleurs fulgurantes. Pas de signe de Romberg.

La parésie musculaire est presque totalement disparue; cependant le malade se sent moins fort qu'auparavant.

Il existe encore de l’atrophie des masses musculaires de la cuisse et du mollet; mais elle est loin d’être aussi considérable qu’autrefois.

. Les genoux ne sont plus douloureux, mais laissent percevoir des. craquements.

Pas de roideur de la colonne vertébrale.

Bon état général.

ef is

Page 1