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tébrales, lombaires, et articulation temporo-maxillaire gauche sont prises à leur tour, successivement ou simultanément mais cette fois sans gonflement (arthralgies), à l'exception de la dernière, la temporo-maxillaire, qui a été tuméfiée. Il paraîtrait qu'au plus fort de cet envahissement, qui a eu lieu en juillet, la température centrale se serait élevée, à un moment, jusqu’à 40°.
Après cette période aiguë, les douleurs s’atténuent, elles abanbonnent toutes les jointures pour ne plus exister que dans les pieds, et là elles ne-se montrent plus spontanément qu'à l’occasion de certains paroxysmes ; d'habitude elles ne se révèlent que par la pression ou lorsque le malade veut mettre les pieds à terre; mais, sous cette forme et dans ce siège, elles sont absolument permanentes ; depuis quatorze mois, elles n’ont jamais cessé d’exister un seul instant. C’est vers la même époque que les symptômes spinaux et en particulier
les trépidations tendent à prédominer et à occuper le premier plan.
Erar ACTUEL. — Les douleurs plantaires siègent symétriquement de chaque côté, au niveau des bourses séreuses plantaires rétro-calcanéennes. La pression partout ailleurs sur la plante des pieds ne provoque aucune souffrance.
- Aujourd’hui, les douleurs tibio-tarsiennes sont presque éteintes.
Il n’en est pas de même du côté des jointures métatarso-phalangiennes des gros orteils de chaque côté, qu’on ne peut mouvoir un peu vivement ou presser sans provoquer de la douleur.
Quant aux symptômes qui dénotent une participation de la moelle, voici en quoi ils consistent. En premier lieu, il existe une atrophie musculaire très prononcée des membres inférieurs, surtout aux mollets.
Les phénomènes de l’atrophie simple se trouvent combinés sur certains points à ceux de l’atrophie dégénératrice (réaction de dégénérescence et secousses fibrillaires). On peut en outre remarquer en passant les teints rouges violacés qui se marient sur les jambes et sur les pieds, ainsi qu’un certain degré d’algidité, phénomène qui rappelle ce qui s’observe dans la paralysie spinale infantile. Mais ce
qui est frappant surtout, c’est l’exagération des réflexes rotuliens et
la trépidation très marquée produite parle redressement de la pointe du pied. Cette trépidation s’accuse au plus haut degré aussitôt que le malade pose le pied à terre, de telle sorte que la marche est impossible en raison dela douleur plantaire et dela trépidalion spasmodique.
D'ailleurs pas de douleurs en ceinture; autrefois il a existé de la
douleur dans le dos, mais cette douleur dorsale, qui n’a pas laissé de traces actuelles, était certainement la conséquence d’arthrites où d’arthralgies vertébrales.
Pas de troubles de la vessie et du rectum.
Pas de troubles de la sensibilité anesthésique ou hyperesthésique autres que ceux qui relèvent directement des lésions articulaires ‘ou de cellés des bourses séreuses.
Il y a environ 14 mois que l'affection spinale se trouve constituée et que là station debout et la marche, même à l’aide de béquilles, sont impralticables.