CONCLUSIONS
La talalgie (Jacquet), ou plus correctement pternalgie (Dupray), est un symptôme qui relève presque toujours de la blennorragie. On l’observe presque uniquement chez l’homme. Il se développe de préférence chez les sujets astreints à la station debout prolongée.
Il en existe deux formes principales : la talalgie simple et la talalgie avec hyperostose calcanéenne. R
Toutes deux sont extrêmement douloureuses au point de rendre la marche presque impossible. Les points plus spécialement douloureux sont des points fibreux ou ostéofibreux : l’attache du tendon d'Achille au calcanéum, du ligament péronéo-calcanéen au calcanéum, les deux tubérosités interne et externe de la face plantaire du calcanéum où s’insèrent les muscles de la plante du pied. La talalgie avec calcanéite ossifiante se traduit par l'élargissement du talon ainsi que par son augmentation en hauteur, c’est-à-dire par un gonflement en masse.
L’hyperostose est due à l'accumulation de lissu osseux
ÉTTRSe
jeune, dans les tendons au niveau de leur insertion, phénomène normal chez certains animaux (oiseaux).
La talalgie, avec ou sans hyperostose, est un phénomène qui semble d’origine nerveuse, cela pour les raisons suivantes : on a constaté de la névrite interstitielle (Brousse), un névrome fasciculé (Brousse ET BERTIN) au niveau des talons malades et opérés.
La talalgie n'est jamais un symptôme isolé, mais fait partie de la symptomatologie d’un rhumatisme ostéofibreux dont les allures sont identiques au rhumatisme chronique que beaucoup d'auteurs considèrent comme d’origine nerveuse.
Elle s'accompagne d’autres accidents trophiques : pied plat douloureux, troubles cutanés.
L’hyperostose calcanéenne a été constatée dans un cas de névrite du membre inférieur droit indépendant de la blennorragie.
Enfin les phénomènes nerveux multiples accompagnent généralement la talalgie : douleurs sciatiques, exagération des réflexes, trépidation épileptoïde.
La durée de la talalgie blennorragique est souvent très longue; elle se chiffre par mois et années. Elle est grave par l'impotence à laquelle elle condamne les malades.
La
Sa valeur séméiologique est assez importante, car elle doit toujours faire rechercher la blennorragie.
Le {raitement consiste d’abord à {arir l'écoulement s’il existe encore, puis à pratiquer La révulsion sous toutes ses formes, au niveau de la colonne vertébrale et du talon (pointes de feu, teinture d'iode, bains térébenthinés, etc.).
L’hydrothérapie etle massage peuvent donner de bons résultats.
Vu : le Président de Thèse, Vu : le Doyen,
A: JoFFROY. BROUARDEL.
Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,
GrÉARD.