‹ La tapisserie de BayeuxChapitre 23 sur 33 · I. Scènes XLII, XLIII, XLIV, XLVI · texte numérisé non relu

I. Scènes XLII, XLIII, XLIV, XLVI

sonnage inférieur, puisque notre artiste l'a placé dans la bordure.

Ce monde des vilains, peu aimé des seigneurs et des chevaliers, représenté laid par les poètes ', était mal vêtu, et vivait le plus souvent d'une vie misérable. On le voit affublé d'une cotte courte nommée gonele, elle était en laine ou en bure. Mais ils sont quelquefois appelés à défendre le sol. Les armées possèdent à cette époque des contingents d'infanterie, et la tapisserie nous montre aussi ces diflférentes divisions. Quand ils vont en guerre, ils ne peuvent avoir aucune armure, ils prennent les armes les plus grossières, le tinel, sorte de bâton très fort, ou la mace ou massue. Wace nous indique du reste ces armes grossières ^. Notre

I. Voyez notamment ce qu'en dit Chrétien dans Yvain et dans Guillaume d'Engleterre (p. 98) : Langue de vilain soit honie Et sa nature Diex maudie ; Le vilain se vengeait des duretés et des humiliations par des propos méchants, sous forme de proverbes, d'où le respit ou proverbe au vilain ; par exemple Er. Enide, début, etc.

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