‹ La tapisserieChapitre 108 sur 182 · S ET DES VICES · texte numérisé non relu

S ET DES VICES

le (Collection de M. le baron Erlanger).

Sheen

202 DA TAPASS EARLE.

Van Aelst des éloges non moins vifs, non moins sincéres : « On est stupéfait, dit-il, en regardant cette suite; Pexécution tient du prodige. On congoit a peine comment il soit possible, avec de simples fils, de donner une finesse pareille aux cheveux et 4 la barbe, et de rendre la morbidesse des chairs. C’est un travail plutét divin qu’humain; les eaux, les animaux, les habitations, y sont représentés avec, une perfection telle quwils paraissent peints a Vaide du pinceau ei non tissus. »

On parle souvent des destinées réservées aux livres: habent sua fata libelli. Les tapisseries de Léon X ont passé, elles aussi, par les plus étranges aventures. A la mort du pape, en 1521, elles furent mises en gage pour la somme de 5,000 ducats; en 1527, lors de l’exécrable sac de Rome, plusieurs dentre elles furent volées; l'une méme coupée en morceaux. Ces épaves, dont deux échouérent a Constantinople, ne rentrérent au Vatican que grace aux efforts du connétable de Montmorency. Aprés l’entrée des troupes francaises 4 Rome, ala fin du siécie dernier, la suite entiére fut achetée par une société de brocanteurs, qui l’exposeérent au Louvre en 1798. Dans les premiéres années de ce siécleci le pape Pie VII réussit a la reconquérir pour le Vatican, ou elle reprit sa place en 1808: elle ne l’a pas quittée depuis lors.

Les ‘cartons originaux restérent, a Vexception de trois d’entre eux, a Bruxelles, jusqu’au moment ou, grace a Pinitiative de Rubens, Charles It d’Angleterre en fit Pacquisition (1630); ils servirent, soit 4 Van Aelst,

soit a ses confréres, 4 exécuter de nouvelles suites,

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