GOUT
D’APRES LE BACHIACCA
GROTES QUES,
Musée des Offices.)
Tapisserie florentin? du xvie siecle,
Nicolas Karcher, de autre, justifient, admiration
qu elles inspirérent aux contemporains. Si dans leurs
cartons les peintres florentins oublient parfois trop Jes
convenances décoratives pour montrer leur science du
dessin, pour s’essayer dans ces tours de force dans les-
quels triomphait Michel-Ange, si, dans Histoire de
Joseph surtout ', ils rompent avec cette pondération,
cette science de groupement, dont ils semblaient devoir
se faire les champions, en revanche, Rost et Karcher ont
apporté dans leur travail de traduction une conscience
et un gott que l’on ne saurait assez admirer, Ces
maitres excellent a reproduire, ici la fierté des profils du Bronzino, ailleurs la finesse des arabesques du Bachiacca,
et cependant leur coloris ne cesse pas d’étre riche, vi-
brant, harmonieux : leurs tapisseries sont aujourd’ hui encore une féte pour les yeux.
La place nous manque pour étudier les nombreuses suites sorties, vers le milieu dy xvi siécle, de l’atelier florentin. A cété de l’Histoire de Joseph, des Mois, des Grotesques, nous devons nous borner 4 mentionner, dans la collection des Offices, une Flore et la Justice délivrant I’Innocence, et, dans la basilique de Saint- Mare de Venise, l’Histoire de saint Marc.
Dans la seconde moitié du xvie siécle, un’ Flamand, Jean van der Straten, ou, comme on lappelle Parde ; naire, le Stradan (i5a3-1605), devint le pourvoyeur attitré de la fabrique médicéenne. Le nouveau venu était brouillé avec tout ce qui porte le nom de distinc-
1. Voy., entre autres, les piéces de cette suite publiées par
M. Wauters dans les Tapisseries historiées al Exposition nationale belge de r8S8o.