‹ La tapisserieChapitre 144 sur 182 · IVE · texte numérisé non relu

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art de la peinture; c’est dans cette vue qu’il substitua — le modéle peint 4 Vhuile aux cartons peints a Peau, employés par ses prédécesseurs. Aussi les critiques qui. considérent Limitation FB OUSER EE d’un tableau ou he dune fresque comme la mission premiere de la tapisserie font-ils coincider avec ’avénement du maitre la ruine ~ de ce qu’ils appellent la « tapisserie industrielle ». Est-il nécessaire d’ajouter qu’il y a loin encore de cette tra- ie duction plus littérale & limitation servile de nos jours? -

‘Rien qu’en conservant l’or pour les draperies et les ornements, Le Brun et ses contemporains affirmérent leur . volonté de laisser aux tapissiers leur autonomie. ee Les derniéres années du xvu® siécle réservaient | des épreuyes multiples a la manufacture favorite de Louis XIV. En 1600, elle. perdit l’artiste supérieur dont le gott et ’ardeur avaient si -puissamment contribué & sa prospérité. Le Brun fut remplacé par Pierre : Mignard (1690-1695), alors fort agé, qui ne signala son | passage que par la création d’une académie de dessin, L’indifférence du nouveau directeur n’aurait peut-étre — pas suffi pour ralentir les travaux, si les charges de la — guerre n’avaient imposé au roi la plus stricte économie; en 1691, en 1693 encore, nous voyons nommer plusieurs nouveaux entrepreneurs, Jans fils (haute lisse, — 1691-1731), De la Croix fils (basse lisse, 1693-1737), Souette (basse lisse, 1693-1724); dela Fraye (basse lisse, — 1693-1729); mais dés 1694 le roi fut forcé de prendre 3 un parti héroique, la fermeture de l’établissement: vingt et un ouvriers s’engagérent dans l’armée; vingt-trois rentrérent dans les Flandres; d’autres cherchérent de loccupation a Beauvais. La paix de Ryswick,

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- en 1697, permit A Louis XIV de rouvrir les ateliers ; le roi confia cette méme année la charge d’entrepreneur AN ig = é fe

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MEDAILLON DE LA BORDURE DES QUATRE SAISONS D’aprés Le Brun. (Au Garde-Meuble.)

a Lefevre fils, qui resta en fonctions jusqu’en 1736. La nomination de J.-H. Mansart au poste de surintendant des. batiments, arts et manufactures du

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royaume (1699), releva la manufacture et lui rendit, en” partie du moins, sa prospérité. On semble s’étre toutefois borné, sous son administration et sous la direction spéciale de Robert de Cotte Og 13H areproduire — des suites anciennes, sans songer 4 commander de nouveaux cartons. Aux entrepreneurs précédemment nommés vinrent se joindre Le Blond (basse lisse, 1701- 1751), de la Tour (haute lisse, 1703-1734)!. ae En méme temps que Louis XIV fondait les Gobe-— lins, il réorganisait les ateliers de ta>is, dirigés Pun, celui du Louvre, par les descendants de Pierre Dupont, autre, celui de la Savonnerie, par les héritiers de Si- | mon Lourdet. Les peintres chargés de fournir des modéles a ces ateliers étaient Baptiste Monnoyer, Vhabile -peintre de fleurs et de fruits, Francart, de Blain de Fontenay, Le Moyne, Baudrin Yvart. Quelques-uns ‘de -ses tapis, parmi lesquels on remarque surtout celui qui était destiné a la galerie d’Apollon, au Louvre, existent encore au Garde-Meuble. Leur ornementation se com-— pose de grands rinceaux de feuilles d’acanthe combinés avec des fleurs et des moulures encadrant, soit des fonds diversement colorés, soit des médaillons représentant — des figures en camaieu ou des paysages®. Malgré le titre de « Tapis & la facon de Turquie », donné a leurs produits, les Dupont et les Lourdet s’essayérent parfois

1. Nous empruntons ces différents renseignements au tra- vail de-M. Lacordaire et a la Notice historique sur la manufacture — nationale de tapisseries des Gobelins et de tapis de la Savonnerie;

Paris, 1873.

2. Voy. le travail de M. Darcel en téte de la réimpression de. — fa Stromatourgie, de Pierre Dupont, p xxiv.

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