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LA CHAS2SE AU CERE

Tapisserie bruxelloise du xvue siécle.

(Collection de M. Delpech-Buytet, 4 Agen.)

quelques métiers surgissant de loin en loin a Venise. La manufacture florentine, aprés avoir longtemps

langui, reprit un nouvel essor sous le régne de Ferdinand II (1621-1670); d’innombrables tentures, naguére exposées dans le corridor qui conduit des Offices au pa-

lais Pitti, rendent un témoignage éloquent de sa fécon-

dité, nous n’osons dire de son gout; en effet, c’est par. une production fébrile, non par la pureté du dessin ou

Vharmonie du coloris, que se distinguérent les ateliers réorganisés par Ferdinand. Le sentiment décoratif est — absolument absent des cartons prétentieux qui. furent

composés en vue de la traduction en tapisserie, alors

toutefois que l’on ne se bornait pas A copier purement et simplement des tableaux a Vhuile (deux Pieta, Pune @apreés Cigoli, ’autre d’aprés une peinture attribuée a Michel-Ange, toutes deux encadrées; Madone avec

Enfant et des saints, ?aprés Raphaél; Sainte Famille, d’aprés Andrea del Sarto, etc.). :

Pendant le xvu® siécle, la fabrication -florentine

se personnifia en quelque sorte dans un maitre digne ~ d’une meilleure destinée, le Parisien Pierre Févre, celui-la méme que la cour de France appela a diverses

/ reprises pour réorganiser les ateliers de tapisserie de la

capitale. Fixé a Florence, vers 1620, Pierre Févre y

mourut en 1669. On trouvera, dans mes Tapisseries

italiennes, la longue liste des tentures auxquelles il a attaché son nom, ainsi que de celles de son collégue,

non moins infatigable, Bernardin van Hasselt.

Dans le dernier quart du xvui® siécle, la fabrication”

a la basse lisse remplaca, dans atelier florentin, le pro.

cédé de la haute lisse, qui y avait été exclusivement

employé jusqu’alors; cette substitution dura jusque dans les premiéres années du siécle suivant.

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