Athénée, XII, vir. Kénophon, Cyropédie, liv. VIII
3. Comptes rendus de la Commission impériale archéologique, 1878-1879, p. 40 et suiv., pl. V, n° 2.
taires de art grec, nous revenons un instant 4 la mére patrie, a ces régions illustrées par la toile de Pénélope et les tentures du Parthénon, nous y trouvons, aux approches de lére chrétienne, la tapisserie associée 4 toutes les manifestations de la vie nationale. Sans doute, dans ce pays morcelé a linfini, les particuliers ne pouvaient pas déployer un luxe comparable a.celui des Romains, maitres du monde; mais quand il s’agissait d’orner un monument public, le patriotisme des Grecs était a la hauteur de tous les sacrifices.
Cependant, méme a l’époque ow la supériorité de art grec était proclamée par les Romains vainqueurs, ou ceux-ci sollicitaient les legons de leurs captifs et leur confiaient la décoration de leurs temples et de leurs palais, la Gréce ne-réussit pas a se passer, dans le domaine spécial qui nous occupe, du concours de ces « Barbares » orientaux, qu’elle traitait si dédaigneusement. Deux des plus célébres tapisseries exposées dans ses monuments étaient de provenance étrangére; c’était aun roi de Syrie, Antiochus IV (174-164), que les Athéniens devaient le rideau de leur théatre, un grand voile doré représentant l’égide d’Athéné, avec le Gorgonion‘; c’était a lui aussi que le temple de Jupiter, a Olympie, était redevable de son voile, de son « parapetasma », de laine, en partie teint avec la pourpre de Phénicie, en partie tissé a la fagon des Assyriens?.