De Ronchaud, re
qui permet de les tendre a volonté; un roseau les sépare et facilite ’introduction de la navette contenant les fils destinés 4 former le dessin; un peigne complete cet outillage, auquel lindustrie moderne n’a guére ajouté d’élément essentiel.
Mais laissons la parole au poéte: « Aussitét, prenant place I’une vis-a-vis de autre, Minerve et Arachné tendent chacune! les fils légers qui forment la chaine et les attachent au métier; un roseau sépare les fils. Au milieu glisse la trame qui, conduite par la navette affilée, se déroule sous leurs doigts, s’entrelace a la chaine et s’unit avec elle sous les coups du peigne aux dents aigués. L’une et l’autre se hatent, et, la robe repliée autour de leur sein, les habiles ouvriéres pressent le mouvement rapide de leurs mains; le désir de vaincre les rend insensibles a la fatigue. Elles emploient dans leur tissu la pourpre que Tyr a préparée dans des vases dairain, et marient les nuances avec tant de délicatesse que l’ceil ne saurait les distinguer... Sous leurs doigts, Vor flexible se méle a la laine, et des histoires empruntées A l’antiquité se déroulent sur la toile.
« Pallas peint la Golline consacrée a Mars, prés de la ville de Cécrops, et lé débat qui s’éleva jadis surlenom de la contrée... Pour qu’un exemple apprenne a sa fivale quel prix elle doit atténdre de son audace insensée, elle représente, aux quatre coins de-la toile, quatre combats remarquables a la fois par la vivacité
. Lrexpression « gemine tele », . employée par Ouida: me arate en effet désigner l’ccuvre de chacune des deux rivales, et non une « toile double », comme le croit M. Nisard, dans la traduction que nous lui empruntons. .