CHAPITRE IV
A lextérieur, le cube gigantesque était orné de trentequatre tapis cousus ensemble; ces tissus, en soie verte mélangée de coton, contenaient, outre de nombreuses inscriptions (versets du Coran, priéres, nom du donateur, etc.), des sortes de niches terminées en triangle; le fond, selon toute vraisemblance, était parsemé de fleurs. A’ Vintérieur, on admirait diverses tentures de soie; les colonnes mémes qui supportaient Védifice étaient recouvertes d’étoffes!.
Tel était le rdle de la tapisserie dans la ville sainte. Si nous nous attachons maintenant aux innombrables provinces d’un empire qui ne tarda pas a s’étendre de VInde jusqu’a Espagne, nous trouvons partout la peinture en matiéres textiles également honorée et primant, sans contestation possible, la peinture proprement dite.
Dans la Perse, l’Arabie, Asie Mineure, on rencontre, a coté de motifs purement ornementaux, des tapis ou des tapisseries contenant les portraits des souverains. Decenombre sont ceux que ]’on admirait dans le palais de Bagdad, du temps du calife abasside Motawakkel (+ 861)?.
A la cour des califes fatimites, le luxe n’était pas moins grand. En 964, 4 Kairouan, Mcezli-din-Allah fit exécuter une tapisserie représentant la terre, avec les