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delbourg ou Audenarde. A plus forte raison devonsnous renoncer A rechercher les tendances des différents coryphées de la tapisserie dans les Etats du roi de France ou ceux du duc de Bourgogne. Tout ce que l’on peut affirmer, c’est que vers la fin du siécle, ou plus exactement pendant les régnes de Charles VIII et de Louis XII (1483-1515), la tapisserie était parvenue a un degré de perfection quin’a point été dépassé depuis; si lon examine la Messe de saint Grégoire (Musée germanique de Nuremberg), le Triomphe et le Mariage de Béatrix (collection de sir Richard Wallace), les diffé— rentes compositions religieuses de la collection Spitzer, on acquiert la conviction quwil est impossible de porter plus loin Vhabileté technique. Au point de vue de la précision du dessin, de l’éclat et de VPharmonie du coloris, qui est toujours clair, de maniére a ce qu’aucun détail ne puisse étre sacrifié, les haute lissiers n’ont plus absolument rien 4 apprendre de leurs successeurs. Si les plans y étaient un peu plus nettement accusés, je n’hésiterais pas 4 placer la plus belle de ces piéces, le Mariage de Béatrix, a cétédu Mariage de Louis XIV, Pun des chefs-d’ceuvre de Le Brun: les principes de composition sont les mémes: au centre, devant l’autel, les trois figures principales, le prétre, le chevalier au cygne (Oriens ou Euriant) et Béatrix; autour d’eux, les seigneurs et les dames de la cour, tous fortement individualisés; la richesse des costumes et heureuse distribution des figures ajoutent encore un charme a ce beau tableau de cérémonie. Si les tapissiers de cette époque ne se sont pas essayés dans un plus grand nombre de combinaisons pittoresques, la faute en est uni-
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quement aux peintres contemporains, qui dans leurs Cartons se sont attachés a reproduire constamment la
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