‹ La tapisserieChapitre 83 sur 182 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

la Destruction de Troie, une autre de 1'Histoire d’ Alexandre sortirent des mémes ateliers!.

Par importance de la production, par la distinction du gout, Bruges luttait avantageusement avec les villes que nous venons de passer en revue. Les ducs de Bourgogne y firent de nombreuses acquisitions (deux chambres de tapisserie, achetées par Philippe le Bon en 1440; l Histoire du Sacrement, achetée vers la méme époque). Les étrangers méme, notamment les Médicis, y commandeérent des suites importantes. Nul doute que la supériorité de son école de peinture n’ait considérablement contribué a la vogue des ateliers de Bruges, vogue qui d’ailleurs ne survécut pas au xv° siécle.

Citons enfin les ateliers d’Ypres, de Middelbourg, d’Alost?, de Lille, de Valenciennes et de Douai, qui tous, pendant le xv siécle, développérent une certaine activité. j

Décrire, voire simplement classer les tentures francoflamandes du xv siécle, serait un travail propre a effrayer le travailleur le plus opiniatre, tant est grande la masse des productions de cette ¢poque parvenues jusqu’a nous. L’histoire de la tapisserie n’est méme pas assez avancée pour que nous puissions déterminer les caractéres distinctifs de chaque grand centre et montrer en quoi la fabrication de Bruxelles s’éloignait de celle d’Arras, en quoi Lille Pemportait sur Bruges, Bruges sur Tournai, Tournai sur Valenciennes, Mid-

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