CHAPITRE 1X
rains citent comme une merveille, lHistoire de la Création. Le successeur de Nicolas V, Calixte 111, s’empressa de congédier les tapissiers, une fois cet ouvrage achevé.
A Florence, le gouvernement commanda a Liévin de Bruges, pour la décoration de son palais, une suite importante, 1,300 coudeées carrées, dont les cartons semblent avoir été peints par Neri de Bicci et Victor Ghiberti, le fils du sculpteur; mais, dés 1457, Liévin quitta les bords de PArno pour s’établir 4 Ferrare. Un peu plus tard, entre 1476 et 1480, l’ceuvre du déme fit exécuter des « espalliers» par Giovanni di Allemagna, a raison de six livres par brasse.
L’atelier de Pérouse fut fondé en 1463 pardes Lillois, Jacques ou Jacquemin Birgiéres, son fils Nicolas, leurs épouses Jeanne et Michelette. Ces artistes avaient une double mission : décorer la chapelle des Prieurs, formerdes éleves; ils passérent plusieurs années dans la
| capitale de ’Ombrie (on les y trouve encore en 1466), ou l’art de la haute lisse ne semble d’ailleurs pas avoir jeté de racines profondes.
La seigneurie de Correggio, patrie de Jillustre peintre de ce nom, vit également se dresser des métiers de haute lisse dans la seconde moitié du xv siécle. Le Flamand Rinaldo Duro y travailla sans relache depuis 1466 jusque. dans les premiéres années du xvi° siécle; on trouve a cote de lui plusieurs autres maitres, soit flamands, soit italiens. Douze tentures, aujourd’hui exposées a l’hétel de ville de Correggio, passent pour un produit de la fabrication locale du xve siécle; elles représentent des scénes champétres et des chasses,
On trouve un métier de haute lisse jusque dans la ville de Todi, ou travaillait, en 1468, une « maestra di. panni de razza » (maitresse en tentures d’Arras), du nom de Giovanna Francesa, Jeanne de France.
La petite ville d’Urbin, sur laquelle les entreprises du duc Frédéric jetaient dés lors un si grand lustre,
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