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On doit au marquis G. Campori une excellente monogra

phie de la manufacture ferraraise : L’Arazzeria estense. Modéne, 1876.

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d@’une maniére continue au moins deux citoyens et qu’il enseignerait en outre gratuitement ses secrets a tous les éléves qui se présenteraient.

Renaud renonga-t-il a profiter de ces avantages, ou bien le Magistrat jugea-t-il 4 propos de lui donner un concurrent? toujours est-il que, dés 1442, Sienne agréait les offres de services d'un maitre arrageois, qualifié de « egregius vir et famosus magister », Jacquet, fils de Benoit, Giacchetto di Benedetto. Le nouveau venu s’engageait, moyennant une indemnité annuelle de quarantecing florins, a installer et a faire fonctionner deux grands métiers, et, en outre, a enseigner gratuitement Vart du tissage, ainsi que celui de la teinture.

Pendant dix ans, Jacquet d’Arras, sans renoncer a travailler pour le dehors (il exécuta pour le pape Nicolas V, en 1451, une tenture de l’Histoire de saint Pierre), accumula dans le palais public de Sienne des « bancquiers », des « espalliers », des couvertures de lit, dont quelques spécimens subsistaient encore au commencement dece siécle; bon nombre d’entre eux étaient ornés des armoiries de la cité. .

En 1456, le maitre urtésien disparait, et avec lui 3 semble prendre fin Vindustrie qui, pendant plusieurs lustres, avait jetéun si vif éclat A Sienne.

Les ateliers de Rome et de Florence n’eurent, au xv° siécle, qu’une existence éphémere, sans que les gouvernements de ces deux cités semblent avoir fait des efforts pour propager l’industrie de la haute lisse. L’atelier de la Ville éternelle fut fondé par le pape Nicolas V, vers 1455; il eut pour directeur le Parisien Renaud de Maincourt, et mit au jour une suite que les contempo-

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