‹ La technique de la radiotélégraphieChapitre 50 sur 61 · partie de l'énergie vibratoire totale qu’on produit est perdue dans · texte numérisé non relu

partie de l'énergie vibratoire totale qu’on produit est perdue dans

l’étincelle, les bobines et les condensateurs du circuit excitateur :

l'augmentation de l'énergie fournie par l'élévation du nombre de f ee is , \ € 3 4

décharges est limitée, à une certaine valeur à cause du temps d’inac-

tivité de l’étincelle; si enfin il se produit des décharges atmosphé-

Station mobile à étincelles musicales éteintes (côté transmission) ( Gesellschaft f. drahtl. Telegr.‘m;1bH4*Berlin));

riques, la réception à l'oreille est rendue très difficile par suite de la similitude des sons. Ces difficultés sont évitées dans la méthode de l’étincelle musicale éteinte d’après laquelle sont établies les

stations des figures 157 et 158 : on établit alors un couplage serré

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entre l’antenne et le circuit de choc; des battements accompagnant un échange oscillatoire d’énergie entre le primaire et le secondaire prennent naissance ; On fait disparaitre ce phénomène au moment où toute l’énergie est passée dans l’antenne. Dans ce dispositif, il est d’une importance primordiale de bien régler le couplage pour lequel le phénomène se produit. En outre, en augmentant la fréquence, on arrive à une succession rapide de séries de décharges et l’on se rapproche ainsi des oscillations entretenues. En même temps, au poste récepteur, si la succession des étincelles est régulière, on perçoit dans le téléphone un son correspondant au nombre de décharges, qui se distingue facilement des autres influences perturbatrices. Pour que le dispositif fonctionne bien au point de vue technique, ce qui se reconnaît à la pureté du son, il est nécessaire de choisir convenablement le rapport entre la capacité de l’antenne et celle du circuit oscillant, ainsi que leurs décréments d'amortissement. Si le son n'est pas pur, la portée diminue considérablement, même pour une forte intensité dans l’antenne. Pour exclure autant que possible toute succession irrégulière d’étincelles, Sapelkow a proposé récemment de provoquer l'éclatement à l’aide d’une tension alternative auxiliaire dont le rythme est déterminé par des dispositifs électriques ou mécaniques spéciaux, Cela a encore un autre avantage, c'est de permettre un couplage plus serré.

Ces différentes conditions entraînent un inconvénient : si l’on est amené, pour faire varier la longueur d’onde, à introduire dans l’antenne des capacités ou des selfs, on change les conditions de fonctiounement optimum, et un nouveau réglage des circuits devient nécessaire. La réceplion des signaux se fait avec le détecteur à contact, mais on peut utiliser également les autres indicateurs. Si l’on ne tient pas à recevoir les signaux sous forme de signaux musicaux, on peut se servir du uikker, qui est excellent à cause de son excessive sensibilité.

Enfin, même pour de faibles intensités, on peut arriver à recevoir au Morse à l’aide de renforçateurs téléphoniques.

c. Stations à sons multiples. — Les stations à sons muluples, de même d’ailleurs que les stations à étincelles musicales éteintes, peuvent être alimentées avec du courant continu ou du courant alternauf. Mais les phénomènes diffèrent, à beaucoup de points de

CONSTRUCTION D'UNE STATION DE TRANSMISSION ET DE RÉCEPTION. 239 Nue «

vue, dans les deux systèmes, tant pour la production de l'énergie de haute fréquence que pour la production du son. On se sert d’un éclateur ayant une grande aputude à l'extinction (fig. 159 et 160), on donne des valeurs convenables à la capacité et à la self du cir-

Fig. 159.

Éclateur double remplaçable du système à sons multiples (C. Lorenz A.-G., Berlin A

cut.de choc I (fig. 161) et l’on donne une valeur suffisante à la tension secondaire du transformateur, alimenté par du courant alternatif à basse fréquence; on arrive alors à avoir par seconde un nombre de décharges excessivement élevé; en outre, les chocs de courant dans le circuit II consistent en demi-oscillations, telles que celles que donne un générateur à arc, quand il produit des vibraons de seconde espèce. Mais, dans le cas présent, les temps pendant lesquels il ne passe aucun courant dans l’éclateur sont notablement plus longs que ceux pendant lesquels se produit la décharge du condensateur du cireuit de choc. Ainsi le circuit I perd son aptitude à la résonance, et il devient inutile de faire un accord précis sur la période propre de l'antenne Il, faiblement amortie. Des trains d'ondes amortis correspondant aux différents chocs du cireuit pri-

A TE RS Lt né ie en. dé a us

maire se succèdent dans l’antenne Il. Mais ces trains d'ondes peuvent, si leurs amplitudes sont égales et leur succession régulière, ne pas être entendus à la réception avec le détecteur, car les téléphones employés en pratique ne peuvent pas fonctionner avec

Fig. 160.

Éclateur multiple non remplaçable du système à sons multiples (G. Lorenz A.-G., Berlin ).

une succession d’impulsions aussi rapide. Les avantages suivants résultent de ce fait au point de vue du fonctionnement.

Tout d’abord ce qui se passe dans le circuit de choc est totalement indépendant de la fréquence de l’alternateur; ensuite on n'a pas besoin d’un accord aigu entre le circuit de choc et l'antenne; enfin il est plus facile de syntoniser les stations qui communiquent entre elles, à cause de la succession rapide des différentes vibrations de l’antenne : circonstances qui ne se présentent autrement que si on emploie des oscillations entretenues. Dans la construc-

ton des appareils, le fait que les tensions maxima qui entrent en Jeu sont faibles facilite la résolution des questions d'isolement.

Ce système a encore un autre avantage : la manière particulière dont on produit les sons fait que le nombre de ces sons est illimité, et qu'on peut ainsi, non seulement envoyer des signaux Morse sur un son de n'importe quelle hauteur, mais encore transmettre par radiotélégraphie certains signaux, des mélodies et des rythmes simples. Dans ce but, on monte aux bornes de l’éclateur, en parallèle avec le circuit de choc |, un circuit de son IT, dont les bobines et

Fig. 167.

les condensateurs ont des dimensions électriques telles que, à chaque instant, son oscillation propre ait la période d’un son musical. En faisant varier la self ou la capacité de ce circuit, ce qu'on peut faire à l’aide d’un clavier, on est en mesure de régler, dans le circuit de choc, et par suite aussi dans l’antenne, la périodicité des décharges, sur le rythme de n'importe quel son. La figure 162 représente les phénomènes oscillatoires dans l'antenne : l'excitation des circuits de haute fréquence était faite avec du courant continu. Cette méthode de production du son est un autre avantage du système, en ce sens que la hauteur et la pureté du son n'y sont plus déterminées par la source d'énergie employée ou par les dispositifs d'interruption intercalés, mais qu’elles ne dépendent que des constantes du circuit de son. Ainsi qu'il résulte du schéma de montage, les circuits de haute fréquence ne peuvent non plus exercer aucune Influence sur la qualité du son.

Comme inconvénient de ce système, il faut signaler ce fait que

les pertes dans l’éclateur, par suite du nombre élevé de chocs et du travail constant de désionisation qui en résulte, sont plus grandes

Fig. 162.

3 à à Hauteur du son : 826 vibrations par seconde. \

que dans les systèmes précédents et que, pour se servir d'ondes longues, il faut des antennes construiles spécialement et à fort rayonnement. |

9, Stations à oscillations entretenues dans l’antenne. — [,/émission d’oscillations de longueur et d'amplitude constantes serait la méthode la plus parfaite pour obtenir une communication radiotélégraphique syntonisée. Mais le fonctionnement à lémission de ces installations exige un personnel instruit spécialement ; en outre, à la réception, les signaux, dénués d’un son caractérisque, ne se distinguent plus suffisamment des perturbations atmosphériques : c'est ce qui a empêché l’adoption générale des systèmes entretenus, bien que ce soient les seuls qui permettent en même temps de faire de la téléphonie sans fil. Cependant on a déjà vu par ailleurs quels avantages possède, pour les grandes stations,

ce système d'émission, employé concurremment avec des dispositifs de télégraphie rapide. La figure 163 montre le dispositif de transmission rapide établi par Pedersen pour le système Poulsen.

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