iO = 6,7 . iO> =: 670 watts
Si le courant était continu, ce serait le seul moyen pratique d'obtenir le résultat désiré. Mais, le courant étant alternatif, on peut obtenir le même résultat d'une autre manière, en intercalant dans le circuit une force conlre-électromotrice, c'est-à-dire en intercalant une bobine de réactance (2'' disposition, fig. 66). Cette bobine doit avoir une faible résistance, mais une forte impédance et permet d'obtenir le résultat voulu avec une dépense minimum d'énergie ; si la bobine de réactance est bien calculée et bien construite, elle ne doit pas absorber plus de 60 à 70 watts.
Si le but est ainsi atteint par l'emploi d'une force contreélectromotrice (qui, à part de faibles pertes, ne nécessite aucune
dépense d'énergie pour être produite), rien ne doit s'opposer à Tapplication du même procédé au courant continu. Théori-" quément la chose est possible, non en utilisant une batterie de piles ou d'accumulateurs montée en opposition, parce que le courant résultant produirait des effets électrolytiques, mais bien en se servant d'une petite dynamo pouvant développer une force contre-électromotrice de 67 volts. Mais on voit que le remède serait pire que le mal dans le cas actuel, rien n'étant plus simple que l'insertion dans le circuit d'une résistance inerte, naturellement lorsqu'il s'agit du courant continu.
L'emploi du courant alternatif permet donc de produire^ avec la plus grande facilité et une perte d'énergie minime^ une force contre-électromotrice de self- induction avec un appareil peu coûteux, de dimensions restreintes et qui peut ^tre installé partout.
49. Emploi de la bobine de réac tance. — L'emploi d'une bobine de réactance à noyau de fer, à impédance plus ou moins réglable, est d'usage courant dans la pratique.
Pour faire varier l'impédance, il suffit de faire varier la réluctance du circuit magnétique parcouru par le flux ; en introduisant ou en retirant un noyau feuilleté ou un paquet de fils de fer dans la bobine, on peut faire varier l'impédance dans de très larges limites. C'est à ce procédé que l'on a recours pour obtenir des effets variés de lumière sur les scènes de théâtre, car il permet de modifier à volonté l'intensité lumineuse des lampes à incandescence.
Dans le cas d'un noyau ayant la forme que montre la figure 63, on peut diminuer l'impédance en augmentant l'entrefer ou l'augmenter en introduisant plus ou moins dans l'entrefer un morceau de fer.
L'emploi de la bobine de réactance est très généralisé comme résistance de réglage nécessaire au bon fonctionnement d'une lampe à arc à courant alternatif pour laquelle, comme pour les lampes à courant continu, le réglage s'effectue d'autant
Fio. 67.
BOBINES DE RÊACTANCE 11^
mieux que la tension aux extrémités du circuit d'alimentation est plus élevée.
Il y a un autre cas dans lequel la bobine de réactance est très utilement employée, c'est lorsque, dans une distribution à intensité constante, on veut faire varier le nombre des appareils récepteurs en service, sans pour cela modifier la tension existant aux extrémités du circuit.
Ainsi, si Ton place trois lampes à arc entre les points A et B [fig. 67) d'un circuit où Ton maintient une différence de potentiel alternative efficace de 110 volts, on ne peut supprimer une de ces lampes qu'en lui substituant une bo- A
bine de réactance convenable qui introduit dans le circuit « — des arcs une force contreélectromotrice égale à la tension qu'exigeait la lampe. Un wattmètre intercalé dans le
circuit montre que la consommation d'énergie est alors un peu plus grande que celle qu'absorbent les deux lampes et que les valeurs de la tension et de l'intensité sont restées les mômes. Gela veut dire que l'intensité totale a été décalée en retard par rapport à la tension agissante par suite de la présence d'une force contre-électromotrice. Par conséquent, le facteur de puissance du circuit diminue. Ce cas particulier rentre donc dans le cas précédent.
Il est facile de comprendre qu'une bobine de réactance peut» sans consommation notable d'énergie, rester continuellement en dérivation sur la lampe à arc à laquelle elle doit se substituer, dans le cas où le circuit de cette lampe serait interrompu volontairement ou accidentellement.
Soit une distribution à intensité constante avec lampes à incandescence, système utilisé dans certains cas particuliers, par exemple pour Téclairage du canal de la Baltique {fi,g. 68).
Si chaque lampe est munie d'une bobine de réactance placée en dérivation, la presque totalité de la composante active du
courant total passe dans la lampe, tandis que la composante magnétisante du courant passe dans la bobine ainsi que le reste de la composante active qui sert à compenser les diverses pertes. Cet effet est dû à ce fait que la bobine a été établie pour développer une force contre-électromotrice presque égale à la tension qu'exige la lampe, tout en consommant un courant très minime. Si 'jjj^ une lampe a son fila-
,^zA— ^ ment brisé ou qu'on la retire du circuit, la bobine ne change pas de
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B • t ^ O ^ f j Q ^ f ' " t J O ^ I * mn^ ne change pas d( \smJ \mSJ lîSSi'* fonction : elle est par p,Q 08 courue par la totalité
du courant et la force contre-électromotrice qu'elle développe augmente proportionnellement de valeur. Cette force contre-électromotrice n'est plus maintenant en dérivation sur la lampe, mais bien' en série sur le circuit principal; malgré cela l'intensité du courant ne change pas si la tension entre les points A et B reste constante, ce qui modifie le décalage entre la tension agissante et Tintensité du courant. En conséquence, l'intensité du courant subit un décalage plus grand, par rapport à la tension, qu'il ne l'était avant que la lampe ait été retirée du circuit.
Ce procédé permet de rendre le système autorégulateur et de maintenir dans le circuit une intensité constante quel que soit le nombre de lampes en service. Cette question sera, du reste, traitée plus complètement dans le chapitre x[i, consacré aux transformateurs,