‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contreChapitre 21 sur 55 · Construction des bobines de réactance. — Les · texte numérisé non relu

Construction des bobines de réactance. — Les

bobines de réactance se composent de deux parties : l'enroulement en fil isolé et le noyau de fer.

L'enroulement est fait au tour sur une carcasse en matière isolante (carton, presspahn, fibre, ambroïne, etc.) ou encore en matière non magnétique (zinc, laiton, etc.). On peut également faire cet enroulement directement sur le noyau, mais,

BOBINES DE RÉACTANCB 121

dans tous les cas, il faut interposer une substance isolante.

Le noyau est feuilleté, c'est-à-dire constitué par un paquet de feuilles de tôle rectangulaires, dont le milieu est enlevé de manière à former une sorte de cadre. Ces tôles sont isolées entre elles avec du papier et certains constructeurs fixent directement le papier sur les tôles, à laide de colle de pâte, avant de procéder à leur découpage. Les tôles ont une épaisseur de 0,3 mm à 0,5 mm.

Le paquet de tôles est maintenu serré entre deux plaques extrêmes, de quelques millimètres d'épaisseur et en métal non magnétique, à Taide de boulons, isolés magnétiquement des feuilles de tôle par un tube de papier et des disques de micanite. L'ensemble doit ôlrc serré très énergiquemcnt, à bloc suivant Texpression usuelle, afin do réduire le noyau à son volume minimum et aussi pour empêcher les vibrations dont le bruit est désagréable, principalement lorsque les bobines de réactance sont installées dans un local fermé.

Souvent, dans les bobines de petites dimensions, afin d'éviter toute saillie, la tête et le pied des boulons sont coniques et noyés dans les plaques extrêmes.

Lorsque la bobine est enroulée au tour, il faut la faire en deux parties que Ton enfile ensuite sur le noyau, qui doit également être au moins en deux

pièces. Cette manière d'opérer permet de diminuer beaucoup la quantité de tôle à employer en réduisant les déchets au minimum.

Pour obtenir avec une feuille rectangulaire deux morceaux en forme de L sans perte de matière, on peut constituer les deux parties du noyau comme l'indique la figure 69. En assemblant les deux pièces au moyen de boulons et de vis, on obtient un cadre rectangulaire.

Aux points de jonction a et i, les faces en regard doivent

FiG. 09.

i22 LA TECHNIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS

être soigneusement rabotées et on intercale entre elles une feuille de papier. En réalité, le rabot ne produit pas une surface parfaitement dressée et les bavures des diverses tôles établissent des contacts d'une tôle à l'autre, avec production de courants de Foucault. C'est pour éviter qu« ces courants atteignent une plus grande valeur que l'on a le soin de ne pas mettre les surfaces directement en contact en interposant une feuille mince de papier, disposition qui ne modifie pas sensiblement la réluclance du noyau.

Ces détails de construction s'appliquent également aux transformateurs. Lorsqu'il faut laisser un entrefer, on fait une des pièces du cadre plus courte que l'autre, de manière à obtenir un circuit magnétique partiellement ouvert. Pour assembler les deux pièces, on introduit dans l'entrefer un morceau de bois dur de même épaisseur que l'entrefer:

Page 1