MESURE DU RENDEMENT INDUSTRIEL
En même temps que les essais de rendement, on doit efleciucr des mesures de résistance d'isolement en soumettant le& divers organes de la machine à une tension plus élevée que la tension normale, généralement une tension deux fois plus grande. Cette tension relativement élevée ne doit être appli- <jiiée que pendant quelques instants, afin de ne pas courir le risque d'endommager la machine.
- Dans certains cas, il faut aussi efifecluer dos essais pour s'assurer de la solidité des*enroulemcnts au point de vue mécanique, car les génératrices pouvant prendre parfois une vitesse exagérée, lorsque leur charge est brusquement supprimée, il pourrait se produire des avaries dans les enroulements, sous l'action de la force centrifuge. Cet accident peut se produire dans certaines installations hydraulico-électriques où l'action des régulateurs est forcément lente (à cause de la faible hauteur de chute) et où les masses des organes en mouvement ont une vitesse périphérique très grande, les frottements ne présentant qu'un couple résistant minimum. Dans tous les cas, l'essai de solidité mécanique des enroulements ne doit être effectué que lorsque cette condition a été stipulée avec le constructeur.
Les méthodes que l'on peut employer pour déterminer le rendement d'une machine ou d'un appareil électrique sont assez nombreuses, mais il y en a peu qui soient applicables dans la pratique industrielle. Des méthodes précises et délicates peuvent être employées, mais elles exigent beaucoup de iemps pour les eflectuer et un matériel très coûteux; en oulre, elles peuvent gêner le service d'une station centrale. Dans ces •conditions, il est beaucoup plus pratique d'employer des méthodes simples, n'exigeant pas de grandes dépenses, en stipulant une tolérance en ce qui concerne le rendement garanti, tolérance qui varie suivant la méthode appliquée. • Des diverses méthodes de mesure applicables, les méthodes indirectes sont les plus simples et les moins sujettes aux erreurs d'observation.
Avec les méthodes directes, on procède à la mesure de la
puissance absorbée par la machine et de la puissance que fournit cette dernière ; on établit ensuite le rapport. Par les méthodes indirectes, on mesure Tune ou l'autre de ces valeurs, puis on détermine séparément les pertes.
II est facile de voir qu'avec les méthodes directes, on court le risque de commettre d'assez fortes erreurs. Soit lin transformateur de 100 kilowatts, ayant un rendement garanti de 96 0/0; si on fait une erreur de 1 0/0 en plus dans l'évaluation de la puissance absorbée et la même erreur, mais en moins, dans celle de la puissance fournie, on arrive à un rendement de :
— = 94 0/0 environ
et Terreur commise est de 20/0 en moins. Lorsque les erreurs, dans l'évaluation des puissances absorbée et fournie, sont en sens inverse, le rendement devient
et l'erreur commise est de 2 0/0 en plus.
Au contraire, en relevant la puissance absorbée avec une erreur de 1 0/0 et en déterminant ensuite les pertes, 4 kilowatts par exemple, en admettant même pour ces dernières une erreur de 10 0/0 en moins, pour se placer dans le cas le plus défavorable, le rendement est de
Dans ces conditions, Terreur commise ne dépasse guère 1/2 0/0.
Dans le tome 11, chapitre xviii,il sera donné des détails sur les diverses méthodes que Ton peut employer pour la détermination du rendement.