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466 LA TECHNIQUE DES œURANTS ALTERNATIFS

Le coefficient K, dépendant du nombre de phases, du nombre de trous ou rainures et des dimensions de Tare polaire soustendu par les pôles, peut être calculé, mais il est toujours préférable, lorsque la chose est possible, de déterminer expérimentalement la valeur de ce coefficient.

M. Blondel a indiqué, à cet effet, la méthode suivante : on fait tourner le convertisseur h sa vitesse angulaire normale en lui fournissant une certaine quantité d'énergie mécanique h l'aide d'un moteur et, sous la tension normale, on lui fait alimenter, du côté alternatif, un circuit extérieur, autant que possible présentant une induclance qui donne au minimum une valeur de cos 9 = 0,2, par exemple un moteur asjTichrone mis en court circuit.

La différence entre la tension aux bornes E^ sous cette charge et celle que Ton mesure à circuit ouvert avec la même excitation, donne, exprimée en volts, la réaction d'induit correspondant à l'intensité du courant fourni, courant que l'on peut considérer, sans erreur sensible, comme étant entièrement un courant magnétisant. Portant la valeur de chacune de ces deux tensions sur le diagramme donnant la caractéristique à vide de la machine ifig. 240), le segment correspondant kt donne la valeur des ampères-tours correspondant à la composante magnétisante /|i lue sur l'ampèremètre. Par conséquent, on a immédiatement

Fio. 240.

At

Si l'on connaît la réactance du circuit, on peut procéder d'une autre manière beaucoup plus simple.

On fait fonctionner le convertisseur à un certain régime avec cos(p==l. Alors on connaît £0, J/j, la {fig- 241), qui comprend la valeur du courant utile passant dans le circuit à courant continu et celle du courant énergétique à vide Ioq-

Fio. 241.

Puis Ton modifie la charge en maintenant la tension E^ constante. Le nombre d'ampères-tours d'excitation nécessaire pour maintenir E2 constant donne la valeur des ampères-tours dus à la composante 7|jl. Cette composante est connue, parce que le segment «,«2, à Téchelle déterminée, donne la valeur de rintensité du courant produit du côté du courant continu multiplié par Z et que le segment AjA, = Z/, expression dans laquelle / est l'intensité du courant qui alimente le convertisseur. Le segment a.yk^ est ainsi déterminé et il suffit de le diviser par Z pour avoir la valeur de /ji.

Lorsque la valeur de Z n'est pas connue, on peut la déterminer expérimentalement de la manière suivante :

Pour deux valeurs de charge différentes du convertisseur auxquelles correspondentlesintensitésde courant énergétique 7^,7*, ayant dans les deux cas cos © = 1, on note les tensions E^ et E^ [fig. 242). Cela fait, des points 0' et 0* pris comme centres, on décrit deux arcs de cercle ayant respectivement pour rayons E[^ £J, ainsi que le montre la figure. Il ne reste qu'à déterminer par tâtonnement la droite qui, partant de A2, coupe

les deux circonférences en des points «|, a^» ^^^^ q^® '^s segments «1A2 et «2^2 soient proportionnels aux intensités /^, /^. Cette opération peut se faire très rapidement en traçant sur un morceau de papier à calquer une série de droites partant du môme point et coupées par deux parallèles menées à une distance du centre des segments /j, f'' \ après avoir appliqué cette feuille de manière que son centre coïncide avec A2, on cherche celle des droites qui correspond au cas du problème à résoudre.

Les points a^ et a.> étant déterminés de cette manière, l'un ou l'autre des segments a^A^ ou «2A2, divisé par la valeur de rintensité du courant correspondant, donne la valeur de Z.

211. Application pratique. — Pour montrer par une application pratique les résultats que Ton peut obtenir, on peut appliquer la méthode à un convertisseur de la Geiieral Electric Company, pour lequel M. Parshall a, dans VEngineering de 1899 et 1900, fait connaître les différentes données de construction, qui peuvent être résumées comme suit :

Puissance du convertisseur 900 kUowaiis

Nombre de pôles 12

Vitesse angulaire 250 tours par minute

Fréquence du courant triphasé d'alimentation 25 périodes par seconde

Tension normale du côté du courant continu. 500 voiu

Type de l'enroulement : tambour à circuits

mulliples.

Nombre de balais en charbon sur le collecteur 12

Nombre de circuits en parallèle 12

Nombre de rainures dans le noyau d'induit. 288

Nombre de conducteurs par rainure 4

Conducteurs en parallèle 2 par 2

Nombre tot^il de spires 576

Nombre de spires comprises entre deux balais ^-^=48

Résistance de l'enroulement à chaud, mesurée entre les pôles -f- et — 0,00493 ohm

Nombre de bagues, côlé du courant alternatif. 3

Résistance de l'enroulement à chaud de l'un des côtés du triangle < i, 33 .0,00493 ohms

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