V 3 = 312 ampères
En se servant du diagramme de M. Blondel et en construisant un triangle rectangle AjAjD [fig. 245) dont les côtés soient respectivement entre eux dans le
FiG. 245.
rapport de
on a trois segments proportionnels à Z/, Z/a et Z/jx. .
La bobine de réactance devra avoir une résistance bhmique négligeable par rapport à l'inductance et, dans ce cas,
langY=-
a une valeur très grande, ce qui permet de négliger aussi la résistance de Tenrouleraent du convertisseur. Il est possible alors, sans erreur sensible, d'admettre y = 90'*. Portant alors AjO, proportionnel à 186,1, perpendiculairement à A,D, avec son centre en 0 et avec un rayon OM proportionnel à 202 et à la môme échelle, on coupe A, A., au point M, et Ton a le segment AjM qui représente Z/. De ce diagramme il résulte que AjM correspond à loi et, par conséquent,
puisque la résistance du circuit est négligeable, on a également
X=oiL,=: 0,176,
en admettant que la réactance du convertisseur ait une valeur nulle et en ne tenant pas compte des fuites (§ 206).
La fréquence étant de 25 périodes par seconde, Tinductance correspondante pour chacune des trois bobines intercalées est
On peut compléter Tétiido de cette application en recherchant si cette inductance correspond bien également au cas du fonctionnement à vide, comme à celui du fonctionnement h pleine charge.
Pratiquement, on détermine Tinductance convenable pour obtenir la tension nécessaire sous la charge normale, sauf ensuite à régler la tension pour des charges différentes en agissant sur le rhéostat d'excitation en dérivation dont le convertisseur doit être toujours muni.
On obtient un bon résultat en utilisant un i^êgulateur crinduction du type décrit dans le paragraphe 116 du tome I,
d'autant plus que les pertes dues à ces appareils sont très faibles. Mais il est bien préférable d'avoir recours à une disposition imaginée par M. Field et qui est la suivante : sur le noyau du traasformateur principal, dont le secondaire alimente le convertisseur, on dispose un certain nombre de spires qui permettent d'obtenir une force électromotrice plus ou moins grande en reliant cet enroulement supplémentaire, d'une part, au commencement de l'enroulement du secondaire et, d'autre part, à une des spires intermédiaires, déterminée de ce dernier, à l'aide d'une série de contacts sur lesquels appuie une manette. Cette force électromotrice agit sur le primaire d'un transformateur auxiliaire, dont le secondaire est monté en série avec celui du transformateur principal. La force électromotrice ainsi obtenue, variable dans des limites assez grandes, peut diminuer ou augmenter la valeur de la force électro motrice principale, grâce à un inverseur de courant intercalé dans le circuit primaire du transformateur auxiliaire.
212. Emploi d'un convertisseur pour Tezcitation d'un alternateur. — A la fin du paragraphe 125, on a fait mention d'un système de compoundage pour alternateurs fondé sur l'emploi d'un convertisseur. On va maintenant donner la description de ce dispositif employé par la General Electric Company,
L'alternateur est directement accouplé par un joint rigide avec un convertisseur ayant le même nombre de pôles que lui. Dans ces conditions, la fréquence des courants alternatifs produits par les deux machines est égale et, si le convertisseur était séparé de ralteruateur, il pourrait fonctionner comme moteur synchrone avec une vitesse angulaire égale à celle de l'alternateur.
Le courant d'excitation nécessaire pour produire le champ de l'alternateur et celui du convertisseur est pris en dérivation aux balais appuyant sur le collecteur de courant continu du convertisseur. L'induit de ce convertisseur est alimenté par du courant alternatif venant du secondaire du transformateur,
dont le primaire est ea série avec 1 alternateur qui lui fournit le courant principal.
Dans ces conditions, lorsque Tintensité du courant alternatif augmente sur la ligne, la tension aux bornes du secondaire du transformateur relié au convertisseur augmente et, par conséquent, la tension aux balais du collecteur croît également et renforce l'excitation de TaUernateur et, par suite, Tintensilé du champ. On obtient ainsi une excitation cbmpound de Talternateur lorsque l'intensité est en concordance de phase avec la tension.
Lorsque le courant présente une composante magnétisante, cette dernière, dans un rapport dépendant du choix du transformateur, s'établit également dans Tinduit du convertisseur et renforce l'intensité du champ si elle est en retard de phase, tandis qu'elle affaiblit cette intensité si elle est en avance de phase; par suite, la tension aux balais du collecteur est augmentée ou diminuée suivant le cas.
En résumé, il s'ensuit que l'intensité du champ de l'alternateur dépend à la fois de l'intensité du courant principal et de sa phase et que l'on obtient dans des limites assez étendues un compoundage automatique de l'alternateur.
Mais l'obligation d'utiliser comme excitatrice un convertisseur ayant le même nombre de pôles que ralternateur enlève à ce dispositif une grande partie de sa valeur. On pourrait, il est vrai, employer un convertisseur ayant moins de pôles et actionné synchroniquement par ralternateur à l'aide d'un train d'engrenages ; mais le plus grand inconvénient de ce système, ainsi que d'autres analogues, est la difficulté que l'on éprouve pour coupler les alternateurs en parallèle, à moins que Ton n'ait recours à certains artifices qui seront indiqués à la fin du chapitre suivant.