‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contre maîtres, monteurs etcChapitre 56 sur 153 · ZE · texte numérisé non relu

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le segment V/i (//^. 155) en un certain nombre de parties "^îgales et que Ton mène par chacun des points ainsi obtenus des parallèles II la ligne de puissance, en effectuant cette division de part et d'autre de l'extrémité V, on divise le champ du diagramme en deux régions : ime région de puissance positive et une région de puissance négative, séparées par une» ligne de puissance nulle passant par l'extrémité du vecteur V qui reste constant. Mais cela suppose que /?« reste constant et que 2/î est négligeable par rapport à /?„.

La première région de ce diagramme se rapporte au fonctionnement de l'alternateur comme génératrice et la seconde à

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son fonctionnement comme moteur (Voir chap. xiii, Moteurs synchrones), dans le premier cas, ralternateur fournit de Ténergie au circuit et, dans le second cas, il en emprunte à ce m^me circuit.

Ce diagramme permet d'obtenir quelques résultats qui, quoique n'élant que très approchés, sont néanmoins tr^s intéressants.

On voit, par exemple, qu'en traçant la circonférence de rayon RJ = constante, en faisant varier convenablement Texcitation et en faisant débiter un courant d'intensité déterminée, il est possible d'obtenir une valeur quelconque de la puissance, aussi bien positive que négative, entre deux limites parfaitement déterminées par les lignes de puissance tangentes à la circonférence /?«/. En outre, on voit qu'avec une intensité de . courant donnée et une différence de potentiel déterminée, toute charge, sauf la charge maximum, admet deux valeurs possibles pour la force électromotrice (points d'intersection des lignes de puissance avec la circonférence /?„/). Pour une charge maximum obtenue avec une tension Uet une intensité /, cette dernière est en concordance de phase avec la différence de potentiel.

Si, au contraire, la puissance varie, l'excitation étant maintenue constante, Tintonsité doit alors forcément varier, étant toujours admis que la tension reste constante. Mais, comme la circonférence de rayou £ est constante, la tension devient, elle aussi, tangente à deux lignes de puissance et Ton voit que, pour une certaine excitation, on a une valeur maximum de puissance positive et une de puissance négative. On doit donc en déduire que, pour mettre un alternateur en état de fournir un plus grand travail, il faut renforcer l'excitation.

Si la puissance et la tension aux bornes de Talternateur restent constantes, lorsqu'on fait varier l'excitation, on modifie la valeur de l'intensité et, en construisant le diagramme montrant comment se produisent les variations de l'intensité en fonction de l'excitation, on obtient la courbe, dite courbe en V de Mordey, qui donne des résultats intéressants et dont on

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aura à s'occuper à propos de Tétude des moteurs synchrones (Voir aussi tome I, § 94).

On peut dire aussi que, lorsqu'un alternateur fonctionne sous une certaine tension pour une charge déterminée, avec un facteur de puissance égal à Tunité, si Ton vient à augmenter l'intensité du courant d'excitation, le courant est décalé en retard par rapport à la différence de potentiel, quand Talternateur fonctionne comme génératrice et, au contraire, est décalé en avance s'il fonctionne comme moteur. C'est sur cette propriété des alternateurs qu'est fondé l'emploi du moteur synchrone à courants alternatifs pour fournir aux circuits inducteurs le courant magnétisant qui leur est nécessaire; le moteur fonctionne alors comme un condensateur industriel (Voir tome I, § 94).

123. Efficacité des circuits amortisseurs. — On a déjà parlé dans le paragraphe 72 du tome I de l'emploi des circuits amortisseurs pour amortir les pulsations du flux résultant dans un alternateur. On peut même ajouter que, s'il s'agit d'un alternateur simple, l'emploi des circuits amortisseurs permet de réduire dans une large mesure la réaction d'induit et, par conséquent, de diminuer la chute de tension.

Dans les alternateurs polyphasés, le flux dû aux courants qui se développent dans l'induit est un flux constant qui tourne dans l'espace avec la môme vitesse et dans le même sens que le flux inducteur. Il reste pourtant immobile par rapport aux circuits amortisseurs, qui sont, par suite, sans action sur ce flux et qui n'ont d'autre effet que d'empêcher la production des flux harmoniques qui tendent à se produire. Ces circuits amortisseurs, au contraire, exercent une action lorsque les alternateurs sont couplés en parallèle, action qui sera étudiée ultérieurement.

Dans les alternateurs simples, au contraire, le flux produit par le courant de l'induit est alternatif et, pour montrer l'efl'el que produisent sur ce flux les circuits amortisseurs, il suflit de rappeler l'intéressant théorème que, presque à la même

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