II. a
34 ijl technique des courants alternatifs
devoir empêcher les phénomènes d'indnction de se produire dans les conducteurs de cet enroulement. Or, rexpérjence prouve* que les conducteurs ainsi protégés des actions magnétiques sont néanmoins soumis aux effets de Tinduction électromagnétique et deviennent, par conséquent, le siège d'une force électromotrice si on les déplace dans le champ, aussi bien que si la masse de fer n'existait pas. Ce phénomène s'explique si Ton remarque que Tin-
^ tensité du champ est certaine-
[ ment nulle à l'intérieur de la masse de fer {fig, 18), parce que l'intensité du champ principal est à peu près exactement compensée par celle du champ développé par induction dans le fer (§ 8) ; mais, si le système est en mouvement, les lignes de force de compensation le sont aussi, tandis que celles du champ principal restent fixes. Ces dernières sont coupées par le conducteur intérieur et, par conséquent, le phénomène d'induction se produit encore comme si le tube de fer ou la masse de fer n'existait pas.
Du reste, s'il n'en était pas ainsi, comme le fait si justement observer M. Janet^ il serait possible, à l'aide des phénomènes d'induction, de produire un courant constant dans une spire se mouvant dans un champ magnétique uniforme, en protégeant, à l'aide d'un tube de fer, un des conducteurs qui coupe les lignes de force. En faisant mouvoir le champ par rapport à la spire, on supprimerait également tout contact glissant. C'est pourquoi les diverses tentatives faites pour réaliser des machines fondées sur ce principe ont toujours abouti à un insuccès complet, ce qui constitue un argument indirect en faveur de l'explication donnée ci-dessus, explication qui est sans doute celle qui convient le mieux.
Fio. 18.