‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contre maîtres, monteurs etcChapitre 70 sur 153 · G. Kapp, les Transformateurs à courants alternatifs · texte numérisé non relu

G. Kapp, les Transformateurs à courants alternatifs

AO

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Fio. 181.

TRAN.SFORM.VTEL'RS STATIQUES 301

ment se dissiper par le sol. Dans un local ouvert, l'augmentation de temp(5rature serait un peu moindre que celle indiquée par les courbes et, dans un local clos, elle serait un peu plus élevée. Lorsque l'enveloppe était remplie d'huile, il n'était employé aucun dispositif mécanique pour assurer la circulation du liquide.

M. Kapp fait remarquer que, lorsque Ton utilise ces courbes pour apprécier, à ce point de vue, divers modèles de transformateurs, il ne faut pas perdre de vue que les valeurs indiquées s'appliquent seulement au régime de la pleine charge.

Or la majeure partie des transformateurs, et principalement ceux qui servent à alimenter des distributions d'éclairage, sont bien toujours en charge, mais ne fonctionnent pas toujours à pleine charge, fait dont il importe de tenir compte en déterminantla perte aux différentes heures de la journée.

Donc, si Ton représente par P la puissance électrique transformée en chaleur, puissance expriméeen watts ; par *S, la surface échauffée 'surface libre du transformateur exposée au milieu refroidissant, air ou huile) ; par AO, la différence de température existant entre le corps chaud et le milieu ambiant, on peut écrire

P =r ASAO,

expression dans laquelle k est un coefficient qui, quoique augmentant en même temps que AO, peut être considéré pratiquement comme constant dans les limites d'échauffement admissibles pour un transformateur, c'est-à-dire ne dépassant pas6.VC.

Eu posant

c'est-à-dire en représentant par s la surface en centimètres carrés par watt de perte, on a

équation qui, pour la constante A-, représente une hyperbole équilatère.

Les courbes de la figure 181 doivent donc représenter des hyperboles équilatères; mais^ en réalité, elles s'en écartent un peu par suite de ce fait que k tend à augmenter en môme temps que AO. Donc, ces courbes permettent d'évaluer Taugraentation probable de température d'un transformateur refroidi par Tair ou par Thuile lorsque la circulation s'effectue naturellement.

Quant au temps nécessaire pour atteindre Tétat de régime, M. Kapp estime qu'il peut être calculé avec une approximation suffisante pour les besoins de la pratique à Taide de la formule suivante :

f = 4,6 ~ secondes,

dans laquelle le coefficient c représente le travail en wattsseconde correspondant à la quantité de chaleur nécessaire pour élever de t* C. la température du transformateur.

En représentant par m/- le poids, exprimé en kilogrammes, du fer dont la chaleur spécifique est égale à 0,11 et par nie celui du cuivre dont la chaleur spécifique est égale à0,093, la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1* la température du transformateur est

(0,11m/ -fO,09:imc)

et, puis(|ue chaque watt représente 0,24 calorie-gramme, le travail, exprimé en joules ou watts-seconde, est

W = 4 160 (0,Hm/ -f 0,093m^).

145. Exemple numérique. — L'exemple numérique suivant est emprunté à Touvrage de M. Kapp.

Pourun transformateur donné dont la surface S = 12000cm^, ayant nna charge de 11 kilowatts, on a trouvé que p --- :^33 watts ; si Ton admet que le transformateur soit imiin»rp;é dans l'huile, on peut prendre k = 0,000 515.

D(» Téquation

on déduit

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