lOi. 22,25 =r 6 942 watts
chaque millimètre des ordonnées correspondant ainsi à 156,3 watts. La parallèle à OQ' menée par le point /^ donne la valeur des pertes constantes FF'. La droite CG donne la valeur du couple moteur et enfin PU, la puissance vraie disponible sur l'arbre.
En correspondance avec le point /' (cos ç maximum =0,90), la puissance disponible est de 6084 watts, soit 8,25 chevaux, ce qui démontre que le moteur satisfait parfaitement aux conditions de puissance prescrites.
En traçant la droite IccS de manière que
IccsQ' = DCQ',
on a la valeur du glissement maximum en court circuit, glissement qui est de 100 ^/q. Dans ces conditions, les segments 55', limités par CQ', donnent en pour 100 ies glissements correspondant aux différentes charges. A charge normale, ce glissement est de 3,7 7o-
Les courbes [fig. 213) ont été tracées d'après les données fournies par le diagramme et indiquent le fonctionnement du moteur sous différentes charges et sous tension constante. La puissance maximum que peut développer le moteur est de 15,75 chevaux qu'il ne peut pas dépasser, car il s'arrêterait alors, le couple développé restant inférieur au couple résistant appliqué à l'arbre. Le glissement est de 13,5 ^/q à charge maximum.
2° Les moteurs asynchrones triphasés, d'une puissance de 500 chevaux ^, fournis par la maison Alioth à la compagnie
1. Ces moteurs soat décrits dans l'Éclairage électrique, t. XXXVIH, p. 322.
(les chemins de fer de TOuest pour actionner directement des compresseurs d'air à la vitesse angulaire de 100 tours par
Rùatance en cliaaux
Fio. 213.
minute, sont alimentés normalement par des courants alternatifs sous 5 000 volts de tension efficace et à la fréquence de 26 périodes par seconde. Les circuits du stator sont montés en étoile. Un de ces moteurs a donné aux essais les résultats suivants :
a) Fonctionnement a vide :
Tension
Intensité
Puissance absorbée.
5 000 volts
9,3 ampères 10400 watts
b) Fonctionnement en court circuit à tension réduite:
Tension 976 volts
Intensité 50 ampères
Puissance absorbée ... 25 200 watts
c) Résistance de chaque circuit du stator: 1,75 ohm.
MOTEURS ASYNCHRONES POLYPHASÉS 29")
La puissance absorbée par chacun des trois circuits dans les deux essais a été de
à vide = ^^^ = 3 466 watts ;
25 200 en court circuit = — - — = 8 400 watts.
Lors du premier essai, la tension aux bornes d'un des cir cuits avait pour valeur
^ = 2900 volts V3
et, lors du second,
562 volts.
Les décalages de phase correspondants sont les suivants :
'''?^'=éi^O = ^^^^^ 9. = 720 30'.
En court circuit et sous la tension normale, Tintensité du courant serait de
— 1 . 2900 = 256 ampères <.
Avec ces éléments, on a établi le diagramme d'Heyland {fig. 214). On voit sur ce diagramme qu'à la charge normale de 500 chevaux, le vecteur de Tintensité du courant primaire reste tangent à la première circonférence, ce qui indique que la construction de ce moteur est rationnelle, puisque Ton obtient pour cette charge la valeur maximum décos 9 = 0,933. Le rendement est alors de 92 ^/o et le glissement de 3 ^/q.
187. Remarque sur l'essai en court circuit. — On vient de voir que rétablissement du diagramme d'Heyland exige la
i. Ce résultat est bien approché. Voir le paragraphe suivant.
MOTEURS ASYNCHRONES POLYPHASÉS 401
détermination de Tinlensité du courant dans le stator lorsque le rotor est freiné. Cet essai, facile à effectuer lorsqu'il s'agit de petits moteurs, est plus difficile et même impossible lorsqu'il doit s'appliquer à des moteurs de grande puissance. En effet, pour alimenter le stator dans ces conditions, sans que la tension du réseau de distribution baisse notablement, il faut que le transformateur soit d'une puissance de beaucoup supérieure à celle du moteur à essayer, ce qui ordinairement ne se réalise pas dans la pratique, c'est-à-peine si on peut procéder ainsi dans les usines des constructeurs. M. Heyland admet (§ 184) que l'on peut effectuer cet essai à tension réduite, en déduisant ensuite de cette opération l'intensité vraie du courant en court circuit de la valeur trouvée, augmentée proportionnellement. Mais cette méthode n'est pas suffisamment précise, parce qu'en diminuant la tension, on diminue l'iaduction et, par conséquent aussi, la valeur des pertes dans le fer.
Il est bien préférable de tracer une courbe des valeurs de l'intensité en court circuit en augmentant graduellement la tension et en commençant d'abord par une tension très faible. On prolonge ensuite la courbe ainsi obtenue jusqu'à ce que Ton atteigne la valeur qu'aurait l'intensité si la tension était normale. Mais il convient de remarquer que la courbe d'intensité ainsi obtenue est peu exacte, parce que la forme de cette courbe varie suivant la forme des trous ou rainures qui reçoivent les conducteurs du stator et du rotor ; ainsi deux courbes relevées sur deux moteurs de construction identique, l'un ayant des trous et l'autre des rainures, peuvent avoir des différences très considérables.
De plus, ces courbes, faciles à exécuter dans les ateliers de construction, ne peuvent être établies pratiquement ailleurs.
En résumé, le diagramme d'Heyland est d'une grande utilité parce qu'il permet de vérifier rapidement la valeur d'un moteur asynchrone et ses limites d'applications ; mais il est rarement possible, dans la pratique journalière, de l'établir à l'aide