‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contre maîtres, monteurs etcChapitre 94 sur 153 · Q'N ~ NS · texte numérisé non relu

Q'N ~ NS

MOTEURS ASYNCHRONES POLYPHASÉS 413

pour obtenir le point S|, qui, relié par une droite à Q', donne le point hc Le point he se trouve sur la droite Q'S ; mais le point S est très éloigné et il est difficile de tracer cette droite ; il est donc préférable de trouver un autre point Sj de cette droite en procédant comme on vient de Tindiquer.

La circonférence de la puissance est tangente en Q' à la droite Q'S|. Le diagramme est ainsi complété et Ton peut en déduire les diverses courbes de la puissance apparente, de la puissance efficace, du couple moteur, du rendement, du facteur de charge et du glissement.

A première vue, on est surpris de constater que la circonférence des couples moteurs est très voisine de celle des intensités; mais cela est du aux conditions particulières de ce moteur, dans lequel le stator a une résistance faible.

Pour obtenir indirectement la valeur de cette résistance, il suffit de relever le segment M/ce, qui a 5,6 mm. Or on a

Qicc v^â .

Q 0 "~ X ' comme Q'4, égale 33,5 mm et Q'O =221 mm, on a

ar = 176 volts.

Il s'ensuit que le segment M/« représente

g|.5,6 = 29,5 volts;

et puisque l'intensité du courant en court circuit est, d*après le diagramme, de 218 ampères, si on représente par r la résistance d'un des circuits du stator, on a

r.218 = 29,5 volts, d'où

r = 0,135 ohm.

En mesurant directement cette résistance dans les conditions de température oii se trouve le moteur lors de Tessai, on

trouve

r=:0,Hohm.

Si Ton tient compte de la difficulté que Ton éprouve à mesurer avec exactitude le segment M/cc, on voit que Ton arrive à une approximation suffisante.

Le rendement utile du moteur à pleine charge de 180 chevaux est, d'après le diagramme, donné par l'expression

PU

Le moteur s'arrêterait si la surcharge imposée arrivait jusqu'à 40<) chevaux, ce qu'il est du reste facile de déduire du diagramme.

192. Action des résistances insérées dans le circuit du rotor. — On a vu (§ 174), au sujet de l'analogie que présente le moteur d'induction avec le transformateur, que les angles formés par les flux primaire et secondaire avec les flux résultants ainsi que les angles qu'ils forment entre eux sont indépendants de la vitesse angulaire; par conséquent, le couple moteur, pour une intensité déterminée du courant primaire, est indépendant de la vitesse angulaire. Mais, pour que l'intensité ne varie pas aux diff*érentes vitesses angulaires, il faut que le rapport du glissement à la résistance reste toujours le même (§ 170).

11 s'ensuit que le couple moteur maximum que peut développer un moteur h champ tournant, lorsqu'on fait varier la résistance du rotor, reste pratiquement constant, et cela indépendamment de la vitesse angulaire. On a déjà dit (§ 170) que ce résultat pouvait être obtenu avec un moteur théorique et il est utile maintenant de montrer qu'en se servant du diagramme d'Heyland,le même résultat peut être obtenu avec les moteurs industriels.

Il faut d'abord rappeler ici une propriété géométrique : si, des points d'intersection A etB de deux arcs de cercle [/ig, 218),

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on mène les droites AT et BT, le rapport

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