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CHAPITRE II

La bobine.

La bobine de Rhumkorfl est un transformateur d’électricité, un appareil destiné à transformer un courant de grand débit et de faible pression en un courant de plus faible débit mais de pression bien supérieure. Elle est basée sur les propriétés de Y induction.

Si l’on fait passer dans un fil assez gros enroulé en hélice un courant intermittent présentant les qualités que nous avons indiquées en premier lieu, ce courant produira chaque fois, dans un fil fin, entourant le premier sans le toucher, un nouveau courant dont les qualités seront modifiées de la façon signalée. Le courant primaire passant dans le gros (il est dit courant inducteur ; le courant secondaire produit dans le fil fin est dit courant induit. M. Rhumkorlf a profité de ces propriétés pour construire en 1 85 1 l’appareil qui porte son nom et qui a subi depuis quelques modifications importantes.

Il se compose (fig. io) de deux bobines : l’une intérieure, enroulée autour d’un noyau de fer doux et faite d’un gros lil peu résistant ab ; elle est parcourue par le courant inducteur; l’autre qui recouvre la première, est constituée par un enroulement de lil long et fin dans

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1 tu | 1 ! e 1 doit prendre naissance le courant induit cl dont les extrémités aboutissent aux bornes i et i! . Tous ces fils doivent être rigoureusement isolés.

La première bobine recevant un courant inducteur intermittent développera dans la seconde des courants

Fig-, iü.

Bobine de Rhuinkorfl'.

induits alternativement de sens contraire et qui se rendent aux bornes de l’appareil où on peut les recueillir et les conduire à l’endroit où ils doivent être utilisés.

i. On comprend, d’après cela, que deux points du fil induit appartenant à deux couches voisines sont séparés en réalité de toute la longueur de fil formant une couche ; il peut exister alors entre ees deux points voisins une grande différence de potentiel, telle que les isolants soient percés par une étincelle qui jaillira entre eux; la bobine sera dite « crevée » et sera diminuée effectivement de toute la longueur de fil comprise entre les deux points atteints. On a remédié à ce grave inconvénient par le système des bobines cloisonnées

i.a nouixE

qui se composent (L’une série de bobines peu épaisses séparées par des isolants et dont les extrémités des (ils sont soudées bout à bout ; on n’a plus dès lors a craindre de très grandes différences de potentiel entre les couches de fil voisines; l’isolement est mieux garanti et l’appareil ne risque pas d’être mis hors de service.

2. Les interruptions du courant inducteur, nécessaires pour provoquer le développement du courant induit, sont obtenues par divers systèmes.

Celui adopté par Foucault et dû à de la Rive consiste (fig. io) en un marteau de fer doux soutenu par une lame métallique flexible r" et se trouvant en regard du noyau de fer doux de la bobine qui se trouve aimanté à chaque production de courant ; ce marteau est d’autre part appuyé en arrière sur un contact à vis B dont on doit régler de temps en temps la distance au marteau. Quand le courant de la pile est lancé dans l’inducteur, ce noyau de fer doux s’aimante, attire le marteau qui, cessant dès lors de s’appuyer sur le contact à vis, provoque l’interruption du courant; par suite le noyau se désaimante, le marteau reprend sa position primitive par suite de l’élasticité de la lame métallique qui le supporte et le courant passe de nouveau. La même série de phénomènes se reproduisant constamment à chaque production et à chaque rupture du courant, il se développe dans l’induit un courant modifié de la façon indiquée. I n commutateur inverseur spécial C permet de changer a volonté le sens du courant inducteur.

II arrive presque toujours que, entre la pièce soutenant le marteau et le contact à vis, des étincelles électriques de rupture éclatent et provoquent une rapide usure du métal. On évite cette usure en doublant ces

contacts avec des lames de platine plus ou moins épaisses, cpii finissent aussi cependant par être percées quand la bobine fonctionne pendant un temps assez long.

Comme ce dernier cas se présente précisément dans la production des rayons X, M. Caille a imaginé à cet effet une modification du trcmbleur ordinaire qui l’empêche de s’altérer aussi rapidement. Pour cela, la contreplaqué de contact est pourvue d’un mouvement de rotation au moyen d’une petite dynamo actionnée par une dérivation du courant primaire.

L’usure est ainsi plus régulière et le réglage se conserve plus longtemps. Voici d’ailleurs l’instruction que donne M. Caille pour son « trcmbleur rotatif », ainsi qu’il a appelé le trembleur modifié :

« Ce trembleur, genre Neef, a été modifié pour lui assurer une marche continue, quelle que soit la durée d’emploi, et une usure régulière tles platines.

« Il se compose essentiellement d’une lame vibrante et d’un bouton de réglage, munis chacun d’un platine. Les vibrations sont entretenues par les aimantations et les désaimantations successives du faisceau de la bobine.

« Dans notre trcmbleur, le bouton tic réglage, au lieu d’être simplement vissé dans une colonne, est porté dans un axe mobile qui permet de le faire tourner continuellement et d’empêcher ainsi l’usure irrégulière et le collage des platines. Le mouvement de rotation est produit par un pet it moteur électrique, engrenant avec une roue dentée qui entraîne 1 axe.

« Le moteur électrique est actionné par la source même qui fait marcher la bobine. Deux résistances ayant une self-induction assez considérable sont mises en circuit avec le moteur et servent : i° a réduire

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