LA BOBINE
la tension du générateur, qui serait trop forte ; 20 a empêcher l’extra-courant de rupture de la bobiife de passer sous forme d’étincelle dans le moteur.
« Pour régler le Irembleur à la tension voulue, il laut, tenant la roue dentée, desserrer un écrou molletô qui fixe la vis dans son axe, et on peut alors la iaire avancer ou reculer suivant les besoins. Le. réglage lait, le même écrou resserré maintiendra les pièces en place.
« Il est nécessaire pour assurer le bon fonctionnement du Irembleur, que les axes de rotation du moteur et du boulon de réglage soient toujours entretenus suffisamment graissés. Des trous sont percés ad hoc dans les paliers. »
Enfin pour les bobines de grandes dimensions, Foucault a construit un autre interrupteur formé d’un ressort vertical supportant un fléau. A l’une des extrémités de ce fléau se trouve le marteau sous forme d’une niasse de fer doux ; à l’autre extrémité est une tige de platine qui se termine à peu de distance d’une masse de mercure contenue dans un godet et recouverte d’alcool absolu. Quand, par une tension du ressort, on plonge la tige de platine dans le mercure, le noyau central de la bobine est aimanté et attire le marteau ; le fléau se redressant, la tige cesse de plonger dans le godet et l’interruption a lieu; le fléau n’étant plus attiré, le fil de platine plonge de nouveau dans le mercure et ainsi de suite. On peut faire varier le nombre d’oscillations de cet interrupteur en changeant son moment d’inertie par le déplacement d’une masse mobile ; mais il est destiné surtout aux alternances peu rapides.
3. Il est une dernière modification que l’on fait subir aujourd hui à toutes les bobines et qui a été imaginée
par l'izeau; nous voulons parler de l’adjonction condensateur.
du
Cet appareil avait pour but d’éviter entre le marteau et le contact la production des fortes étincelles dues a l’extra-courant de rupture et qui mettaient rapidement hors de service les surfaces de platine dont nous avons parlé ; le condensateur a encore pour effet d’augmenter la force électromotrice de l’induit en supprimant l’extra-eourant de rupture qui prolongeait le courant inducteur au moment où il devait cesser et qui diminuait ainsi l’effet produit.
Le condensateur, qui se trouve renfermé dans le socle de la bobine, se compose d’un assez grand nombre de feuilles d’étain (no dans les grands appareils) qui, par leur réunion, forment deux armatures collées sur les deux faces d’une bande de taffetas gommé qui les isole. L’armature positive se rend à une borne qui reçoit le courant à sa sortie de la bobine ; l’armature négative communique avec une borne reliée au commutateur et par suite à la pile.
Dès lors, au moment de la rupture du courant inducteur, l’extra-eourant se rend dans le condensateur et le charge ; mais il se décharge aussitôt en produisant un courant qui traverse la bobine inductrice et la pile en sens contraire du courant inducteur qui vient de se terminer ; il désaimante instantanément le noyau de fer doux; le courant induit est donc d’une plus courte durée et par suite plus intense ; il permet avec une même bobine d’obtenir des étincelles beaucoup plus fortes.
4. Pour le but que nous nous proposons, c’est-à-dire pour l’obtention des rayons Rœntgen, il est de toute nécessité, pour avoir de bons résultats, d’employer une bobine assez forte.
LA HOll IKK
On a constaté que l’emploi d’une bobine donnant j à 8 centimètres d’étincelle est généralement assez avantageux; la plupart des clichés cl e rayons X obtenus jusqu’ici dans les laboratoires ont été exécutés avec des bobines de cette dimension. Cependant, dans beaucoup de services dans lesquels la photographie de l’invisible s’est créée une spécialité, on fait souvent usage de bobines donnant 10 à 20 centimètres d’étincelle.
En définitive, on peut très bien opérer avec une bobine donnant une longueur d’étincelle de y à 8 centimètres et qui coûte environ 3oo francs ; quant aux systèmes d’interrupteurs, il est difficile d’en recommander spécialement; ils ont tous leurs avantages et leurs inconvénients ; mais il importe de les tenir en bon état et de bien régler le contact entre le marteau et la pile. Le même soin doit présider à l’entretien de la bobine ; on doit la manier avec précaution et éviter surtout d’y faire passer des courants trop intenses qui pourraient l’avarier et la mettre hors de service.