‹ La technique des rayons XChapitre 20 sur 62 · AUX DISPOSITIONS PRECEDENTES · texte numérisé non relu

AUX DISPOSITIONS PRECEDENTES

Un certain nombre d’opérateurs ont cherché à modifier les dispositions que nous avons signalées en vue, soit de concentrer les rayons X, soit de les rendre plus actifs et par là de diminuer le temps de pose.

Voici les principaux procédés décrits à cet effet:

1. M. G. Meslin, professeur à la faculté des sciences de Montpellier, a réussi à obtenir, par l’emploi de champs magnétiques non uniformes, une réduction du temps de pose et à ramener celui-ci à quelques secondes. Voici le principe de ('elle méthode, exposé par 1 auteur (1) :

« On peut remarquer, qu’en général, les rayons cathodiques, rencontrant un champ non uniforme, ne seront pas tous déviés du même angle ; ils seront donc dispersés les uns par rapport aux autres et on peut, mettre à profit cette dispersion, pour obtenir, par un

(1) Revue générale des Sciences, 1896, n” 8, p. 4°7-

Pl. ir.

La reproduction des os de la jambe.

l,h0i°gr*If\ |ci °*.fe l« j*’nbe. - Ce dispositif est semblable à celui de la figure La personne assise faite a,! T P ? t man.pulat.on des piles. L’ampoule de Crookes employée ici est sphérique. (Reproduction d’une expérience laite aux bureaux de la Revue générale des Sciences.) 1

favorable.

« Figurons donc(fig. 18) le cylindre des rayons cathodiques AB ab qui viennent former en ab la tache fluorescente sensiblement homogène; ce cylindre pénètre, en AB, dans un champ magnétique créé par deux pôles placés l'un en avant, l’autre en arrière du plan de la figure,

Figure schématique montrant la condensation des rayons cathodiques. — A B C, cylindre de rayons cathodiques sc projetant normalement en a h ; un champ magnétique uniforme déviera également tous les rayons, qui iront se projeter en a' b' formant une tache à peu près égale a a b \ un champ magnétique non uniforme, allant en croissant de A vers B, déviera plus fortement les rayons passant par B cl produira une tache condensée

à la hauteur de AB. Ce champ est supposé perpendiculaire au plan du tableau; il produit une déviation que nous localiserons, pour simplifier, dans la tranche AB, et qui rejette, par exemple, le faisceau vers le haut.

« Si le champ est uniforme, les rayons tournent du même angle et la tache a' b' aura les mêmes dimensions tpic AB ou ab (en négligeant les variations d’obliquité de la paroi). Mais supposons, au contraire, que le champ ne soit pas uniforme et qu’il aille' en croissant de A vers B ; le rayon qui passe par B sera plus énergiquement dévié, c’est-à-dire plus rejeté vers le haut,

Fig. 18.

;,S LA T fi Cl/ XI QUE DES RAYONS X

Cl la taché a! b" sera plus condensée; si le champ allait on décroissant de A vers I}, la déviation du rayon B b serait moindre et la tache serait dilatée.

« Si 1 on renvoyait les rayons vers le bas, on arriverai! dans chacune des hypothèses précédentes à la conclusion inverse. On voit donc que si l’on rejette les ia)ons vers le haut, il (aut, pour avoir une condensation, employer un champ décroissant vers le haut ; si on les rejette vers le bas, il faut un champ diminuant de haut en bas. En résumé, il faut un champ décroissant du côté où l’on renvoie les rayons; dans le cas contraire, on aurait une dilatation. »

M. James Chappuis est arrivé presque à transporter 1 instantanéité dans la photographie des rayons Rœntgen , son procédé consiste a réduire un petit nombre d unités, quatre ou cinq, par seconde, les décharges de la bobine de Rhumkorll ; 1 action des rayons X produits est alors beaucoup plus intense.

2. Enfin MM. d’Arsonvâl et Tesla ont appliqué leurs appareils destinés à produire les courants oscillatoires de haute fréquence à la photographie des rayons X. Pour cela, les pôles du courant induit de la bobine de Rhumkorll' sont reliés à une autre bohino noyée dans l’huile ; sur le trajet de l’un des (ils est un condensateur ; un excitateur à étincelle est mis en dérivation sur le circuit. La bobine de Rhumkorff, excitée, charge le condensateur qui se décharge à travers l’autre bobine et l'excitateur ; en faisant varier les constantes de ce second circuit, on obtient une série de courants oscillatoires très rapides et de très haut potentiel qu’on peut faire passer dans le tube de Crookes pour la production des rayons Rœntgen.

Page 1