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CHAPITRE II

Développement des images et obtention des positifs.

1. Après que la plaque sensible a été exposée clans son châssis fermé à l'action des rayons X traversant le corps mis en expérience, le châssis contenant la glace est rapporté au laboratoire de photographie. On procède alors au développement et au fixage des images obtenues.

« Le développement de l’image latente est basé sur l’emploi des réducteurs énergiques, de corps qui ont la propriété de décomposer le bromure d’argent dans les parties seulement qui ont été impressionnées. Ils absorbent le brome du bromure d’argent. L’argent est mis en liberté dans la couche sous forme d’un grain, d’un précipité très fin qui constitue l’image (i). »

Un grand nombre de corps réducteurs ont été essayés pour le développement des clichés ; mais il y a souvent une différence considérable dans leur action. M.M. A. et L. Lumière ont fait des recherchés méthodiques à cet égard et ils sont arrivés aux conclusions suivantes (pii paraîtront peut-être d’un ordre un peu spécial à certains de nos lecteurs, mais qui s’adres-

(i) À. et L. Lumière. La Photographie • développement et tirage. Henri Gautier, éditeur.

s('iil aux personnes ayant quelques notions de chimie :

« i° Pour qu’une substance de la série aromatique soit un développaient- de l’image latente, il faut qu’il y ait dans un même noyau benzénique au moins deux groupements hydroxylés ou deux groupements amidés, ou encore un hydroxyle et un amidogène en position ortbo ou mieux para ;

« a0 Les substances qui présentent plus de deux substitutions 011 ou AzH2 dans un même noyau aromatique (à l’exception des trisubstitués symétriques) et dont la molécule ne contient pas de groupement COOIÏ, sont susceptibles de développer en solution neutre et même en solution acide (sans addition d’alcali ni de carbonates alcalins). »

D’après ces remarques, les auteurs ont pu recommander spécialement certains corps comme étant des développateurs énergiques : tels sont l’hydroquinone, la pyrocatéchine, le paramidophénol, le diamidopbénol, etc., dont l’emploi tend de plus en plus à se substituer aux anciens développateurs comme le sulfate ferreux.

Pour développer un cliché ayant été soumis aux rayons X, on devra employer un révélateur intense, l’image en effet n’ayant en général que trop de tendance à être faible. On pourra faire usage soit de l’hydroquinone, soit de la pyrotéchine, soit enfin du paramido ou du diamidopbénol.

Nous rappelons pour mémoire la composition de divers bains de développement.

Révélateur à l'hydroquinone :

Faire dissoudre dans

Eau distillée bouillante 900 grammes.

Sulfite de soude pur —

puis, après dissolution complète, ajouter

ITydroquinone 10 grammes.

Carbonate de soude pur i5o —

DÉVELOPPE MENT DES IMAGES 61

La solution est versée clans un flacon bien bouché où elle se conservera à peu près incolore.

On devra mélanger le bain neuf cl’une certaine quantité de bain vieux sans quoi les clichés se trouveraient voilés. Pour se procurer du bain vieux, on expose dehors une plaque sacrifiée et on la développe dans une cuvette contenant une certaine quantité du révélateur, qui dès lors pourra être considérée comme bain vieux.

Révélateur à la pyrocatéchine :

On prépare les solutions suivantes :

Solution A.

Eau

Sulfite de soude

Pyrocatéchine

Solution B.

Eau

Carbonate de soude. pur . . . .

5 oo grammes.

5o — io —

5oo grammes.

Pour le développement on emploie parties égales de chacune de ces solutions.

Révélateur au paramidophénol :

Faire dissoudre dans

Eau distillée bouillante

Sulfite de soude pur

puis, après dissolution complète, ajouter

Paramidophénol (base libre) ....

Lithine caustique

Ce cléveloppateur s'emploie tel qu’il est préparé

Révélateur au diamidophénol :

La composition de ce développateur est la suivante :

<ul grammes.

Sulfite de soude anhydre 3o

Chlorhydrate de diamidophénol, , 5

900 grammes.

20 grammes.

Celle solution a 1 inconvénient de ne pouvoir se préparer a 1 avance sous peine de voir peu à peu diminuer l’énergie du révélateur.

2. Quel que soit le révélateur choisi, on en met dans la cuvette photographique une quantité suffisante pour couvrir un cliché, puis le châssis étant rapporté au laboratoire qui est éclairé seulement par une faible lumière rouge ou verte, comme nous avons dit, on enlève du châssis la plaque impressionnée, on la met dans la cuvette, le côté gélatine en dessus, en ayant soin d’immerger complètement la glace. Les endroits ayant subi plus que d’autres l’action des rayons X viendront en noir, puis les parties moins transparentes viendront ensuite. On poussera le développement jusqu’à ce que, vu à l’envers par réflexion, le cliché laisse appa raitre les parties noires.

Le cliché étant suffisamment développé, on le rince quelques instants sous un robinet d’eau. On procède ensuite au fixage.

Cette opération a pour but d’enlever l'excès de bromure d’argent non attaqué qui reste encore sur la plaque photographique. On emploie à cet cllet une solution d’hyposulfitc de soude ainsi composée :

Eau i ooo grammes.

Hyposulülc de soude uoo —

On trempe donc pendant quelques minutes le cliché développé dans ce bain; lorsque, vu a 1 envers, le cliché aura perdu sa teinte opaline, le fixage sera sufïisant. A partir de ce moment, le cliché ne craint plus la lumière.

On termine l’opération par le lavage pour enlever l’hyposulfite. resté sur la plaque; on doit le prolonger

DEVELOPPEMENT DES IMAGES

pendant 4 à 5 heures dans une cuve remplie d'eau courante, si possible, ou tout au moins d’eau souvent renouvelée. On enlève ensuite le cliché de l’eau et on le inet à égoutter a l abri. du soleil et de la poussière jusqu’à ce que la gélatine soit complètement sèche.

Si l’on était pressé de tirer une épreuve, au lieu de laisser le séchage s'effectuer spontanément, on pourrait l’accélérer en trempant le cliché dans deux ou trois bains d’alcool à ao° centésimaux'.

Il est important d’apporter dans toutes ces manipulations la plus grande propreté possible, car la moindre trace d’hyposullite introduite dans le bain de développement provoquerait l’apparition sur le cliché d’une teinte jaunâtre plus ou moins régulière. De même si les lavages, surtout celui de la fin, n’étaient pas suffisants, la gélatine se colorerait en jaune et toutes les épreuves positives que l’on voudrait tirer seraient tachées.

3. Nous passerons rapidement en revue les causes d’insuccès tenant à la manipulation de la plaque pour ceux de nos lecteurs qui n’ont que peu l’habitude de la photographie. Les principaux échecs susceptibles de se présenter sont les suivants (i) :

Voile partiel ou total de la plaque;

Coloration de la couche sensible ;

Décollement de la pellicule de gélatine ; lâches transparentes ou opaques.

Dans l’application des glaces sensibles à la photographie des rayons X, le voile, c’est-à-dire le noircissement plus ou moins général du cliché, peut provenir

(') La plupart des détails photographiques qui suivent sont empruntés ù la brochure de MM. A.ctL. Lumière, déjà citée.

do lu mauvaise étanchéité du châssis, d’un grand excès de pose, d’un trop grand éclairage du laboratoire, de l’impureté du révélateur, de l'altération ou de la mauvaise préparation des plaques.

« Lorsqu’une plaque est introduite dans le châssis, une petite partie de la couche sensible se trouve recouverte par les feuillures et par les crochets qui retiennent la plaque.

« Quand le voile qui existe sur l’image fait défaut dans ces parties protégées, on pourra conclure que le voile s’est produit pendant le séjour de la surface sensible dans le châssis et qu’il est du à l’incomplète fermeture de ce dernier. Le voile peut encore être dù à un grand excès de pose.

« On introduira alors de nouveau une plaque dans le même châssis qu’on exposera sans l’ouvrira la lumière du jour pendant un certain temps et on développera ensuite. Si le voile persiste dans ces conditions, il ne pourra être dù à l’excès de pose, puisqu’on n’a pas posé du tout ; il est causé alors par les défectuosités du châssis qui laisse pénétrer les rayons lumineux.

« Si le voile n’avait pas lieu dans ces conditions, il serait dû à l’excès de pose.

« Lorsque le voile se montre dans les portions protégées par les taquets du châssis, il aura pris naissance en dehors de ce châssis et pourra avoir été occasionné soit par l’éclairage trop actinique du laboratoire, soit par l’impureté des bains. L’altération ou la mauvaise préparation des plaques pourra avoir le même effet.

« Il conviendra alors de déterminer quelle est celle de ces trois causes qui a produit le voile.

« A cet effet, on exposera à l’action du foyer lumineux qui éclaire le laboratoire une plaque dont on aura masqué la moitié à l’aide d’un écran opaque. La surface

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sensible sera placée à i mètre de distance de la source qui agira pendant un quart d’heure.

« Si la moitié exposée lait ressortir un voile bien marqué, il sera indispensable de modifier 1 éclairage trop intense du laboratoire.

« Le voile persistant encore après cette modification, on essaiera d’employer un autre révélateur, préparé avec des produits bien purs dont on soit parfaitement sur.

« La coloration jaune de la couche qui survient quelquefois dans la gélatine est due à l'insuffisance de lavage avant le fixage, ou à l’excès de la lumière pendant cette dernière opération.

« On fera généralement disparaître celle coloration en traitant l’image pendant une minute environ par une solution faible de perchlorure de fer, puis par une immersion nouvelle dans le bain d’hyposulfite de soude. Cette opération terminée, il faut laver abondamment, comme après le fixage.

« On rencontre quelquefois un insuccès qui tient à la fois du voile et de la coloration et qui est caractérisée par des reflets métalliques irisés que montre la surface de la gélatine, surtout sur les bords, lorsqu’on l’examine à la lumière réfléchie.

« Cet accident est occasionné par une addition involontaire d hyposulfite de soude au révélateur.

« Ce produit est la cause de nombreuses déceptions dans les laboratoires photographiques ; il suffit de laihles quantités d hyposulfite introduites dans les bains, soit par les cuvettes malpropres, soit par les doigts incomplètement lavés, pour compromettre ou altérer complètement une image.

« Le bain fixateur sera par conséquent isolé et on devra nettoyer avec soin tous les objets et ustensiles fini auront été en contact avec lui.

« Les décollements de la couche proviennent de l'emploi, dans la préparation, d’une gélatine altérée ou bien encore de I emploi de bains trop acides ou trop chauds lors du développement. »

On évite généralement cet inconvénient en immergeant Je cliché avant son fixage dans une solution d’alun à 5 j). ioo.

Enfin il peut arriver que, quoique le temps de pose ait été bien favorable, le cliché se trouve défectueux par suite d’un développement trop rapide ou trop prolongé. Dans le premier cas, l’épreuve manque de vigueur; dans le second elle est dure et a un aspect heurté.

Le renforcement d'un cliché dont le développement n’a pas été assez poussé est basé sur les principes suivants :

« Lorsqu'on immerge un cliché photographique dans une solution de biehlorure de mercure, l’argent métallique qui forme l’image passe plus ou moins complètement à l’état de chloruré, tandis que le composé mercurique est partiellement transformé en protoehlorure insoluble.

. cc Le biehlorure de mercure cède une partie île son chlore qui s’unit à l’argent.

« L’image blanchit et elle est alors formée par un mélange de chlorure d’argent et de proloehlorure de mercure.

« On traite ensuite la plaque par l’ammoniaque qui dissout le chlorure d’argent et qui se combine avec le protochlorure de mercure pour former un composé très noir, un ammonio-chïorure de mercure.

« On a ainsi remplacé une partie de 1 argent du cliché par ce corps très opaque résultant de la combinaison du chlore, du mercure et de 1 ammoniaque, et le cliché a gagné en intensité.

développement des images

« Pratiquement, on lait usage d’une solution à 3 p. 100 de bichlorure de mercure, on y plonge le cliché que l’on examine de temps en temps par transparence; lorsqu’on juge la vigueur suffisante, on le lave abondamment pour éliminer l’excès de bichlorure dont il est imprégné, puis on l’immerge dans l’eau ammoniacale à 10 p. 100.

« Le bichlorure de mercure, appelé aussi sublimé corrosif, étant un toxique très violent, il faudra prendre dans l’emploi de ce corps les précautions indispensables pour éviter les accidents. »

« Les clichés trop développés ont dans leur ensemble, sur toute leur surface, une trop grande épaisseur d’argent réduit, ce qui les rend trop opaques; il faudra, pour les affaiblir, diminuer régulièrement cette épaisseur jusqu’à ce ([lie l’on arrive à une transparence convenable. »

Pour cela, on peut opérer ainsi :

« On prépare une solution d’byposulfite de soude à 10 p. 100, puis une dissolution de ferricyanure de potassium à 1 [>. 100. Le mélange à volumes égaux de ces deux réactifs dissout directement, sans nécessiter d’autre traitement, l’argent de l’image.

« 11 est bien entendu que toutes ces manipulations peuvent s'effectuer en plein jour. On se sert de cuvettes dans lequel les ou verse les liquides indiqués; on y immerge ensuite les glaces en ayant soin d’agiter constamment pour assurer la régularité des réactions. »

Quand les clichés sont secs, on doit les conserver dans un endroit convenable, à l’abri de la chaleur et de l’humidité.

Le cliché, le negatil comme l’on dit, une fois obtenu, peut servir a la production d’un nombre illimité d’é-

preuves positives. Cos dernières sont généralement produites sur papier.

Ce papier est. vendu dans le commerce à l’état de papier sensible, c’est-à-dire ayant reçu une couche de sel d’argent impressionnable à la lumière et adhérant à la feuille par l’intermédiaire d’une substance convenable : albumine, gélatine, etc. Il est prêt à être employé. Nous dirons plus loin quelques mots des divers sortes de papier sensible.

Pour obtenir les positifs, l’envers du cliché est préalablement bien nettoyé avec un tampon de coton imbibé d’alcool qui enlève les traces de gélatine et de vernis. Le cliché est alors placé dans le châssis-presse. Cet appareil se compose d’un cadre rectangulaire en bois portant une feuillure sur laquelle une glace épaisse peut venir s’appuyer; le cliché est disposé sur cette glace, le dos en contact avec elle; on applique un morceau de papier sensible, le côté brillant sur la gélatine, on ajoute par-dessus quelques feuilles de papier pour égaliser la pression et on recouvre par une planche brisée à charnière et garnie de drap noir. Celte planchette est maintenue énergiquement appuyée sur le papier à l’aide de barres munies de ressorts qui se rabattent sur la planchette et qui peuvent être fixées dans cette position, d’un côté par des charnières et de l’autre par des taquets mobiles.

On expose ensuite le châssis à la lumière du jour. Si le cliché est grisâtre, on aura intérêt à tirer le positif à l’ombre ou à la lumière diffuse; si le négatif est très accentué, il sera préférable de faire l’exposition ail soleil.

Pendant cette opération, on surveille de temps en temps la venue de l’épreuve; pour cela on ouvrira 1 un des côtés du châssis-presse en décrochant seulement

DEVELOPPEMENT DES IMAGES

la barre correspondante a ce coté, 1 autre maintenant en contact le papier sensible et le cliché; on jugera de l’état de l'image positive en relevant la leuille dans la partie ouverte. Les épreuves doivent être tirées un peu plus foncées que le point à obtenir, car elles perdront de leur intensité par les opérations ultérieures.

4. Quand l’intensité désirée sera atteinte, on enlèvera l’épreuve du châssis-presse et on pourra la conserver dans un endroit obscur et sec de façon à attendre pour virer qu’on ail réuni un certain nombre d’épreuves.

Ces épreuves sont à ce moment d’une teinte violacée ; si on les fixait ainsi, c’eSt-à-dirc si l’on enlevait l’excès de sel d’argent non attaqué qu elles retiennent en les faisant séjourner dans un bain d’hyposulfite de soude, elles deviendraient d’une couleur jaune rougeâtre désagréable. C’est pour éviter cet inconvénient qu’auparavant on leur fait subir le virage.

Pour cela on passe d’abord les positifs dans une cuvette d’eau pour enlever la plus grande partie du nitrate d’argent non impressionné, puis on les trempe dans un bain de virage dont il existe un certain nombre de formules dont l’une des plus répandues est la suivante :

o«tu 2 000 grammes.

Chlorure d’or . , 1

Acétate de soude fondu 3o

On suit de près les modifications subies par les épi cuves , leur coloration d abord rougeâtre devient a iolat.ee, puis noir bleuâtre. Le chlorure d’or du virag’e réagit sur l’argent de l’épreuve en donnant de l’or métallique qui se fixe sur les parties impressionnées du positif et du chlorure d’argent qui reste dans le bain. Quand les images ont pris la teinte désirée, on les

retire du bain de virage et on les lave à l’eau pendant quelques minutes avant de les fixer.

Le bain de virage se troublant par l’usage, par suite du chlorure d’argent qui s’y l'orme pendant le virage, on doit le filtrer après chaque opération.

Le fixage, qui vient ensuite, a pour but, comme on l’a vu, d’enlever l’excès de sel d’argent non impressionné qui reste sur les épreuves. Celles-ci sont simplement mises à tremper dans une cuvette contenant une solution d’hyposulfite de soude à i5 ou ao p. ioo, au bout de dix minutes, l’opération peut être considérée comme terminée.

Toutes ces manipulations, virage, fixage, peuvent être faites, sinon en plein jour puisque le papier est encore sensible à la lumière, mais dans une lumière diffuse moyenne, dans un endroit assez sombre.

Dans tous les bains où elles passent, les images doivent être maintenues dans une agitation continuelle pour éviter la formation de bulles d’air qui empêcheraient certains endroits de subir les modifications nécessaires et pour assurer la régularité des réactions.

Enfin on termine l’obtention des positifs par le lavage qui doit être soigneux et très prolongé pour bien enlever les dernières traces d’hyposulfite qui plus tard jauniraient et détruiraient les épreuves. Un des meilleurs moyens df, effectuer commodément un bon lavage consiste à disposer deux cuvettes dans lesquelles on passe alternativement les positifs de temps en temps en renouvelant l’eau à chaque fois.

On égoutte ensuite les épreuves et on les fait sécher à l’air libre, soit en les suspendant par les angles à l’aide de pinces, soit en les mettant dans un cahier depapier buvard.

La plus grande propreté est de rigueur dans les ma-

ü È VE LOI’ P E M E N T U E S 1 M A G E S -j i

nipulatïons dos imagos positives ; la moindre L’ace d’hypo'sulfite introduite avant l'immersion dans le bain de fixage provoquerait 1 apparition de laehes jaunaties qu’on no pouL enlever.

5. Nous dirons maintenant quelques mots des sels d’argent les plus employés dans la sensibilisation des papiers pour positifs.

Le papier albuminé est préparé en faisant flotter a la surface d’un bain d’albumine additionné de chlorure de sodium des feuilles de papier très pur qui sont ensuite mises à sécher. On les sensibilise en les faisant flotter clans des cuvettes contenant une mince couche de la solution ci-dessous :

Eaii ioo grammes.

Nitrate d'argent . io —

Acide citrique 3 à 5 —

Dans ces conditions, l’azotate d’argent produit avec le chlorure de sodium du papier une double décomposition et il se forme sur la feuille du chlorure d’argent altérable à la lumière. Quant à l’albumine, elle est destinée à boucher les pores du papier et à en rendre la surface lisse et brillante.

Celle préparation d’albumine et de sel d’argent doit être appliquée d’un seul côté de la feuille.

Après quelques minutes, on retire Jes feuilles et on les met à égoutter et à sécher. Toutes ces opérations doivent être faites dans un lieu complètement obscur ou éclairé par une faible lumière artificielle.

Le papier ainsi obtenu peut être d’un bon usage pendant quelque temps ; mais il est de moins en moins répandu dans le commerce.

On profère se servir maintenant de papiers dit aristotypiques dont un des modèles est le papier au citrate d’argent.

Ce dernier est obtenu en recouvrant des feuilles de papier, de fabrication très soignée, d'une émulsion de citrate et de chlorure d’argent dans la gélatine.

Le tirage et les manipulations des positifs peuvent s'effectuer à la façon ordinaire, mais un des avantages de ce produit est de permettre, si on le désire, de faire le virage et le fixage dans un môme bain.

Ce bain se prépare avec les solutions suivantes :

Solution A

Eau chaude

Hyposulfite de soude

Acide citrique

Alun ordinaire

Acétate de plomb

Solution B.

Eau ioo grammes.

Chlorure d'or i —

On prend ioo centimètres cubes de la solution A

pour 6 à 8 centimètres cubes de la solution B et on peut immerger directement les épreuves dans le bain ainsi composé ; on arrête l’opération quand le ton

désiré est obtenu. Le lavage final doit être abondant et peu prolongé.

Les autres précautions à prendre sont les mômes que pour le papier à l’albumine.

Enfin on emploie parfois un virage au platine ainsi

composé :

Eau a5° grammes.

Chlorure de sodium 2

Chloroplatinite de potasse i

Alun 5 —

i ooo grammes.

4 oo —

DÉVELOPPEMENT DES IMAGES

Les épreuves sonl laissées’ clans ce bain jusqu a obtention de la coloration voulue, on les lave à plusieurs eaux el on termine par une immersion clans le bain mixte de virage et de fixage. Les images ainsi préparées présentent l’aspect du papier au platine.

6. Les images positives obtenues par un procédé quelconque, sont coupées après dessiccation ; ce coupage a pour but d’enlever les portions inutiles et de donner aux cotés de la feuille des sections nettes qui la rendent plus présentable. L’opération se fait sur une plaque de verre au moyen d’une lame bien affilée ; comme guide on emploie soit des calibres spéciaux du format voulu, soit une équerre en glace.

Le collage qui suit le coupage peut se faire avec le mélange suivant : i5 grammes d’amidon bien délayés dans 5o grammes d’eau sonl versés clans 200 grammes d’eau ; puis on porte à l’ébullition en agitant continuellement ; enfin on laisse refroidir.

Les épreuves coupées sont mises à tremper clans l’eau, essorées avec un papier buvard, portées sur une glace,

1 envers tourné vers l’extérieur; on passe la colle sur la première épreuve qu’on enlève et qu’on dispose sur le carton, on recouvre d’un papier buvard sur lequel passe la main pour chasser les bulles d’air et assurer le collage ; on continue ainsi pour les autres épreuves.

Après dessiccation, le carton et l’image collée sont généralement un peu déformés ; on remédie à cet inconvénient, soit en les maintenant quelque temps sous presse, soit mieux en les passant à la presse à satiner qui leur donne aussi un certain éclat.

Les positifs sont alors terminés.

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