AUXQUELLES LES OS PAH TI CIP EXT
1. Les lésions traumatiques qui produisent le plus souvent les fractures des os sont une des classes de maladies dans lesquelles l'examen par les rayons X peut
(Mre do première utilité, on déterminant la place et la tonne des fractures, ainsi cpic les complications cpii peuvent en résulter.
Les fractures sont des solutions de continuité des os ou même des cartilages produites instantanément par une violence quelconque. Elles peuvent tenir, soit à des causes déterminantes telles cpie les violences extérieures (fractures directes ou par contre-coup) ou les contractions musculaires (fracture de la rotule), soit à des causes prédisposantes (âge, maladies générales ou locales, etc.).
Les fractures peuvent d’ailleurs présenter un grand nombre de variétés tenant au mode d’action de la violence, au siège de la fracture, au rapport des fragments. Sans vouloir entrer dans des détails à cet égard, nous rappellerons que les fragments peuvent souvent se déplacer les uns par rapport aux autres et compliquer ainsi la fracture d’une façon plus ou moins grave. Les rayons de Rœntgen permettent de s’en apercevoir facilement en évitant au blessé la souffrance que produit toujours la recherche par le toucher. On peut ainsi opérer en conséquence le traitement convenable de la fracture et éviter d’une façon certaine les consolidations vicieuses qui fixent les os atteints dans des rapports anormaux et qui peuvent modifier la forme d’un membre, troubler ses fonctions et faire souffrir le malade d’une façon telle qu’il est obligé de nouveau d’avoir recours à la chirurgie pour modifier celte situation.
Dans d’autres cas, la fracture est compliquée par la présence d’esquilles, c’est-à-dire de fragments d'os détachés du squelette qui se comportent comme des corps étrangers et qui entretiennent des fistules jusqu’à ce qu’ils soient éliminés. La radiographie permet de s’en apercevoir au moment de l’accident el d’accor*
La technique des Rayons X. Pl. VII.
Squelette d'un rat, photographié à travers les chairs.
dor le traitement de la blessure avec cette nouvelle complication.
2. Des services analogues peuvent être rendus pour les maladies inflammatoires ou les lésions traumatiques des articulations : arthrites spontanée, traumatique, rhumatismale, blennorhagiqijg, syphilitique, etc., entorses, plaies, ankylosés, luxations, déviations de la main ou du pied (main ou pied-bot), déviations du rachis, etc.
Les arthrites ou inflammations aiguës des articulations entraînent des lésions de la synoviale ou du cartilage qui provoquent un épanchement et une altération des tissus cartilagineux que l’on peut souvent distinguer par les photographies aux rayons X.
Les entorses produites par les mouvements forcés des articulations, les ankylosés ou gène et abolition des mouvements d’une jointure peuvent bénéficier des mêmes remarques, principalement l’ankylose osseuse caractérisée par la soudure osseuse des surfaces articulaires. Les luxations, ou changements permanents survenus dans les rapports des surfaces articulaires soumises à l'examen par les rayons X, indiquent la forme nouvelle exacte prise parles extrémités osseuses et, par suite, le traitement qu’il convient d’y apporter. On sait d’ailleurs que ces luxationspeuvent atteindre toutes les articulations du corps : mâchoire, côtes, vertèbres, clavicule, épaule, coude, poignet, main, bassin, hanche, genou, pied.
Les déviations de la main ou du pied, qu elles soient congénitales ou accidentelles, se présentent avec un déplacement des os, visible par la radiographie qui fixe ainsi sur les appareils orthopédiques les plus convenables à employer. Il en est de même des déviations
IOO
f.,l TE CIJ NIQUE DES RAYONS X
(lu rachis qui consistent en inflexions anormales de la colonne vertébrale, inflexions indépendantes de toute altération organique des os ou des ligaments cl qui peut se combattre souvent par des cuirasses moulées.
Un certain nombre d’applications des rayons X à
Fig. 21.
Aile de faisan lue à la cliasse.
l’étude des fractures ou des lésions articulatoires ont déjà été effectuées ; nous citerons les suivantes :
Dans la séance du 29 mai 1896, à la Société anatomique, M. Thiéry a rapporté l’observation d’un individu à propos duquel on hésitait entre une entorse dorsale externe du poignet et une fracture du radius. La radiographie montra qu’il s’agissait d une (raclure.
Squelette d'un pigeon photographié à travers les chairs et les plumes de 1 oisea
APPLICATIONS MÉDICALES ET CHIRURGICALES toi
a la Société médicale (les hôpitaux, le ta juin, M. Cannois a présenté un malade, Agé de cjuaranlc-sopl ans, al teint d’une artliropalllie de l’arliculation métacarpophalangienne du médius des deux mains, provenant d’un rhumatisme chronique progressif. L application des rayons Rœntgen a permis do reconnaire quelle (aihlo part il fallait fai re aux modifications du squelette dans le ronflement et la déformation des régions malades.
Le a3 juin, à l’Académie de médecine, M. Péan a montré une radiographie représentant une lracture comminutive du tibia, qui a (‘lé produite chez un terrassier par un éboulement de terrain. Après 1 accident, la jambe avait été placée dans un appareil inamovible et depuis, plusieurs séquestres avaient été retirés, mais la suppuration avait persisté avec un raccourcissement considérable de la jambe. La radiographie a permis de voir (pie, pour obtenir la guérison, il fallait réséquer les fragments qui chevauchent et les maintenir en place par des sutures métalliques ou des liges d’aluminium.
Enfin le io juillet, à la Société médicale des hôpitaux, M. Aehard a présenté des photographies montrant les altérations du squelette des pieds chez un sujet atteint de rhumatisme déformant d’origine blennorhagi'que ; dans le pied gauche le gros orteil recouvrait les orteils voisins ; de plus la photographie par les rayons de Rœntgen a montré qu’il existait une végétation qui se détachait du premier métatarsien et qui causait de la douleur au malade.
V. — PHOTOGRAPHIE DES CALCULS DANS LE HEIN ET DANS LA ArESSIE
()n peut prévoir également Je (‘as où la radiographie pci mettrait de reprod uire les calculs qui se trou veraien t
soit dans le rein, soit dans la vessie, et desquels on aurait le plus grand intérêt à connaître le siège, la forme et les dimensions. Ges calculs sont formés d urâtes ou île phosphates alcalins cl alcalino-terrcux qui se montrent peu transparents aux rayons X. Si le dépôt se trouve dans le rein, on doit le rechercher et l’extirper par incision du rein, ou hien enlever complètement le rein s il est complètement désorganisé.
Quant aux calculs de la vessie, on peut en débarrasser le malade soit en ouvrant la vessie pour en extraire le calcul, c’est-à-dire en pratiquant la taille, soit en broyant la pierre dans la vessie de façon que ses débris soient chassés par le canal de l’urèthre, c’est-à-dire en pratiquant la 1 ithotliritie.
Dans tous les cas, on arriverait probablement par l’emploi des rayons X à photographier ces calculs du dehors parla région abdominale ou le périnée. On éviterait au malade la période d'examen qui oblige à ouvrir le rein ou à explorer méthodiquement la vessie.
Des radiographies ont d’ailleurs été faites sur une vessie extraite d’un corps humain et ont montré le peu de transparence des calculs aux rayons de Rœntgen.