R = X— SV
On remplace généralement global K, en écrivant :
R^IvSV^.
par un coefficient
Si l’on prend pour unités le mètre, le kilogramme et la seconde, on peut dire que :
K est la résistance en kilogrammes qu’éprouve , par m- de projection droite, le corps considéré se déplaçant à une vitesse de i m. par seconde.
M. Eiffel donne le nom de Résistance spécijîqiie à ce coefficient, qui varie avec la forme et la nature du corps.
Différentes méthodes de détermination. —
La nature complexe du coefficient K lui -même rend fort difficile la détermination de la valeur qu’il convient de lui attribuer, ce qui explique les résultats mal concordants obtenus par les différents expérimentateurs.
Ces résultats sont influencés d’ailleurs par les méthodes employées, qui se peuvent ranger en deux grandes classes :
i'" Corps en mouvement dans un fluide au repos.
а) Mouvement circulaire, au moyen d’un manège;
б) Mouvement rectiligne;
c) Mouvement ]iendulaire.
Corps au repos dans un fluide en mouvement, en plaçant le corps dans un tunnel parcouru par un courant Iluide d une vitesse aussi uniforme que possible.
Il convient de dire immédiatement que la méthode du manège entraîne de grandes chances d’erreurs, en raison même du rayon relativement petit du bras au bout duquel se déplace le mobile, dont les différents points ne sont pas animés de la même vitesse, en même temps qu’aux grandes vitesses, le mobile rencontre des masses de fluide déjà perturbées par les passages précédents.
Résistance orthogonale d’un plan mince.
— Le point de départ des recherches expérimentales est la détermination de la résistance d’un plan mince et lisse, frappé orthogonalement par le courant d’air.
Mariotte (iGg'o) a trouvé (à 760 m/m et :
X=i=;o,63 et K = o,o84.
Sans entrer dans le détail des expériences qui ont suivi, on peut adopter. les résultats obtenus, en chute libre, par M. Eiffel. En prenant pour les conditions normales la pression 7G0 m/m et la température i5’*, et en opérant sur des plaques minces dont la surface
variait de -4-m- à i m^ la valeur de K est consiG
tamment comprise entre o,oG8 et 0,080.
Cette dernière valeur semble convenir aux plaques de grandes dimensions , et elle est applicable , par conséquent, aux conditions habituelles de la pratique.
Résistance des carènes. — Ü’autres expériences sont poursuivies en grand nombre, depuis quelques
années , sur la résistance des plaques inclinées ; mais si cette donnée présente une importance capitale en aviation, son intérêt est moins immédiat lorsqu’il s’agit de ballon, dont les formes, en partant de la sphère pour les ballons ordinaires, libres ou captifs, se rapprochent, pour les dirigeables, des carènes de navires aquatiques.
C’est donc sur de semblables carènes, sphères ou solides de révolution allongés, qu’il importe d’être renseigné.
Les expériences ont été généralement elTectuées sur des modèles réduits, à surface lisse. On doit remarquer, à ce propos, que les lois de la similitude géométrique sont loin d’être applicables ; les gros mobiles notamment résistent moins que les petits. C’est ainsi que ^1. Ilergesell, en faisant osciller des ballons captifs à la manière d’un pendule, a déduit de l’amortissement des oscillations la résistance de l’air, et a trouvé :
Pour un ballon sphérique présentant 0,76 m^ de surface diamétrale,
pour un ballon de 90 m-,
K = o,oo5.
Malgré ce que les expériences sur des modèles réduits présentent d’aléatoire, nous donnerons quelques-uns des résultats obtenus.
a) Von LossL — Dans la formule H
SYS
où S est la surface de la projection sur le plan normal au courant, on peut considérer XS comme une surface plane orthogonale de résistance équivalente.
Von Lossl a obtenu les résultats suivants :