‹ La technique du ballonChapitre 61 sur 95 · COS Y · texte numérisé non relu

COS Y

Dans les mailles suivantes, l’angle formé par les brins sur la méridienne reste constant. Il en est de même pour toutes les zones du filet.

Par conséquent, la tension est dans le même rapport que le nombre successif des brins, dans toute la partie conique.

Si l’on considère d’ailleurs une maille de palte-d’oie à double cosse (fig. 85), où les brins médians sont légèrement divergents et font un angle 2Ô avec]|les

brins principaux, à chaque cosse e est appliquée une tension f provenant de l’estrope De et qui se décompose elle-iTiême en deux tensions. La tension sur le brin principal est f , et l’on admet qu’à cause du glissement imparfait sur la cosse, la tension sur le brin médian n’est plus que 0,60/’.

On a donc :

/= (/ + o,6/)cose;

d’où :

1,6 cos I

Généralement, dans les ballons français, on a :

1 ,6 cos 6 3’

et, par suite : f = f — ^ F.

Mailles de la par lie sphérique. — Enfin la tension des brins du filet dans la partie sphérique est un peu plus compliquée par suite de rinterventlon de la tension intérieure.

Désignons par et Tj' respectivement la tension par mètre courant suivant le méridien et suivant le parallèle.

La hauteur de maille étant h et la largeur l, les tensions méridiennes et transversales correspondantes sont T'J et Tyh, et l’on a :

2Ccosy = T^7. (i)

Si le nombre de mailles de la zone est a sur le parallèle de rayon /y on a : /= — ce qui donne-

dans la relation précédente :

2e cos Y = TJ,

ou

n cos Y

Habituellement

est une constante ; l’eirort

11 cos Y

e est alors proportionnel au produit De même l’elTort transversal donne :

2e sin Y — (3)

D’où l’on tire, en divisant (r) et (3) membre h membre :

Oll

il vient donc, en définitive :

^ / — fo-^ V T" — ‘'O i •

On prend souvent tg v = ^ , donc le rapport des. Censions dans les deux sens est : — ] .

§ 4- — Suspension , cercle et suspentes.

Le cercle de charge interposé entre le ballon et la suspension proprement dite de la nacelle a pour diamètre environ ^ de celui du ballon. Il est en lO

bois courbé ou en métal creux. C’est à ce cercle que s’attachent les suspentes de nacelle.

La plupart des aéronautes se contentent de tendre ces suspentes directement entre le cercle et le cadre rectangulaire de la nacelle. Ce genre de suspension forme ainsi des mailles trapézoïdales, susceptibles de déformation, ce qui n’est pas sans inconvénients lorsque le ballon s’incline. En outre, les moindres mouvements des aéronautes dans la nacelle produisent des déplacements de tout le système et reportent les charges sur les uns -ou sur les autres des cordages, qui supportent ainsi des efforts variables et anormaux (fig. 87).

Les aéronautes soucieux d’assurer à leur nacelle une •grande stabilité, en même temj)S q\i’une égale réparti-

lion des clTorls, doivent, en s’inspirant des principes posés par Dupiiy de Lomé et le colonel Renard, croisil-

lonner la suspension au moyen de balancines obliques

Suspension à balancines. — C’est dans cet ordre d’idées qu’a été organisée, pour ballons libres, la suspension à balancines du colonel Renard, dont nous donnons un croquis (fig. 89).

Les balancines F se réunissent en un nœud commun E situé entre la nacelle et le cercle, qui se trouvent

ainsi complètement solidaires. Si Taxe général de l’aérostat s’incline, la nacelle est entraînée hors de la

verticale, et son poids provoque un couple de rappel puissant.

L’ incon vé nient de ce dispositif, c’est que l’espace au-dessus de la tête des aéronautes paraît encombré de cordages, ce qui peut faire craindre qu’on y soit gêné , crainte qui n’est pas j U s t i fl é e d’ailleurs.

C’est néanmoins la raison sans doute pour laquelle ce genre de suspension ne s’est pas généralisé.

Il convient, en tout cas, d’adopter un dispositif qui permette de régler la longueur des suspentes de manière qu elles soient egalement tendues. On y parvient en repliant chaque cordage et en

Page 1