‹ La technique du livre. Typographie, illustration, reliure, hygièneChapitre 4 sur 53 · Quatrième partie. Gritiqjje de la facture intime · texte numérisé non relu

Quatrième partie. Gritiqjje de la facture intime

DU LIVRE . matériaux. - CARACTÈRES TYPOGRAPHIQUES :

ILLUSTRATION. - RELIURE. — C'est la partie délicate du livre, celle où les idées particulières dominent et deviennent parfois trop personnelles. Mais en les exprimant, nous avons toujours voulu rester vrai et sincère.

Chapitre premier. Du dessin des lettres^ du format du livre et des illustrations en rapport avec le sujet de l'ouvrage. — Les diverses critiques que nous émettons pourront peut-être ne pas convenir à tout le monde, mais la conviction que Ton y a mise en les écrivant fera excuser certaines de ces théories. Il y entre une grande part d'appréciation

esthétique et aussi de psychologie. Ces opinions, basées sur des observations qui ont été présentées, se déroulent en de trop courtes pages, mais pourraient servir d'indications au développement ultérieur du même sujet.

Chapitre ii. Des illustrations du livre et de leur critique. — Il n'est traité qu'accessoirement des procédés divers d'illustration et seulement à titre d'indication. Nous nous sommes attaché surtout à analyser la valeur de l'illustration et son utilité, dans la pédagogie en particulier, recherchant comment il faut composer et exécuter les images scolaires pour les jeunes enfants et les adolescents. Enfin le sens esthétique de l'artiste est résumé et défini dans la composition d'illustration documentaire pour des ouvrages spéciaux. Les illustrateurs des livres de luxe commettent bien souvent, mais involontairement, des erreurs d'interprétation du texte en se livrant trop à leur propre fantaisie. Il est utile de le signaler et d'en montrer l'écueil. Quelques figures servent incidemment d'exemple et permettent de comprendre les observations qui sont présentées.

Chapitre m. De la reliure de luxe et de sa critique. — Après une analyse de quelques pages sur l'origine et le développement de la reliure, et de ses styles, nous critiquons l'exagération dans laquelle on est tombé en surchargeant les plats des livres de décorations et de dorures. Les quel-

ques' idées personnelles qui sont émi*ses dans ces pages ne conviendront pas à tous les lecteurs, surtout après la définition des conditions pour obtenir' une bonne reliure, suffisamment artistique, mais bien adaptée à Tusage du livre et à sa conservation. Des spécimens de motifs de décorations de reliures : filets, petits-fers, fleurons, mascarons, flore, armes et marques de propriété qui vont du XV® au XVIII® siècle, illustrent ce chapitre et en rendent lajecture plus facile.

Chapitre iv. Des livres scolaires et des réformes à y apporter. — Comme ces livres s'adressent aux enfants, il s'agit de remplir certaines conditions dans la fabrication du livre pour leur éviter des fatigues et les pousser au découragement. C'est par remploi de caractères non seulement visibles, mais surtout lisibles, qu'on y arrive. L'enfant prend de bonne heure l'habitude de lire à une distance normale. Enfin nous disons quelques mots du format du livre qui devrait augmenter avec l'âge de l'enfant, mais sans dépasser l'in-S^ jésus pour les dictionnaires un peu volumineux ; il n'est pas question ici des atlas et des cartes.

Cinquième partie. — L'hygiène appliquée au livre, déposé dans les magasins ou manipulé, occupe toute cette cinquième partie, et ce n'est pas la moins utile à lire, surtout pour les professionnels du livre, bibliothécaires et autres. Ils y

INTRODUCTION ïj

trouveront des renseignements précis pour préserver les livres de toute détérioration excessive-

Chapitre premier. Critique hygiénique du brochage^ du cartotifiage et de la reliure des livres. — Elle embrasse les différentes opérations que subit le livre avant d'être livré au public. On peut constater qu'il est contaminé dès le brochage quand il passe entre des mains de malade; il l'est encore chez le relieur et même dans les dépôts où on le conserve, à cause des poussières qui peuvent y pénétrer. On ne peut apporter assez de soins au brochage, au cartonnage et à la reliure des livres, et ces travaux devraient être exécutés dans des ateliers très propres, bien aérés, où l'on éviterait les agglomérations de personnes qui se nuisent les unes aux autres.

Chapitre ii. Les agents de détérioration et de contamination du livre. — On voit ici quelles sont les causes multiples de la détérioration du livre. Depuis la lumière naturelle ou artificielle^ les poussières, les insectes si nombreux, surtout dans les pays chauds où ils causent dans Içs bibliothèques des ravages incalculables, jusqu'aux causes accidentelles, eau et feu, on peut se rendre compte de la multiplicité d'agents qui travaillent à la destruction de nos trésors.

Chapitre m. De la manipulation des livres. — Des contages multiples et de leur prophylaxie. —

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L'homme intervient toujours directement dans la contamination.du livre. Par sa itianipulation journalière, sa communication à des lecteurs atteints de maladies graves à leurs débuts, le livre reçoit et transmet tous les germes pathogènes qui flottent dans l'ambiance où il est distribué. On a essayé de le démontrer avec des exemples à l'appui. Le restant du chapitre est consacré à la prophylaxie et à la désinfection du livre. Tout Ce qui touche à ces parties est suffisamment développé.

Dans la sixième partie on conclut sur les principaux problèmes présentés dans. cet ouvrage.

La septième partie comprend les documents officiels ou. extraits d'ouvrages et la huitième contient la bibliographie critique et la liste des ouvrages consultés.

Aucun livre n'est complet, ni même utile, s'il ne possède pas une table analytique des matières; celle qui- se trouve à la fin de Touvrage a été développée autant que possible.

Qu'il nous soit permis avant de terminer cette introduction, de remercier les personnes qui ont bien voulu nous aider de leurs conseils et de leur expérience et qui sontj pour ainsi dire, collaboratrices de cette œuvre* Nous nommerons plus particulièrement M. Bergson, professeur au ctdlègje de France, membre de Tlnstitut, M. Émî!** G.Im telain, conservateur de la BibliothègH

versité de Paris, membre de Tlnstitut; M. Antonin Latour; M. Tuleu, directeur de la fonderie Deberny et C** et M. Thépenier de la même maison ; nos collègues MM. Maurice Bernard et Charles Beaulieux \

* Il est aussi de notre devoir d'adresser des remerciements aux directeurs des fonderies de caractères qui ont bien voulu nous autoriser à reproduire les types dont nous avons fait la critique. Nous exprimons donc toute notre gratitude à MM. Peignot et fils, Henri Chaix gendre et G»®, successeurs de Turlot, Berthier et Durey, de Paris et à MM. J.-G. Schelter et Giesecke, de Leipzig.

Paris, 24 mai 1907.

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