SEPTIEME PARTIE
Éclairage des classes.
« Parmi les causes de myopie, la plus anciennement signalée est Téclairage défectueux des locaux scolaires. On accepte partout aujourd'hui le principe évident qui, par une étrange aberration, n'avait pas été posé avant 1880, et d'après lequel le problème de Téclairage d'une classe est résolu quand il fait suffisamment clair à la place la plus sombre. Toutes les personnes compétentes admettent aussi actuellement qu'on ne peut compter sur l'éclairage de reflet envoyé par les murs de vis-à-vis. La discussion ne porte plus que sur l'étendue du ciel la plus petite dont on puisse se contenter; et après avoir examiné les possibilités, nous nous réduisons à demander qu'ww œil placé an nivaxH de la table à la place la moins favorisée puisse voir directement le ciel dans une étendue verticale de 30 centimèlres an moins, comptée à partir de la partie supérieure des fencircs. Dans V application de cette regle^ il ne faut pas îraeer Vépure diaprés l'état actuel, mais en admettant qtie le propriétaire d'en face use de son droit en construisant à la liautenr admise par les règlements dans les villes^ oîi par Vusdge dans les communes rurales.
La Commission n'a point à intervenir dans la discussion sur les mérites de V éclairage tinilatéral oîi bti^ieral; tout en préférant le second, l'accord s'est fait à peu prcs unanime pour accepter l'unilatéral ; mais alors seulement qu'il permet
de donner un éclairage bien supérieur au minimum exigé cidessus, ou bien quand il est impossiblede prendre des j ours par deux faces du bâtiment. Le bilatéral peut toujours se transformer en unilatéral, tandis que le contraire est généralement impossible. Le système qui admet des fenêtres à la fois à gauche des élèves et derrière eux est appliqué depuis bientôt vingt ans dans un grand nombre d'écoles autrichiennes et ne donne lieu à aucune plainte ; bien qu'il ne soit pas agréable pour les maîtres, on ne saurait le proscrire. Quand les jours pris derrière les élèves sont hauts, ils sont utiles, et la gêne pour les maîtres doit être d'autant plus négligeable que l'instituteur n'a guère à séjourner dans sa chaire.
En théorie et en pratique, V éclairage par tm plafond vitré est le meilleur; les constructeurs d'écoles trouveront auprès des ingénieurs les indications pour établir cette disposition en évitant les inconvénients des vitrages ordinaires, lesquels sont absolument intolérables en temps de neige et surtout en été. Cet éclairage est particulièrement recommandable pour les écoles matertielles, où la question de la quantité de lumière est seule en jeu ; dans ces écoles, l'éclairage unilatéral doit être proscrit sans hésitation.
Il n^y pas lieu d'appliquer V éclairage différentiel^ transaction entre l'unilatéral et Je bilatéral qui consiste à mettre des fenêtres plus étroites à la droite qu'à la gauche des élèves. Quand les enfants les plus éloignés des fenêtres de gauche ne sont pas assez éclairés, il n'y a pas de raison pour ne mettre que des fenêtres étroites à leur droite, de manière à laisser dans l'ombre ceux qui sont entre ces fenêtres.
Cependant^ quand l'éclairage sera forcément inégal, on S arrangera de manière que la lumière la plus abondante vienne de gauche. Quand il est insuffisant, on peut, d'après la proposition de D. Brewster, l'améliorer par l'emploi des vitres dépolies.
Il ne faut pas pousser à l'extrême la réduction delà largeur des trumeaux, qui a pour effet de rendre la salle beaucoup trop sensible aux effets de la température extérieure, surtout quand les vitres sont en verre mince ; ce n'est pas la largeur, mais la hauteur des baies qui donne la lumière. La largeur
des trumeaux prise précisément égale à celle des fenêtres est très convenable pour la manœuvre des persiennes. Il n'y aurait aucun inconvénient à monter le mur plein jusqu'à 2'",^o ou 3 mètres au-dessus du parquet; l'essentiel est de réduire au minimum la hauteur des linteaux.
Il paraît préférable d'éviter les stores en étoffe rayée. Quand on ne sera pas arrêté par la dépense d'entretien, on les posera extérieurement, pour mieux arrêter la chaleur, et nous signalons comme très avantageuse la disposition dans laquelle le rouleau du store est placé à la partie inférieure ou médiane de la fenêtre.
Qjuant à M éclairage de nuit, quoi qu'on fasse, il péchera toujours par insuffisance ; les évaluations les plus modérées estiment l'éclairage solaire à cent mille bougies distantes d'un mètre. On ne peut pas espérer obtenir, la nuit, plus de trois ou quatre bougies. C'est une raison de plus pour ne pas surcharger les enfants de travaux à faire à domicile.
La loi de décroissance proportionnelle au carré des distances enseigne que, pour obtenir un éclairage passable sans une dépense formidable de luminaire, le mieux serait de donner à chaque élève une lampe basse qu'on munirait d'un abat-jour, mais une installation de ce genre ne pourrait guère être acceptée à cause de sa complication.
Le^^^ ne présente aucun inconvénient lorsqu'on fait usage de becs circulaires munis de cheminée de verre et de régulateurs maintenant la flamme à une hauteur constante.
Si l'on ne peut donner un foyer à chaque élève, les becs devront être placés au moins à i"*, 80 au-dessus du sol, pour éviter de chaufi^er par radiation directe la tête des jeunes gens. Il faut un hec par six élèves^ au minimum. Si la ventilation générale de la salle ne se fait pas par des orifices voisins du plafond; il faut ménager au-dessus de chaque bec un tuyau pour l'évacuation des produits de la combustion, comme dans les becs Siemens.
L'éclairage électrique par incandescence évite certainement en totalité l'inconvénient provenant de la viciation de l'air et diminue dans une notable mesure réchauffement. Il semble, autant que l'on peut en juger après des observa-
tions dont la durée n'est pas encore bien longue, que ce mode d'éclairage ne présente, à clarté égale, aucun inconvénient pour la vue. »
Hygiène des écoles primaires et des écoles maternelles. Rapports et documents présentés à M. le ministre de l'Instruction publique. Paris, Imprimerie nationale, 1884, in-8^ — D"" Javal. Rapport d'ensemble, p. 42-45.
Hygiène de la vue.
«... Il faut admettre tout d'abord que la myopie se déclare le plus souvent en dehors de toute prédisposition héréditaire et qu'elle est, au moins dans une certaine mesure, la conséquence des conditions du travail dans les écoles. Cette proposition fondamentale a été vivement contestée par plusieurs membres de la Sous-Commission. Pour les convaincre, M. le D' Bertrand, directeur adjoint du Laboratoire d'ophtalmologie de l'École des hautes études, a bien voulu examiner sommairement plus de cinq cents élèves en présence de deux membres de la Commission ; tous les doutes furent levés aussitôt. En effet, parmi cent six élèves de la première année du cours élémentaire, il ne se rencontra pas un seul myope, tandis qu'il y avait onze parmi soixantesix élèves du cours supérieur.
« Ce qui fait croire à l'existence de la myopie chez les jeunes enfants, c'est qu'un grand nombre se tiennent très près du livre ou du cahier, comme s'ils ne pouvaient pas voir assez en s'éloignant. Pour tous les élèves du cours élémentaire qui étaient dans ce cas, M. Bertrand fit faire un essai de lecture à bout de bras ; sans aucune exception, les enfants peuvent lire couramment à cette distance. Ce n'est donc pas la myopie qui est la cause de la mauvaise attitude des enfants. ^
« Au contraire, cest la mauvaise attitude prolongée qui cause la myopie. Les recherches faites par ordre de la Sous- Commission ont permis de constater des myopes d'autant
plus nombreux que Texamen portait sur des classes plus avancées. Cela était prévu, mais une nouvelle confirmation a été nécessaire pour entraîner Topinion de tous les membres et pour démontrer que la myopie se produit souvent après la première année du séjour à l'école,
« Etant démontré que la myopie prend naissance, chez les enfants prédisposés, quand ils ont pris l'habitude de regarder de près leurs livres et leurs cahiers, il importe de combattre les causes qui amènent cette habitude, et dont les principales sont un éclairage défectueux, un mobilier scolaire mal disposé, des méthodes d'écriture incompatibles avec une bonne attitude de l'écrivain, l'emploi de livres imprimés trop fin. La distance des yeux aux livres ne devra jamais dépasser 25 centimètres à V école maternelle et 33 centimètres à V école primaire. »
D"" Javal. Ibid. — Rapport d'ensemble. — IV-. Hygiène de la vue, p. 41-42.
Vue et audition.
« Le nombre des écoliers qui voient mal devient de plus en plus considérable et, si les maîtres ny prennent garderie mal, déjà grave à l'heure présente, peut prendre des proportions désastreuses, surtout parmi les enfants des villes.
« C'est une erreur de croire que les enfants naissent myopes : ils peuvent apporter en naissant des dispositions plus ou moins grandes à là myopie ; mai^ c'est à l'école qu'ils contractent le plus souvent cette infirmité.
« 11 n'est pas vrai de dire, du moins au début, qu'un élève se penche sur ses cahiers ou sur ses livres parce qu'il est myope : ce qui est vrai, c'est qu'il devient myope le plus souvent parce qu'il se penche sur ses cahiers ou sur ses livres, et aussi parce qu'on lui fait lire ou écrire trop tôt des caractères trop fins, ou encore parce que, dans les premiers temps, on prolonge trop ses exercices.
« Les précautions les plus minutieuses doivent être prises pour empêcher la vue de s'altérer, car aucun organe n'est plus délicat que celui de la vision. Il importe d'abord que les classes soient bien éclairées et que le mobilier soit proportionné à la taille des élèves ; il n'importe pas moins de ne mettre entre les mains des enfants, pendant les premières années de la scolarité, que des livres imprimés en gros caractères et de n'arriver que par une lente gradation aux livres imprimés en caractères ordinaires.
« Il convient, en outre, de les exercer longtemps à écrire en moyen, d'exiger que leur écriture soit toujours pleine et nourrie, et surtout de les habituer à tenir le corps droit, sur papier droit.
«Si, malgré ces précautions, des élèves deviennent myopes ou s'ils entrent à l'école ayant déjà la vue basse, le maître leur assignera toujours la place la plus voisine du tableau noir, sur lequel il aura soin d'écrire lui-même très lisiblement.
« Si enfin la vue d'un enfant est affaiblie au point qu'il ait absolument besoin de recourir aux verres concaves, il faudra prendre garde, sauf avis contraire d'un spécialiste, de lui laisser contracter l'habitude de porter constamment des lunettes ou un pince-nez. Les lunettes et les pince-nez seraient très utilement remplacés par le lorgnon dit face à main^ que le myope porte à ses yeux de la main gauche pour voir momentanément de loin et qu'il doit quitter ensuite pour lire ou pour écrire.
« Dans un autre ordre d'idées, il importe que les instituteurs sachent que certaines maladies inflammatoires des paupières sont contagieuses. .Lors donc qu^un ou surtout plusieurs enfants paraîtront atteints de ces sortes d'affections, l'avis du médecin devra être demandé, et si le mal est contagieux, les enfants seront rendus à leurs familles jusqu'à complète guérison. »
(Ne traitant pas de l'audition, nous ne citerons pas cette partie du rapport.).
« En résumé, les instituteurs doivent retenir les faits et les conseils suivants :
« i** La myopie fait des progrès alarmants parmi les écoliers^ et le nombre des malentendants est relativement considérable.
^ 2** Les élèves atteints de Tune ou de Vautre de ces infirmités ont droite de la part des maîtres^ à des soins tout spéciaux, et Von est tenu d'user d'indulgence envers eux pour tous les manquements qui petivent être imputés à Vimperfection de leur ouïe ou de leur vue.
« 3° C'est dès les premières années de la scolarité que les débuts de la myopie se déclarent ; et si Von n'y porte remède le mal ira en s' aggravant à mesure que les études demanderont plus de temps et plus d'application,
« ^^ Pour prévenir la myopie, il faut habituer les enfants à prendre une bonne attitude^ soit qu'ils écrivent, soit qu'ils lisent ; les faire écrire longtemps en moyen et les faire lire d'abord dans des livres imprimés en gros caractères pour les ameîier graduellement et à mesure^ que leur organe se fortifie à lire dans les livres ordinaires. En conséquence, tout livre ^ tout atlas ^ toute carte imprimée en caractères trop fins doivent être proscrits de Vécolc,
« ^° Il faut surtout^ dès le débuts obliger les enfants à se tenir le plus loin possible de leur livre ou de leur cahier : ce n'est pas en faisaitt effort pour voir de loin (les marins et les paysans ne sont pas myopes) mais en faisant effort pour voir de trop près que la vue s'affaiblit et que la myopie commence,
« 6® Lorsque la myopie est constatée^ il faut recourir le moins possible aux verres concaves et seulement sur V indication d'un spécialiste. »
Ibid. — Rapporteur : Jacoulet E., p. 225-228.
Rapport.
« ... La Sous-Commission, ayant admis que la myopie se produit chez les enfants prédisposés lorsqu'ils ont pris
l'habitude de regarder de trop près leurs livres et leurs cahiers, à dû rechercher d'abord les causes qui amènent cette habitude, causes qui sont : un éclairage défectueux, un mobilier scolaire mal disposé, des méthodes d'écriture incompatibles avec une bonne attitude de Técrivain, renseignement prématuré de récriture, Temploi des livres imprimes trop fins. La Sous-Commission a eu l'occasion d'examiner quelques questions qui, bien qu'accessoires, ne sont pas absolument sans importance.
Éclairage de la salle.
« La Sous-Commission... a décidé qu'il fallait qu'un œil placé au niveau de la table, à la place la moins favorisée, pût voir distinctement le ciel dans une étendue verticale de 30 centimètres an moins, comptée à partir de là partie supérieure de la fenêtre... »
Livres scolaires.
« ... A l'avenir, les livres d'enseignement devront être imprimés sur papier blanc, ou mieux sur un papier présentant une teinte jaunâtre. Les teintes tirant sur le bleu doivent être évitées.
«Sauf pour les livres de physique et de mathématiques qui exigent l'emploi de formules qu'il y aurait un inconvénient réel à diviser en deux lignes, la longueur des lignes ne devra pas dépasser 8 centimètres.
« Les livres classiques ne doivent pas être imprimés plus fins qu'en 8 interligné d'un point; il ne doit pas y avoir plus de sept lettres par centimètre courant de texte. Des caractères moindres ne sont admissibles que par exception et pour des notes de peu d'étendue. Pour les dictionnaires, tout en conservant la condition des sept lettres par centimètres, on admettrait du 7 interligné d'un point.
« Le texte qui maintenant accompagne souvent les atlas doit satisfaire aux conditions exigées pour les livres scolaires.
Ces conditions sont indispensables, mais elles pourraient
n'être pas suffisantes, si le tirage était fait sans soin, avec des caractères usés, etc. Comme il ne paraît pas possible de caractériser ces éléments par une évaluation précise, il faut définir par une épreuve d'ensemble la lisibilité des ouvrages qui pourront être acceptés ; on devrait refuser tout livre qui, éclairé normalement par une bougie placée à I mètre, cesserait d'être visible pour une bonne vue à la distance de 80 centimètres. »
Ibid. — 30 Sous-Commission. Rapport fait au nom de MM. Brouard, Creutzer, Cuissart, etc. M. Gavarret, président, par M. Gariel, secrétaire-rapporteur, p. 183 sq.
Atlas de géographie. Cartes murales et divers.
« Pour les Atlas de géographie, la Sous-Commission a pensé qu'il était impossible de fixer les dimensions des caractères à employer et a jugé, comme il est dit dans le précédent rapport^ qu'il convenait seulement de faire une épreuve générale de lisibilité. Après avoir étudié un assez grand nombre d'atlas français et étrangers, on a fait un choix des cartes les plus claires et de celles que l'on pouvait accepter. Des mesures ont montré que les chiffres donnés dans le précédent rapport correspondaient exactement aux conditions de lisibilité de ces cartes, c'est-à-dire qu'une carte posée verticalement à un mètre de distance d'une bougie devra être lisible très facilement pour une bonne vue à la distance de 40 centimètres.
« La question des cartes murales a occupé ' plusieurs séances. La Commission à reconnu qu'aucune des cartes qui sont en usage dans les écoles ne présente des noms qui puissent être lus par une classe entière, sauf pour quelques noms écrits en très gros caractères (noms 8e contrées, de mers); on peut dire que, d'une manière générale, on ne voit rien au delà de 4 mètres. Dans ces conditions, il n'est pas douteux que la multiplicité des écritures est sans intérêt pour les élèves, qu'elle est seulement utile pour le maître ; mais elle présente le grand inconvénient de diminuer consi-
dérablement la netteté générale de la carte qui doit être recherchée avant tout. Aussi la Commission pense qu'il faut éviter soigneusement les cartes trop chargées, soit par les écritures, soit seulement par le trait ; ces cartes qui sont susceptibles de rendre des services comme cartes d'études, ne peuvent être utilisées avantageusement pour les classes.
« MM. Delagrave et Javal ont étudié les conditions qu'il faudrait adopter pour que les écritures diverses fussent également lisibles : ils sont arrivés à présenter un modèle qui a paru très satisfaisant. C'est un fragment d'une carte de France au 1/600 000*" dans laquelle la lecture des divers noms se fait avec une égale facilité et cesse à peu près à la même distance pour tous, bien que des différences suffisantes permettent de distinguer l'importance diverse de ces noms. 1
« Ce résultat a été atteint d'abord en écrivant horizontale' \
ment tous les noms, puis en différenciant leur importance, '
non par des différences de hauteur et de largeur de carac- |
tère, mais par des différences de forme et en variant l'inten- 1
site, les unes étant noires et les autres grises seulement ; mais, pour ces dernières, une plus grande hauteur et une plus grande épaisseur des traits compensent l'inconvénient d'une moindre intensité.
« Dans ces conditions, la Commission reconnaît que pour une carte de France au 1/600 000® — et il ne serait guère possible de dépasser cette échelle, — on peut, sans nuire à la netteté, inscrire les noms du département, du chef-lieu et des chefs-lieux d'arrondissement, mais qu'il serait impossible d'ajouter d'autres noms sans surcharger la carte et lui faire perdre la netteté que donnent les dispositions adoptées.
« S'il existe d'autres points qu'il soit jugé nécessaire de signaler à l'attention des élèves, on se bornera à les indiquer par un cercle plein, un polygone, etc., en écrivant à côté le nom en caractères assez fins pour qu'il ne puisse être lu qu'à très petite distance et qu'il ne puisse diminuer la netteté de la carte.
« La Commission recommande que les lignes de séparation des départements, les lignes de chemins de fer, les canaux
soient plus larges qu'on ne le fait habituellement et qu'elles soient aussi nettement visibles que les noms eux-mêmes.
« Même dans ces conditions favorables que la Commission a reconnu pouvoir être remplies, il est impossible qu^ lacarte puisse être lue à plus de 4 mètres. Si donc les conditions des classes ne permettent pas aux élèves de s'en approcher au moins à cette distance pendant la leçon, la Commission pense qu'il conviendrait d'employer des cartes muettes, à moins qu'il ne soit possible d'établir dans la classe deux cartes identiques tellement placées qu'aucun élève ne se trouve à plus de 4 mètres de l'une d'elles.
« La Commission appelle l'attention sur l'intérêt qu'il y aurait à ce que les cartes pussent ne pas être vernies : le vernis, tel qu'on l'emploie actuellement donne naissance à des réflexions, des miroitements qui sont un inconvénient sérieux.
« Pour les Atlas comme pour les cartes murales, la Commission signale la nécessité d'étudier la disposition des couleurs qu'il convient de placer de manière que deux couleurs voisines ne puissent se confondre ni au jour, ni à l'éclairage artificiel, comme il arrive pour le blanc et le jaune, pour le roseetlesaumon,pourle vert etle bleu, etc.»
Ibid. — 3^ Sous-Commission. Rapport fait au nom de MM. Brouard, Creutzer, Cuissart, etc., M. Gavarret président, par Gariel, secrétaire-rapporteur, p. 189-191.
Sur l'acuité visuelle et l'hygiène de la lettre.
Conditions of distinct Unaided Conditions de la vision distincte
Vision : naturelle.
1° The eye must collect and \^ Il faut que Vœil rassemble
bring to a focus a number of en un point focal un nombre de
rays sufficient to form an image rayons suffisant pour former
on the retina. une image sur la rétine.
2^ There must be sufficient 2° Que Vobjet soit suffisam-
light on the object to produce a ment éclairé pour produire une
sharply defined image on the retina.
3<* The object must be at such a, distance from the eye that a complète image can be focussed on the retina. — N-B. — The near point of distinct unaided vision is lo inches (for a normal eye).
4<* The image must remain upon the retina during a minimum
period of of a second.
5<* The retina cannot distinguish objects unless they are of a certain magnitude and a certain distance apart.
6*^ The minimum angle at which letters are distinctly visible is 5 minutes, their détails at a minimum angle of i minute.
7<* The eye must be a normal standard eye, and free from colour blindness.
8° The person should possess two good healthy eyes . *
image nettement définie sur la rétine.
3^ Que Vohjet soit à une distance de Vœil telle qu'une image complète puisse se former sur la rétine.
N-B. — Pour un œil normal, le point le plus rapproché de la vision distincte naturelle est à 10 pouces [=o,°*25].
4<^ Que l'image reste sur la rétine un temps minimum de i/io de seconde.
5<* La rétine ne peut pas distinguer les objets à moins qu'ils ne soient d^une certaine grandeur et séparés Vun de Vautre par une certaine distance.
6<* L'angle minimum sous lequel les lettres sont distinctementvisiblesest de cinq minutes^ leurs détails sous l'angle minimum de 1 minute.
7^ L'œil doit être un œil normal^ non atteint de cécité des couleurs.
8^ Le sujetdoit posséder deux yeux sains.
Rules for Testing Vision. Règles pour examiner la vision.
1 The eye 's accommodation should best be paralysed previous to the examination by atropine and cocaine (by a surgeon)
2^ Place the child with its back to the light.
i" // est préférable de paralyser préalablement l'accommodation de l'œil par V atropine ou la cocaïne [appliquée par un médecin].
2^ Placer Venfant le dos à la lumière.
* Slefrig (S.). The normal School Hygiène. London, normal correspondence collège Press, S. D. pet. in-S», p. 245-246. (Normal tutorial séries.)
3<» Neither the child nor the test card must be placed in direct sunligt.
4® The test card must be hung up in a good light.
5<* The child must be at exactly the distance.
6"^ The type should by frequently changed to prevent it being learri by heart/
7° Test right and left eye separately by covering first one eye and then the other with a card or dise. The eye must not be closed by pressing upon the eyelid.
S^ Find out for each eye the limits of nearness and distance with which the types can be read.
9° The child should be passed if able to read 2p type smartly at 20 feet.
io<^ In case of defective sight, the test should discover the smallest type readable at 20 feet.
1 1° The results must be noted in the proper fractional manner for each eye.
12^ Each child should be tested on his first entrance in the school.
13^ Children in the school must be examinated at least twice a year.
i4<> Defects and abnormalities in the eyes must be at once reported to parents, who should then consult a proper ophthalmic surgeon at once.
3^ Ni V enfant, ni le tableau d'épreuve ne doivent être placés danslalumière directe du soleil.
âl^Le tableau d'épreuve doit être suspendu dans un bon éclairage.
5*> Venfant doit être exactement à la distance.
6<* Les lettres doivent être changées fréquemment pour qu'elles ne soient pas apprises par cœur.
70 Examiner Vœil droit et l'œil .
gauche séparément en couvrant d'abord un œil, puis l'autre avec une carte ou disque. Vceil ne doit pas être fermé en appuyant sur les paupières.
8° Déterminer pour chaque œil les limites de proximité et d'éloigné ment dans lesquelles les caractères peuvent être lus.
9° L'enfant peut passer s'il est capable de lire vivement 20 caractères à 20 pieds anglais (20 pieds anglais = 3"").
10^ En cas de vue défectueuse, on doit déterminer le plus petit caractère lisible à 20 pieds.
11^ Les résultats doivent être notés dans la manière fractionnaire exacte pour chaque œil.
12^ Chaque enfant doit être examiné à sa première entrée à l'école.
13° Les enfants de V école doivent être examinés au moins deux fois par an.
14*^ Les défauts et les anomalies de la vision doivent être signalés immédiatement aux parents qui devront consulter un médecin ophtalmologiste .
i5<^ Colour tests should be carried out simultaneously and results noted.
i6<^ Allowance must be made for any real unfamiliarity with letters, or with colours. ^
15'' Vexamen au point de vue de la vision des couleurs aura lieu en même temps et on prendra note des résultats.
16° On devra tenir compte de tout manque d'exercice réel dans la lecture et dans la distinction des couleurs.
General Causes of short sight at Sohool.
Short sight is primarily caused by faulty conditions of school work and of school method, in addition to faulty conditions in the scholars themselves.
Thèse faulty conditions may be thus summarised :
Causes générales de la myopie à l'école.
La myopie est causée à V origine par les mauvaises conditions du travail et des méthodes scolaires^ qui viennent s^ajouter aux mauvaises conditions des écoliers eux-mhnes.
Ces mauvaises conditions peuvent être résumées ainsi :
a) The Scholars :
i^ Prédisposition to eye-weakness.
2°. General weakness — poor tone of gênerai health — weak nervous System.
3^ Reading, wirting, etc., during convalescence from debilitating and fébrile diseases.
40 Bad postures (standing or sitting, lying down, reclining), for reading or writing.
50 Perfomance of home work in bad postures and under badlylighted conditions.
a) Des écoliers : -
lO Prédisposition à la faiblesse des yeux,
. 2^ Faiblesse générale, mauvais état général de santé, faiblesse du système nerveux.
3<^ Lecture y écriture, etc., pendant la convalescence d'une fièvre débilitante,
4<^ Mauvaise position [se tenir debout^ ou mal assis, se coucher, se courber) pour la lecture ou récriture,
50 Faire les devoirs à la maison dans de mauvaises positions et dans de mauvaises conditions d éclairage.
* Slefrig (S.). Op. cit., p. 247.
b) The school.
I ® Bad lighting — insufficient amount, t)ad direction, wrong kind, and flickering.
2° Unhygienic desks and seats, inducing malposture.
.30 Bad exercise book — wrong colour of paper, indistinct or close ruling.
40 Pale ink and greasy slates.
50 Fine maps, small features, small print.
6° High position of blackboard, maps, wall diagrams and copies.
7** Fine needlework — small stitches, small needle eyes.
S^ Use of minutely squared paper for drawing and for kindergarten work.
90 Accurate drawings, pattern writing, and tracing.
io<^ Early récognition of différent letter forms.
11° Excessive amount of writing exercises.
^ I2<* FauUy time-table, imposing too much « near work * at a stretch, of the same or of différent kinds .
i3<> Long hours in a badlyventilated schoolroom inducing quick fatigue.
b) De récole :
I® Mauvais éclairage — insuffisant comme intensité, mat dirigé^ de mauvaise sorte et vacillant.
2^ Tables et sièges non hygiéniques, amenant les mauvaises positions.
3^ Mauvais cahiers — d\i.n papier mal teinté, lignes pas asse\ nettement tracées ou trop rapprochées.
4® Encre pâle et ardoises huileuses.
5^ Cartes trop fines, détails troppetitSjCaractèrestroppetits.
b^ Tableau noir trop élevé, cartes et tableaux muraux, modèles placés trop haut.
7<^ Travail à V aiguille trop fin, points trop fins, chas des aiguilles trop petits.
8*^ Emploi pour le dessin et pour les exercices de « kindergarten » de papier à quadrillage trop serré,
9^ Dessins trop minutieux, décalques et reproductions de modèles trop minutieux.
io<^ Etude prématurée des différentes formes de letire.
11*^ Trop grande quantité d'exercices d'écriture.
la*^ Mauvais emploi du temps, imposant, trop à la suite, des travaux fatigants pour la vue.
13*^ Séjour prolongé pendant de longues heures dans une salle de classe mal ventilée amenant promptement de la fatigue.
14^ Excessive work out of school hours — impositions and home lessons.
c) The Prînter :
i^ Letter-forms are too complex in shape.
2** Legibility of letter-forms is variable.
3° Bad paper — wrong colour, surface, texture, size.
4*^ Bad printing and bad drying of sheets.
50 Use of worn-out type.
60 Wrong size of type.
7° Wrong thickness of the stroke in type.
S^ Wrong and fantastic shape of type.
g^ Wrong approach — distance between letters and between words, in type.
10® Wrong leading — distance between the Unes — of type.
11° Wrong length of Unes of type.
1 2^ Bad arrangement of matter and vision. ^
î4<* Travail excessif en dehors des heures de classes — punitions et leçons à la maison.
c] De l'imprimeur :
I® Les caractères sont trop compliqués déforme.
2° La lisibilité des caractères est variable.
30 Mauvais papier au point de vue de la teinte, du grain^de la surface, de la contexture, de la dimension.
4° Mauvaise impression et feuillets mal sèches.
5® Emploi de caractères usés.
6® Mauvaise dimension des caractères.
7° Mauvaise épaisseur des pleins dans les caractères,
S^ Forme mauvaise et fantaisiste des caractères.
(f Mauvaise distance entre les lettres et entre les mots; mauvais espacement.
10® Mauvaise distance entre les lignes ; ma u va is in ter lignes .
II® Mauvaise longueur des lignes.
12® Mauvaise disposition de la mise en page.
Legibility of the Letters.
The time of exposure for the récognition of letters is a measure of their legibiUty. — The small letters vary greatly in legibiUty, the large letters less so.
Lisibilité des lettres.
Le temps nécessaire pour reconnaître les lettres est une mesure de leur lisibilité. — Les petites lettres varient beaucoup en lisibilité, les grandes lettres moins.
* Slefrig (S.). Op. cit.. p. 258-359.
The investigations of Javal, Cattell and LandTord «how that.
1° The small letters of the al phabet are" no t equally legible.