‹ La Technique, les Indications et les Contre-Indications du Pneumothorax Artificiel dans le Traitement de la Tuberculose pulmonaireChapitre 22 sur 33 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

Forme commune ancienne excavée (poumon droit). — Pyélite et cystite tuberculeuses.

Homme, 46 ans, marié. Ingénieur minier. Entre au Sanatorium, le 31 juillet ۰

Mère morte de la tuberculose intestinale. Deux tantes et un oncle décédée de la tuberculose pulmonaire. Deux frères en bonne santé. Femme bien portante. Trois enfants un peu chétifs.

S’est beaucoup surmené, Facilement, bronchite. Pneumonie à 12 et à 19 ans.

Début en 1905 de l’évolution actuelle mais malade depuis 1892, semble-t-il, puisque a craché du sang à cette époque (travaillait dans des mines de cuivre). De 1895 à 1900 en Sardaigne, fièvres paludéennes chaque été avec hémoptysies légères. Fait un séjour à Leysin en 1905. Rechute en 1909, hémoptysies, 52 jours de durée. T : 38°. Perd 15 kilos, voix couverte, Séjourne au Sanatorium populaire (1909-10), pendant près de 13 mois (forme fibro-caséeuse à caverne localisée). En sort très amélioré. Se remet au travail chez lui;

I O OT NT eNO

hémoptysies fréquentes. Revient à Leysin le 1° mars. À maigri de 14 kilos. Fièvre continue depuis janvier.

۸ l'examen, grand, maigre, pâle. Poids, 56 kil. 400. R : 24.

A l'auscultation, au sommet droit, signes de caverne en avant, de ramollissement, plus étendu en hauteur en arrière. Petits rales jusqu’à la base antérieure ; respiration très rude, expiration prolongée à la base postérieure.

A gauche, au sommet, inspiration rude, expiration prolongée et soufflée, en avant, souffle assez fort en arrière. s

La température est subfébrile (37 à 38).

Pouls, 108. Appétit mauvais. Sommeil médiocre. Pyélite et cystite tuberculeuses.

Ne fait pas de progrès. Les urines en septembre contiennent des bacilles de Koch.

En septembre, tentatives de pneumothorax.

Insuccès, à cause des adhérences : impossible de trouver l’espace après une dizaine de piqûres dans les lignes axillaires antérieure et postérieure.

11 Novembre. Hémoptysie assez abondante. Température, depuis quelques jours déjà, dépasse 38°. L'état du malade s'aggrave. Poids, le 20 septembre, 57 kil. 200; le 28 novembre, 53 kilos.

Urines. Le 27 janvier, dépôt 10 cc. pus par 24 heures.

Paquets de bacilles-rares; le 27 février, fort dépôt.

Examen microscopique du dépôt : nombreux polynucléaires.

Le 3 avril 1912, nouvelles tentatives de pneumothorax. La ponction faite sous le mamelon droit dans le 5° espace découvre un espace libre.

1" Insufflation, 200 cc. pr =

De » 300 cc., le 6 avril, pr — 1 — 7; l’espace libre paraît être assez important. Toutes les ponctions sont faites dans la même région. Aucune action constatée ni sur l’expectoration, ni sur la température, ni sur l'état général. Il y a certainement de fortes adhérences qui maintiennent les parois de la caverne distantes, de sorte que celle-ci n’est guère comprimée par le gaz insufflé. Dyspnée. Il faudrait atteindre de fortes pressions que le malade ne peut pas supporter et qui sont illusoires, les lésions étant très anciennes (voir Observation XIX : procès-verbal autopsie). On risquerait de provoquer une rupture de la caverne (accident signalé par Forlanini). On essaye les petites pressions positives, élevées.

3° Insufflation, le 17 avril; 400 cc. pr — 1 &.

ae « le 25 avril; 500 cc. pr — 11, pr + 1.

Action sur l’expectoration qui est notablement augmentée ; signes d’auscultation peu variés.

5° Insufflation, le 2 mai; 480 cc. pr — 8 pr + 6.

Nouvelle action sur l'expectoration manifeste, mais revient à son volume primitif.

6° Insufflation, le 16 mai; 850 cc. pr — 4, pr + 6.

oe, « le 23 mai; 4oo cc. pr — 4, pr + 7.

8° « le 1 juin و‎ 600 cc. pr — 7, pr + 3, pr + و‎ ou 1o. 9° « le 17 Ja; 2۵0 60. pr — 5, pr + 4.

A part l’action momentanée sur l’expectoration en avril et mai, rien n’a changé dans d'état du malade. Le poumon gauche est resté toujours relativement sain.

La fin juin, le malade décline rapidement; amaigrissement, cyanose, dyspnée. À présenté pendant plusieurs mois des signes de toxémie urinaire : haleine caractéristique, diarrhée, dyspepsie. Meurt le 2 juillet après une légère hémoptysie. Pas d’autopsie.

Résultats nuls. Caverne ancienne du sommet droit très adhérente à la paroi.

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