‹ La Technique, les Indications et les Contre-Indications du Pneumothorax Artificiel dans le Traitement de la Tuberculose pulmonaireChapitre 27 sur 33 · EOE · texte numérisé non relu

EOE

purulente abondante. Se soigne dans un chalet. Reste alité, stationnaire dès le 1°% novembre.

A l'auscultation, infiltration totale gauche, excavation au sommet. Foyer basilaire inférieur râlant. Obscurité dense en avant sous ۵ tympanisme claviculaire. Au cours des mois d'octobre et novembre, les signes du ramollissement gagnent rapidement vers la base et donnent à la partie inférieure un souffle tubo-creux encombré de rales humides gros,

Etat très grave, pronostic fatal.

17 Insufflation, pratiquée au Sanatorium, le 25 novembre rg11. Injection très facile de 400 cc. d’azote. Le lendemain et les jours suivants la température tombe à 37, sauf une fois une petite élévation à 37°7.

2° Insufflation, le 29 novembre; 500 cc., sans peine, pr + ۰

Pas de malaise. T : 37°4 a 37°7.

3° Insufflation, le 6 décembre; 880 cc. pr + 3. 15 Décembre. T : 37°5, 37°8. Se lève tous les jours; plus fort. Mange de meilleur appétit. Pas de transpirations nocturnes, Expectoration 10 cc, environ.

4° Insufflation, 700 cc., le 15 décembre, pression =

La radioscopie nous permet de voir le poumon, rétracté en partie, une adhérence le retenant encore, semble-t-il, a la partie inférieure de la cage thoracique.

17 Janvier 12. A eu des retours de fièvre, après la 4° insufflation T : 38, quelquefois 39. Crache de nouveau. Poids, 59 kil. 400. Forces en progrès. Moins de cyanose.

5° Insufflation, goo ۰

En février, la fièvre atteint quotidiennement 38. Mais le malade ne crache pas davantage. Etat général assez bon. Paraît avoir eu un peu de pleurite sèche de la base gauche expliquant le retour de la fièvre. (douleurs persistantes).

Entre au Sanatorium le 17 février ۰

Poids, 57 kil. 200. A perdu 10 kilos depuis le début. Légère dyspnée d'effort. Fonctions intestinales normales. Doigts hippocratiques. Pas de cyanose marquée.

Le pneumothorax artificiel est presque complet.

En arrière, à droite, respiration un peu trouble.

Le cœur en position médiane ; la détermination exacte de la pointe est difficile.

Pouls assez ferme, régulier. Eclat du 2° temps.

6° Insufflation, le 17 février. Au début de l'opération, pression

Og es

negative de — 18. La colonne d’air atmosphérique est aspirée audessus du niveau d’égalité, par la pression négative intrathoracique, de 150 cc. A la fin de l'opération ; 4oo cc. pr — 12. T : 3706, 37°8.

7° Insufflation, le 19 février, petites doses de gaz pr —

ye I

où « le 23 février, petites doses de gaz pr +

9° « le 28 février, 4oo cc. pr + 1.

10 cc. d’expectoration les jours suivants. Le malade va assez bien; la température est subfébrile, mais il ne souffre nullement.

10° Insufflation, le 6 mars; 300 cc. pr + 4.

Nous avons à cette occasion, prêté notre assistance, comme nous l'avons fait chaque fois que nous n'avons pas opéré nous-méme.

Dans la nuit, le malade nous fait demander parce qu'il respire difficilement. Durant trois jours, souffre de dyspnée vive, progressive ct de violentes douleurs thoraciques. Suffocation, Meurt en cyanose le 10 mars.

Procès-verbal de ۵

Après décollement de la peau, on aperçoit les espaces intercostaux gauches saillants et soumis à une forte tension. A la perforation le gaz s'échappe avec un bruit sifflant et prolongé. Le péritoine pariétal est également saillant et les viscères abdominaux, en particulier l'estomac, fortement distendus. Le plastron sternal est enlevé; on aperçoit une cavité très vaste occupant la place normale du poumon gauche; une bride pleurale fine s'étend d’arriére en avant à l'union du tiers supérieur et des 2/3 inférieurs de la cavité, joignant la plèvre viscérale et la plèvre pariétale. Le fond de la cavité pneumothoracique est occupé par environ 200 cc. d'un liquide séro-purulent. Ce liquide enlevé, on aperçoit l'angle diédre costo-diaphragmopulmonaire comblé par de fausses membranes fibrineuses blanches en voie d'organisation et creusées de lacunes remplies de liquide séro-purulent. Ces fausses membranes sont boursoufflées et spongieuses; elles sont si développées qu'elles atteignent d’avant en arrière la partie médiane de la cavité.

Le poumon gauche est soudé au médiastin. Il affecte la forme d'un boudin d’environ 15 centimètres de long. Sa partie supérieure est ardoisée, en partie indurce et partiellement creusée de cavernules dépressibles. La moitié inférieure est infiltrée et rose. Le sommet séparé du dôme pleural par un intervalle de 2 centimètres environ, lui est fixé par des brides pleurales filiformes et lamelleuses fortement tendues.

Le poumon droit présente à d'examen les particularités suivantes :

Page 1