CE DE 8 CI
10. E. ETS qui n'a ici aucun sens; sans doute pour nas 9, ANNEE Mais.
Au Nom DE DIeu, LE CLÉMENT, LE MISÉRICORDIEUX ! C’EST LUI DONT J IMPLORE LE SECOURS.
L'illustre vizir Abu ’l- ‘AlG Zohr ibn ‘Abdelmalik ibn Zohr a écrit [ce qui suit] à son fils*, à qui Dieu fasse miséricorde*.
Rappelle-toi (que Dieu te donne la santé pour compagne !) ce que je t'indique d'une manière générale, à savoir que la majeure partie des médecins de notre époque ne dirigent pas leur médication dans le sens opposé à celui vers lequel
1, Dans le ms. de l’Escurial, cette formule est remplacée par : « Que Dieu répande ses grâces sur Mohammed, notre seigneur, O mon Dieu, sois satisfait de lui! »
2. En réalité, le texte du ms, de Paris écrit « à son père ». Mais il est trop clair qu’on est en présence d’une erreur de copie, Ce n’est pas à un fils qu'il appartiendrait de faire la leçon à son père sur les principes de l’art que celui-ci lui a enseigné, et de prendre le ton didactique sur lequel se tient ce Memento. Aussi bien le véritable texte nous est-il fourni par le ms. de l’Escurial, Les mots « son fils » et « son père » se tracent en arabe de la même façon et ne diffèrent l’un de l’autre que par les points diacritiques : c’est ce qui explique la méprise du copiste.
3. Dans le ms. de l’Escurial, cette phrase est remplacée par la suivante : « Abû ’1-‘Alà’ ibn Zohr (à qui Dieu fasse miséricorde!) a dit,
s'adressant à son fils ».
40 LA TEDKIRÀ D'ABD ’L-ALÀ
penche le tempérament [du malade] en proportion même de cette tendance, de sorte qu'il leur est arrivé bien souvent de dépasser la mesure et de faire contracter au patient l'affection inverse de celle dont il était affligé. Avant d’en arriver là, ils ont vicié son idiosyncrasie en y apportant un trouble profond, en perturbant et en affaiblissantses facultés; que de fois même ils ont été les auxiliaires des causes léthifères!
Il suffit que le médecin reste, dans le traitement qu’il institue, un peu en decà de ce que les circonstances lui paraissentexiger ; puis qu’il augmente les doses s’il Le juge à propos, et qu'il fasse ainsi avec sécurité et confiance, dans un délai prolongé, ce qu’il n'aurait fait, en un petit nombre de jours, qu'avec appréhension et en courant le risque d’un résultat funeste.
Car il est arrivé souvent que le médecin, même le moins sujet à l'erreur, s’est trompé, en ce qui concerne la cause du mal, sur le point de savoir si c'était la chaleur ou la froideur, et qu'il a pensé que c'était la froideur tandis que c'était la chaleur, ou que c'était la chaleur tandis que c’était la froideur.
Imagine-toi un médecin qui, habitué à recourir dans sa thérapeuthique à la médication subtilisante‘, s'est mépris sur la cause de la maladie et applique un traitement trop énergique en même temps qu'injustifié. Quel dommage il cause à son malade, et quel préjudice il porte à sa propre réputation ! Il suffit donc que le médecin débute, dans sa médication, par le commencement du premier degré, qu'il s'agisse d'un médicament simple ou d'un médicament composé dont il établit la formule; puis qu'il observe ce que le remède produit vis-à-vis du malade. Si le premier, le
1. Le ms, de l’Escurial dit : « à l'emploi des doses extrêmes »,
second ou le troisième jour, il constate la plus légère amélioration, il peut être tranquille et confiant et augmenter peu à peu l’énergie du traitement : il est maître de la situation et dispose de l'avenir à son gré. Même au cas où il ne craindrait absolument pas de se tromper, il devrait se déterminer à ramener graduellement le corps à son équilibre normal.
Rappelle-toi l'exemple d'un homme qui, atteint d’une froidure grave, a l’idée de réchauffer son corps tout d’un coup auprès du feu. Que lui arrive-t-il? La chose apparaît clairement pour deux raisons primordiales et évidentes!. Quant au trouble que subit le corps par suite d'une modification brusque de l'idiosyncrasie, il est peu de gens qui s’en rendent compte. Et certes il y a de quoi se mouvoir dans la largeur des différents degrés des médicaments, et c'est une faute lourde de se porter sans transition du premier degré à la fin du second. Ce que je t'ai dit au sujet des médicaments simples, entends-le comme s'appliquant encore aux médicaments composés; comprends bien aussi ce que je t'ai dit touchant les facultés primaires, secondaires et tertiaires’ des médicaments, qu'ils soient employés seuls ou en association.
4. Les deux raisons auxquelles Abùû ’1-‘Alà’ fait allusion sont les suivantes, au regard de la doctrine humorale D'une part, la chaleur agissant comme épispastique (ls) attirera violemment les humeurs vers la région soumise à l’action du foyer; d'autre part, les régious sur lesquelles la chaleur n’aura pas encore eu le temps d'exercer son influence seront abandonnées par les humeurs, Il y aura donc d’un côté pléthore, et de l’autre inanition; et cette rupture d'équilibre dans la répartition des humeurs sera fatale au sujet atteint de froidure et brusquement réchauffé,.
2. On sait que l’ancienne médecine divisait tantôt en trois, tantôt en quatre degrés les qualités de sécheresse, d'humidité, de chaleur et de froideur des corps organisés ou inorganiques. La vertu attribuée aux
remèdes dépendait de leur classement,
Fe
Le purgatif est un des remèdes dont l'emploi est le plus important; il faut t'en préoccuper. Car, si les médicaments qui sortent de la moyenne sont des poisons, le purgatif, outre qu’il est toxique et qu'il risque de devenir mortel, est assimilable aux poisons à cause de son énergie extraordinaire, et ressemble à certains médicaments mortels parce qu’il attire les humeurs hors des vaisseaux. La difrérence consiste seulement en ce que, parmi les médicaments mortels, les uns désorganisent le corps dans la totalité de sa substance, tandis que les autres purgent le sang et désorganisent l’ensemble du corps en provoquant l'évacuation du sang qui y entretient la force physique et qui est le véhicule de la vie, c’est-à-dire ce que l'huile est à la lampe. Tous les purgatifs dans lesquels on peut avoir confiance amènent l'évacuation des humeurs. Représente-toi donc ceux-ci comme classés par degrés, eu égard à la force ou à la faiblesse de leurs vertus purgatives, et gradue la quantité que tu en fais boire, en allant du commencement à la fin du premier degré et en te gardant de passer au second. Si les médecins n'ont pas établi des degrés pour les purgatifs par rapport à leurs vertus évacuantes, il est indispensable que le praticien s’en fixe à lui-même, afin de se réserver la ressource! dont il peut avoir besoin. À un malade de forte constitution, au corps velu et vigoureux, contente-toi de donner ce dont la force purgative atteint, au total, la fin du premier degré.
En outre, ne fais jamais prendre un purgatif sans inci-
n QC ” , La LU . ” .
4. Le verbe L 1 employé par l’auteur signifie littéralement « tenir un cheval en réserve pour le relaï ». Il a ici le sens de « tenir en réserve une dose plus forte ou un médicament plus énergique, pour le cas où le premier remède n’agirait pas suffisamment »,
TRADUCTION 43 ser ‘ les humeurs, et ne l’administre jamais sans y avoir mêlé, au préalable, quelque substance qui conforte l’estomac, comme la gomme mastic ou l’absinthe, et qui préserve l’intestin comme la sébeste, la gomme adraganthe et la pulpe de pistache. Celle-ci, tout en servant de correctif et en garantissant l’intestin tandis qu’elle est dans l’estomac empêche les purgatifs de troubler les fonctions du foie. Le raisin sec est également salutaire, pour la raison que les [divers] tempéraments s’en accommodent. La pulpe d'amande assure l'effet des purgatifs et leur sert, dans une certaine mesure, d’adjuvant en leur ouvrant la voie.
Si la température est élevée, borne-toi à faire boire le purgatif sans recourir à l'ingestion de breuvages préparatoires incisifs, et sans mélanger au remède un fondant tel que le sel ou le poivre long.
Quant à la facon de procéder lorsque le temps est chaud, c’est la suivante : il faut employer comme véhicule l'eau, avec une bonne quantité de bois de réglisse ou de jujube, car, sans parler de ses vertus correctives, la jujube, par ses qualités propres, est utile au poumon et à la poitrine.
Si tu administres le remède par un temps froid, il est indispensable d'employer les fondants incisifs.
Du reste, l’administration des purgatifs par les temps chauds ou froids expose à des dangers que tu dois éviter sauf en cas de nécessité absolue : par temps froid, c'est Le figement des humeurs; par temps chaud, c’est l'excès de sécheresse, car l'expulsion des humeurs peccantes entraine celle d'une partie des liquides physiologiques. C’est pour-
1. On disait, dans l’ancienne médecine, « inciser les humeurs » pour « rendre les humeurs plus fluides »; l’expression arabe LUS abs reproduit cette image. Les médicaments employés dans ce but étaient
dits « incisifs ».
mn LA TEDKIRÀ D'APBÜ ’L-‘ALA’
quoi les purgations trop fréquentes ruinent l’économie®.
Rappelle-toi que tu ne dois pas négliger de tonifier Les organes, au besoin en amenant la diminution de leur volume par quelque médicament tempéré qui n'ait d'autre effet qûe de les dessécher, de manière que ce dessèchement les réduise un peu : car si cette précaution a été omise, surtout en ce qui concerne les organes nobles, le malade succombera.
Rappelle-toiles propriétés de chaque substance : n'oublie pas que le vinaigre transporte les médicaments jusqu'à la rate, que le miel et le sucre les font parvenir jusqu'au foie, que le sucre est préférable pour les conduire à l'estomac et à la vessie, et que le bois de réglisse présente une particulière analogie avec la syncrasie humaine. Ne néglige donc pas de l’introduire constamment dans les remèdes que tu prescris.
Lorsque tu as affaire au poumon, songe à la jujube, à cause de l’analogie que sa substance présente avec celle de cet organe, quant aux principes qu’il récèle, et à son humidité. C’est pour la même raison que le vinaigre en: arrive à conduire les médicaments jusqu'à la rate, à cause de son acidité semblable à celle de la bile noire dont la rate est le siège. Les matières sucrées se comportent de la même facon vis-à-vis du foie, car le sang est doux. Quant à la vessie, c’est le bois de réglisse qui lui convient, vu qu'il exerce sur elle une action sédative et neutralise les propriétés irritantes de l’urine qui la traverse. La graine de carotte sauvage conduit promptement aux reins Les médicaments non parce qu’elle agit comme diurétique, mais parce que sa présence soulage ces organes. Les scorpions produisent un effet analogue grâce à leur vertu particulière
1. Le mot (\&? du texte est expliqué par une glose marginale :
vis-à-vis des lésions rénales : ils entraînent avec eux les drogues vers les reins et, s’ils sont en petite quantité, ils n'y parviennent qu'après avoir subi une transformation; les drogues subsistent alors et les propriétés nocives des scorpions ne laissent aucune trace, Il en est de même des cantharides : on n’ignore pas que les scorpions sont l’opposé des cantharides!, que les uns et les autres nuisent aux organes qui nous occupent, et qu'ils ne produisent leurs effets qu’à cause de la composition particulière de leur substance.
Sache que, dans la ville capitale de Maroc, la dysenterie est chose fréquente. La raison en est tout simplement que l’eau à laquelle est due ceite dysenterie coule goutte à goutte dans les conduits comme de l'eau de rose que l’on distillerait; de sorte que, par cet écoulement, le contenu des tuyaux n’est jamais complètement vidé et qu’il en reste le quart.
Sache qu’en ce qui a trait aux purgatifs, toutes les fois que tu les dilues, tu empêches leur action; toutes les fois que tu les administres en poudre, dans les cas indiqués, il en est qui sont plus aptes à tuer qu'à purger; et, quand ils sont sans danger, ils provoquent la diurèse. Quant aux astringents, toutes les fois que tu les dilues, tu empêches leur action; toutes les fois que tu les donnes en poudre, tu augmentes leur activité, si bien qu’ils arrêtent sur-lechamp les selles tout en provoquant l’anurie.
Sache que le détersi-dépuratif” est appliqué sur les organes eux-mêmes ou absorbé sous forme de liquide
4. Notamment les cantharides étaient considérées comme abortives et les scorpions comme anti-abortifs, Le ; ; . ; :
2, Le mot 8 désigne à la fois le dépuratif et le détersif; le plus souvent, un même médicament était considéré comme pouvant servir à
ces deux fins.
16 LA TEDKIRA D'APÜ ‘L-‘ALA'
tiède; que le dérivatif est donné froid, en harmonie avec latempérature des liquidesorganiques: quele désobstruant est administré chaud, et que le résolutif se donne un peu plus chaud que le dépuratif.
Lorsque tu ordonnes un purgatif pour dégager la tête, fais-le prendre dans de l’eau que l’on aura fait chauffer, et mêles-y un peu d’eau dans laquelle tu auras écrasé du raisin sec, ou à laquelle tu auras ajouté un peu de jus de raisin frais quatre jours avant de l’employer.
Quand tu vises à calmer une douleur, qu’elle soit d’origine interne ou d’origine externe, emploie le médicament tiède; lorsque tu veux dissiper une obstruction, emploiele chaud, et quand tu redoutes une syncope, administre-le avec de l’eau froide.
Dans le cas de tumeur, fais d’abord usage de l’amyntique‘, puis ajoutes-y le résolutif en petite quantité, et, en
4. Le texte emploie LE qui est l'équivalent de e>\) . Ce terme est
resté incompris des lexicographes européens. La racine 29) signifie
« repousser, éloigner », Pour voir comment on rattache à ce sens la SJ valeur de el, et de #2; dans la technologie médicale, il faut consulter
le Cai)| Cole VE | LeLÈS (A Dictionnary of the technical terms used in the Sciences of the musulmans. Edited by Mawlawies Mohammad Wajih, Abd Al-Haqq and Gholam Kadir, under the superintendence of D" Aloys Sprenger, M. D. Ph, D.; Printed at W. N. Lees’ Press, 1862). On y lit l’article suivant : à LL Das) Ale ICONS ELA b,s ee " — el ee aLà co CAEN! 5e HiLel Bi ne AE CE 92) st en on ee Cr re >) Sous slSbl BE GE. « Le râdi‘ (avec le dél sans point diacritique) est, chez les médecins, le contraire du jâdib; c'est un médicament qui a pour effet, grâce à sa froideur, de produire sur le membre une certaine réfrigération et une condensation, d’en rétrécir les pores, d’augmenter la chaleur qui y prend naissance, de figer les humeurs qui s’écouleraient dans sa direction, et d'empêcher celles-ci de fluer jusqu’à lui et lui-même, de les recevoir. [Cela se produit] surtout lorsque le médi-
dernier lieu, mets de celui-ci plus qu’il n'y a d'amyntique.
Lorsqu'ilfaut produire une action désobstruante, lave la partie malade avec un liquide détersiftel que l’eau miellée, ou bien, s'il s'agit de l’oreille, avec de l’oxymel dans lequel on aura fait bouillir jusqu'à concentration des involucres de glands etun peu de lavande stæchas. Les vapeurs de camomille calment aussi l'otalgie : si celle-ci provient d’une tumeur, instille de l’huile de camomille mêlée à de l’huile de rose; si elle reconnaît pour cause le vent humide, tu t’en tiendras aux vapeurs de camomille. Les fumigations d’agalloche font partie des remèdes qui conviennent à l'oreille dans la plupart des cas, ainsi que je te l’ai dit. L’argentine!, la rose, la camomille, l’aneth et l’oxymel ont
cament est de consistance épaisse, comme l'huile de rose », — On voit
que l’action attribuée au #2) (ou eye) est précisément celle que les anciens médecins reconnaissaient aux médicaments désignés sous le nom d’amyntiques (de aäuvvrix6ç, préservatif, qui sert à repousser), lequel répond exactement au terme arabe.
1. L’arabe fiddiyà (Axa) signifie littéralement « argentine », et je m'en suis tenu à ce terme parce que la plante dont parle Abû ’1-‘Al4 n’a pas été identifiée d’une façon certaine, Dans sa belle traduction du Traité des simples d'Ibn El-Beÿtàr (tt. 23, 25 et 26 des Notices et Extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale), le D' Lucien Leclerc la fait correspondre au Gnaphaleum de Dioscorides, Maïs qu'est-ce que ce Gnaphaleum? « Sprengel, dit le Dr Leclerc, voit dans cette plante l'Othantus maritimus, la Diotis candidissima de Desfontaines », Une note de la traduction arabe de Dioscorides la confond avec le Dictame, Le même végétal est cité, dans un autre article, sous le nom de qgatifà (Âsabs), par Ibn El-Beytàr qui lui attribue la propriété d'arrêter les hémorragies et le dévoiement. Je ne suis pas éloigné de croire qu'on peut la considérer comme représentant précisément la plante appelée communément « argentine » et que les botanistes nomment Potentilla Anserina. Les caractères sont les mêmes de part et d’autre : feuilles argentées et velues sur les deux faces, C’est même à cause du duvet qui recouvre le Gnaphaleum (ou Gnaphalium) que les anciens l’employaient pour bourrer les coussins et les matelas (lvagäktov signifiant « bourre de matelas »),
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contre les affections de cetorgane des vertus particulières : emploie donc tous ces remèdes isolés ou associés.
On voit souvent se produire dans cette capitale‘ des cas de coliques hépatiques violentes suivies d’ictère. Ne imagine pas que la douleur siège dans le foie lui-même, car cet organe est dépourvu de sensibilité; elle affecte seulement le tissu musculaire environnant. Si pareil casse présente (que Dieu t'en préserve!) hâte-toi de pratiquer la saignée?, supprime tout aliment sucré et fais boire au malade une décoction concentrée d’éryngium, de graine de carotte sauvage et de cuscute; mets de chacune de ces plantes, selon la saison, et suivant ce que les circonstances te paraissent exiger. Puis fais, dès le début, des fomentations sur la partie malade avec une décoction concentrée de camomille ou de narcisse; lorsque la douleur s’est apaisée, recours aux onctions avec de l'huile de mimosa tiède, et évacue la bile jaune au moyen de la scammonée donnée dans du petit-lait.
Le coryza est fréquent dans cette ville’. Conseille de priser de l'ambre gris, du ladanum et de la sandaraque ;
L'identification de l’argentine avec la fiddiyà se justifie encore par la similitude des propriétés. Dans son Atlas des plantes médicinales (Paris, Paul Klincksieck, 1909, in-8, 2e éd., p. 10) Paul Hariot écrit notamment: « La grande quantité de tannin que renferment toutes les parties de cette plante lui communique une saveur astringente et styptique. Aussi a-t-elle fait partie de nombreux remèdes populaires ayant tous pour but de combattre les flueurs blanches, la dysenterie, les calculs de la vessie, les affections du foie et même les accès de fièvre intermittente. Elle est administrée sous forme de 1otions, de lavements ou d’injections, Dujardin-Beaumetz reconnaît qu’elle pourrait rendre quelques services et qu’on pourraît fort bien en reprendre l'emploi », Quant aux propriétés hémostatiques, bien qu’il n’en soit pas fait mention dans cet article, elles résultent naturellement de la richesse en tannin qui caractérise l’argentine, 1. 1, e. Maroc.
Le manuscrit de l’Escurial ajoute « sans hésitation » (tas s) « ‘te cMaroc: