‹ La Tedkirà d'Abû 'l-'Alâ'Chapitre 3 sur 35 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

Voyelles :

a) brèves :

ee u, 0 ee a, e F4 b) longues : :

a (72 Es Ve à En nl A7 Pc Diphtongues :

Te a ce a Me RER Notations diverses :

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1, Equivaut à ay dans paysage.

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Au nombre des Arabes d'Espagne qui illustrèrent la science médicale au moyen âge, il faut compter Abû ‘Al’ Zobr', pére du célèbre Avenzoar.

D'après Ibn Abf Osaybi'à’, le grand historien de la médecine arabe, Abü’1-"Al4’ aurait composé huit ouvrages, sous les titres suivants :

1° A LS, Livre des propriétés médicales.

2 549ll 5 ,99Y LS. Livre des médicaments simples.

3 g<1) 2,4, r-2? —!#, Livre de l'éclaircissement

: par les témoins de l’opprobre.

4 pda LS ke Gi DS J= LS. Livre de la résolution des doutes d'Er-Räzi (Razès) concernant les œuvres de Galien,

5 Lib 2, Faits d'expérience!.

G pus ep La le on de Lai le 59) La Be

52,4) 3,9Y. Traité réfutant quelques points de l'ouvrage 4 CEA

1, Sur la biographie de cet auteur qui mourut en 525 H, (1130-1131 C.), #, Dr Gabriel Colin, Avenzour, s0 vie et ses «uvres (Paris, Leroux, 1911, in-8}, pp, 16-22,

2, LL CAL ee LM ons LOLAS (Edit, Aug, Müller, Kœnigsberg, 1884, in-4), t, I, p, 66,

3, C'est À peu près ce que la médecine moderne appellerait « Obser-

valions »,

2 LA TEDKIRÀ D'ABU ’L-‘ALA d’Abû ‘Aliibn Sinà(Avicenne)surles médicaments simples.

7e CN Le SYT LUS, Livre des préceptes saillants de la médecine.

Ss TN Le | OZ six) à .) abus = JR

s « ns Traité dans ren il (Abù ‘1° AY développe la Risälà de Ya‘qüb ibn Ishâq El-Kindi concernant la composition des médicaments.

On voit que cette liste ne contient pas l’une des œuvres d'Abà ’I-'Alà qui porte le titre de Tedkira (8555 ), c’est-àdire Memento, et qui est adressée à son fils Avenzoar. Ce livre a bien vu le jour pourtant, puisqu'il en existe encore aujourd’hui deux manuscrits, l'un à la Bibliothèque nationale de Paris, l’autre à la Bibliothèque de l’Escurial.

Comment peut-on expliquer qu’'Ibn Abi Osaybi‘à n'ait pas fait mention de cet opuscule qui ne manque cependant ni d'originalité ni d'intérêt? C’est que probablement une confusion s’est établie, dans l’esprit de ceux qui l’ont renseigné, entre la Tedkira et le Kitäb en-nukat et-tibbiya Fendi ES) qui fait l’objet de son septième article.

En effet, la Tedkirà ne porte pas de titre. Son nom lui vient seulement de l'explicit qui figure dans le manuscrit de Paris et qui est ainsi conçu : (La Tedkirà estterminée. Louange à Dieu, le Maître des mondes! » Cette formule manque dans le manuscrit de l’Escurial, et il est permis de supposer que l’auteur n'avait pas intitulé son ouvrage. Ce ne serait que plus tard que les médecins arabes auraient eu l’idée de lui attribuer un nom permettant de le désigner plus commodément, Mais on concoit que, dans un pays où les corps savants n’existaient pas et où les études ne bénéficiaient pas d'une direction officielle, chacun ait pu en cela se déterminer à sa guise. Les uns s’en seraient alors tenus au titre de Tedkirä que portent beaucoup de livres

arabes et que justifie ici l'impératif tedekker! par lequel commencent presque tous les paragraphes ; les autres, s'inspirant, dans leur choix, du mot nukat: qui figure vers la fin du Traité, auraient appelé celui-ci Kitdb en-nukat et-Hibbiya. C'est là, il est vrai, une simple hypothèse, mais elle semblera, je pense, assez plausible. Elle permet d'expliquer la mention faite par Ibn Abi Osaybi‘à d’une Tedkirà composée par Avenzoar!, fils d'Abû ‘Al’, et dont on ne retrouve aucune trace. Il y aurait eu dédoublement du titre et attribution à deux auteurs différents de chacun des deux ouvrages qui n’en formeraient en réalité qu'un seul.

Cette supposition paraît d’autant plus fondée que le sujet de la Tedkira d'Abü ‘I-‘Al4 est précisément celui qu'Ibn Abi Osaybi'à attribue à la Tedkirà d'Avenzoar, dans laquelle, prétend-il, l’auteur rappelle à son fils Abû Bakr les principes fondamentaux de la thérapeutique. Il est vrai qu’en lisant « à son fils Abû Bakr » on est tenté de croire que l'historien ne pouvait se tromper, dès l’instant qu'il apportait une pareille précision dans les détails. Mais il faut savoir qu'Ibn Abi Osaybi'à écrivait en Orient et n'avait pas sous les yeux les ouvrages dont il parlait. Ceux de qui il tenait ses informations ont dû être trompés par ce fait que la Tedkira était insérée dans un mejmü'* au milieu des œuvres d'Avenzoar, comme on en a l’exemple

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