Le ms. de Paris porte A4 a. IÏ manque évidemment des
points diacritiques; mais de quelque façon qu’on les rétablisse, ces mots
Je t'ai exposé quelques préceptes saillants qui se sont présentés à mon esprit, et je te les ai confiés. Ils contiennent des rappels et des avertissements qui, je l'espère, te suffiront, étant donné le point où tu es déjà parvenu dans tes lectures, ce que tu as vu faire et ce que tu as fait toi-même. Je n'ai pas d’autres conseils à te donner : il ne me reste qu'à t'indiquer la posologie des médicaments purgatifs que tu administreras!, et la facon de les prendre.
Je commencerai, en guise de préambule, par établir une comparaison en assimilant le médecin à un homme [quelconque] et le médicament à une maison obscure? remplie de lin. Lorsque l’homme entre dans ce local avec sa lampe en prenant des précautions, il a des chances de se tirer d'affaire et de ne pas incendier l'édifice. Mais s'il y pénètre avec présomption, en plaisantant, sans se tenirsur ses gardes, il lui fait courir les plus grands risques. Eh bien! je te jure par Dieu que je n’ai jamais administré un purgatif sans en avoir été préoccupé plusieurs jours avant et plusieurs jours après, car les médicaments de cet ordre sont tous des poisons. Et quel peut être l’état d’esprit de celui qui ordonne un poison et le fait boire dans le
ne présentent aucun sens acceptable, Le ms. de l’Escurial donne e <\
Aax=®; ici encore les points diacritiques font défaut, mais il est facile de DAT les placer et le sens est très clair, Il faut, sans aucun doute, lire e=\
Es t à cette lecture que je m'arrête pour la traduction, On peut ARS , cest à q ] 2 :
remarquer, au surplus, que le mot = fait partie de la langue d’Abû ’1-‘Al4’ : on le rencontre à plusieurs reprises dans la Tedkirà avec le sens qu'il prend ici.
1. Littéralement « qui arriveront avec toi ». Le médecin, chez les Arabes, apportait lui-même les médicaments au malade En il allait visiter, ou les faisait prendre séance tenante à celui qui venait le consulter
À chez lui.
2, Le mot Jh», essentiel en l’espèce, a été omis dans le ms, de Paris;
il figure dans celui de l’'Escurial.
but d'y trouver un prolit pour le malade? Ce ne peut être que la circonspection et le retour à Dieu Très-Haut par la prière et la pureté.
Avec tout cela, celui qui est présent y voit plus clair que celui qui est absent, et Dieu est plus apte à nous assister de sa grâce.
La Tedkirà est terminée. Louange à Dieu, le Maitre des mondes!