LE DEUXIÈME PARABOLE
Un Père de famille, possédant une immense fortune, des trésors incalculables, avait deux Fils : Alexander et Tgnatius.— Les ayant bénis, il leur dit:
€ Mes Fils, j'ai de grandes richesses à placer dans tous les ‘ coins du monde. Je vous en remets à chacun une part; allez ‘ dans une de mes colonies d’outre-mer, et vi \ frugtifier, de ‘ votre mieux, les sommes que je vous confie. ?
Et c’est ainsi que les deux Fils prirent possession de la terre d'avenir qui leur était assionée.
Alexander, sur les conseils et les exhortations pressantes d'{gnatius, fonda une Banque dans sa maison.
Or, au bout d’un certain temps, il fallut bien rendre ses comptes et dresser son bilan.
Au passif d’A/exander on trouva : des dépenses considérables, des protections tyranniques, des directeurs serviles, des principes effrayants, des retrécissements d'esprit obstinés, des employés incapables, et, comme produit de cet ensemble, la non-confiance la plus générale cotoyant l’impopularité la plus accentués. — A l'actif on trouva......un revenu insignifiant.—Il paraît même qu'on ne craignait pas de rogner en plein drap sur le capital
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pour offrir un simulacre de Dividende. Et quel Dividende en } V4 e . L pm L L2 euR 9 È à V4 -
vérité! si maigre, si maigre qu’en le palpant on se rémémorait involontairement à l’esprit la fameuse exclamation que pousse Faust, dans une de ses heures de découragement :
“ Un chien ne voudrait pas de la vie à ce prix !”
N'importe |— Alexander se disait en lui-même :
“ T'argent qui m’est confié rapporte peu ; excessivement peu ; ‘aussi peu que possible ; —je ne saurais le nier, mais comme Je ‘ suis seul à avoir installé une Banque dans le pays, je n'en ‘ demande pas davantage. Tout est pour le mieux, car de cette “ façon je puis avancer bien haut que seul j'ai bien mérité de
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