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mon Père.” Et pendant ce temps-là, Zgnatius disait :
“ Si je n'ai pas, jusqu'ici, installé un Comptoir à mon propre compte, c'est que je n'ai pas voulu entraver les opérations de mon frère.—J'’aurais bien désiré, dès le principe, qu'il prit mon argent dans sa Banque, mais, vraiment, il m'en offrait ‘un intérêt par trop illusoire — Que dis-je ? un intérêt — ‘ C'est-à-dire que c’est moi qui, après lui avoir livré tout mon ‘ bien, devais le payer pour qu’il l’administrât entièrement à sa fantaisie, sans que j’eusse la moindre voix au chapitre, et sans qu'il me laissât ni la moindre faculté de rien démêler dans la gestion, n1 la plus petite espérance de rien toucher du revenu. En conscience, je ne pouvais consentir à une spéculation ‘{ pareïlle, et j'ai attendu patiemment l’avenir.”
# Mais voilà qu'à la fin, un placement qui présente de super- ‘ bes avantages, qui offre des garanties exceptionnelles et qui assure des Dividendes magnifiques, m'est proporé. Tout le ‘ pays en deviendrait riche et florissant ! des milliers de signa- ‘“ tures y souscrivent avec empressement ; mon devoir n'est-il ‘ pas d'y prêter la plus sérieuse attention ?—$Sans quoi, mon “ Père ne me traiterait-il pas comme ce serviteur de l'Evangile ‘ Qui avait caché son talent dans la terre par une malsaine et “ paresseuse terreur de son Maître ?”
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Et Zgnatius donna des encouragements aux offres qui lui étaient faites.
Mais qu’arriva-t-il ?...….
—Alerander, dont la Banque était si mal côtée, et le crédit si branlant, écrivit au Père de famille pour lui faire cette double demande :
« PrRiMo—Est-il vrai que vons m'ayez déclaré en faillite ?”?
“ SECUNDO—Jgnatius peut-il confier l'argent qu'il tient de ‘ vous à des spéculateurs qui vous déplairaient, qui ne seraient pas disposés à reconnaître votre droit de propriété sur cet “ argent ; et cela, tant que je n'aurai pas reçu de vous l’ordre
“ formel de suspendre mes payements ?”?
‘ Réponse immédiate.”
Et le Père de famille répondit :
—* Evidemment non—mais ce que vous m'écrivez là, mon “ Fils, m'afflige profondément, — Attendez mes instructions. ‘ Elles vous parviendront très prochainement, car c’est avec moi “ qu'il va falloir compter.”