La télégraphie sacrée mise en paraboles [microforme]
Un Ingénieur avait deux Ouvriers, qu’il avait dressés avec amour dans l'étude des Arts Mécaniques, et il les avait envoyés ensuite dans une lointaine contrée, pour y construire des Moulies, afin de fournir au peuple les moyens de se fabriquer avec méthode et intelligence son pain de chaque jour.
Le premier de ces Ouvriers, ayant trouvé des fonds, établit son Moulin sur le lot de terre qui lui était échu.—Toût le fro. ment du pays pouvait se moudre à ce Moulin ; mais, pourtant, i] ne fonctionna que très imparfaitement. Il refusait la mouture, maltraitait la clientèle, et ce qui sortait de ses meules était bluté
d L L } À Dont ae de ce al ge to nn rene = E é sé ne tp ot mn de ré sm dome on RARE =
ve d'u
ea dépit du bon sens.—Peut-être aussi, le pouvoir d’eau qui lui servait de force-motrice passait-il par un canal où la vase s'a. moncelait en couches épaisses, et où des obstæcles méchamment accumulés brisaient détournaient et paralysaient son courant.— * Bref, ce pauvre Moulin ne battait que d’une aile, ne faisait que peu de farine, et encore, le peu qu’il en faisait se trouvait d'une nature extrêmement médiocre.—" Petite quantité et mauvaise qualité,” tel était donc le sort de la nourriture du pays.
Ce que voyant, le second Ouvrier, établi dans le voisinage du premier, se dit :
— Sans nuire à mon compagnon, je puis faire la prospérité “et la joie de toute la région que mon Maître m'a donnée en ‘ partage, en y installant, moi aussi, ua Moulin.—La disette ‘ est grande parmi nous ; non pas la disette de la terre, car elle “ donne du grain avec une merveilleuse abondance, mais la di- ‘ sette, ou plutôt le marasme de cet art qui convertit le froment ‘“ en pain.—J’ai un outillage éprouvé, des aides pleins d’habiit leté et de bon vouloir, des sollicitations aussi nombreuses “ qu’encourageantes ;—le peuple a faim ;—mettons-nous à l’œu- 46 vre.”
Et à l’œuvre il se mit,
Mais qu'arriva-t-il ?........
——Le premier Ouvrier, celui dont le Moulin marchait si mal, adressa au Maître qui les avait envoyés tous deux, et qu'ils représentaient à l'Etranger, les deux interrogations suivantes :
« PriMo.—Est-il vrai que vous ayez décrété la démolition ‘ de mon moulin ?”
4“ SecuNDo—Mon compagnon a-t-il la permission de réunir 4 les matériaux nécessaires pour construire un Moulin chez lui; ‘: sans votre agrément, en fraude de vos droits ; et cela, tant que ‘ vous ne m'aurez pas formellement exproprié du mien ? ”
«( Réponse immédiate, ”
‘ Ni 5 és 4 Et le Maître répondit :
— “ Evidemment non.—Mais je vais vous communiquer, ‘* sans délai, des explications sur cette affaire, car les questions “ que vous me posez, Mon cher Contre-maître, me paraissent ‘ passablement louches. ”
DeuxIÈèME PARABOLE.
Un Père de famille, possédant une immense fortune, des trésors incalculables, avait deux Fils : Alexander et Tgnatius.— Les ayant bénis, il leur dit:
‘ Mes Fils, j'ai de grandes richesses à placer dans tous les ‘ coins du monde, Je vous en remets à chacun une parv; allez “ dans une de mes colonies d'outre-mer, et faites y fructifier, de ‘ votre mieux, les sommes que je vous confie. ”’
Et c’est ainsi que les deux Fils prirent possession de la terre d'avenir qui leur était assignée.
Alexander, sur les conseils et les exhortations pressantes d’Ignatius, fonda une Banque dans sa maison.
Or, au bout d'un certain temps, il fallut bien rendre ses comptes et dresser son bilan.
Au passif d'Alexander on trouva : des dépenses considérables, des protections tyranniques, des directeurs serviles, des principes effrayants, des retrécissements d'esprit obstinés, des employés :
il incapables, et, comme produit de cet ensemble, la n6n-confianco . Ja plus générale cotoyant l'impopularité la plus accentuée.—A l'actif on trouva.…....un revenu insignifiant.—[l paraît même qu'on ne craignait pas de rogner en plein drap sur le capital
ones A rose int tente de ésttceimenmqemrenarenmnirmnen mord