MURAL + ES
pour bffrir un simulacre de Dividende. Et quel Dividende en vérité! si maigre, si maigre qu’en le palpant on se rémémorait involontairement À l'esprit la fameuse exclamation que pousse Faust, dans une de ses heures de découragement :
‘ Un chien ne voudrait pas de la vie à ce prix !”
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N'importe !—A/exander se disait en lui-même :
“ L'argent qui m'est confié rapporte peu ; excessivement peu ; “ aussi peu que possible ; —je ne saurais le nier, mais comme je 4 suis seul à avoir installé une: Banque dansle pays, je n'en “ demande pas davantage. Tout est pour le mieux, car de cette 4 façon je puis avancer bien haut que seul j'ai bien mérité de 4 mon Père.”
Et pendant ce temps-là, Zgnatius disait :
“ Si je n'ai pas, jusqu'ici, installé un Comptoir à mon propre \
‘ compte, c’est que je n'ai pas voulu entravyer les opérations de “ mon frère.—J’aurais bien désiré, dès le principe, qu’il prit “ mon argent dans sa Banque, mais, vraiment, il m'en offrait ‘un intérêt par trop illusoite |— Que dis-je ? un intérêt |— “ C'est-à-dire que c’est moi qui, après lui avoir livré tout mon ‘ bien, devais le payer pour qu’il l’administrât entièrement à sa “ fantaisie, sans que j’eusse la moindre voix au chapitre, et sans “ qu’il me laissât ni la moindre faculté de rien démêler dans la < gestion, ni la plus petite espérance de rien toucher du revenu. ‘ En conscience, je ne pouvais consentir à une spéculation 4{ pareille, et j’ai attendu patiemment l'avenir.”
Mais voilà qu'à la fin, un placement qui présente de super- “ bes avantages, qui offre des garanties exceptionnelles et qui “assure des Dividendes magnifiques, m'est proposé. Tout le “ pays en deviendrait riche et florissant ! des milliers de signa- {tures y souscrivent avec empressement ; mon devoir n'est-il ‘pas d'y prêter la plus sérieuse attention ?—Sans quoi, mon «Père ne me traiterait-il pas comme ce serviteur de l'Evangile 4€ qui avait caché son talent dans la terre par une malsaine et 4 paresseuse terreur de son Maître?” | |
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Et Zgnatius donna des encouragements aux offres qui Jui étaient faites.
Mais qu'arriva-t-il ?.....
—Alerander, dont la Banque était si mal côtée, et le crédit si branlant, écrivit au Père de famille pour lui faire cette double demande :
‘€ PRIMO—Est-il vrai que vons m’ayez déclaré en faillite ?’’
‘ SECUNDO—Zgnatius peut-il confier l'argent qu’il tient de “vous à des spéculateurs qui vous déplairaient, qui ne seraient
‘pas disposés à reconnaître votre droit de propriété sur cet ‘argent ; et cela, tant que je n'aurai pas reçu de vous l’ordre “ formel de suspendre mes payements ?”’
4 Réponse immédiate."
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Et le Père de famille répondit :
——“ Evidemment non—mais ce que vous m'écrivez là, mon ‘ Fils, m'afflige profondément,— Attendez mes instructions. “ Elles vous parviendront très prochainement, car c’est avec moi
“ qu’il va falloir compter.”
TRoIsIÈME PARABOLE.
Une Mère,—la Mère-Enscignente par excellence, la Mère dont la fécondité est inépuisable, entr'autres enfants, avait deux Filles.—Après avoir mis tous ses soins et toute sa tendrese À leur communiquer son royal esprit, à leur inculquer ses principes parfaits, elle leur dit :
Mes Filles, l'heure est venue pour vous de me quitter. Allez ‘“ enseigner les nations, Je ne vous ai conçues; je ne vous ai “ pre je ne vous ai enfantées ; je ne vous ai nourries; je