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CLASSEMENT DES VIBRATIONS DE L'ÉTHER

Si l'on classe les diverses vibrations de l’éther par ordre de fréquence, en partant des plus rapides pour arriver aux plus lentes, on voit les propriétés des groupes successifs varier progressivement. Les vibrations de l’éther, que l’on rencontre dans les diverses branches de la physique, forment trois groupes dont les radiations s’échelonnent sur environ 50 octaves, la fréquence doublant d’une octave à la suivante. En partant de la fréquence la plus grande, le premier groupe est celui des rayons X : le second est celui auquel appartiennent les rayons lumineux ; il s'étend depuis les rayons ultra-violets les plus réfrangibles jusqu'aux rayons calorifiques les moins réfrangibles ; le troisième groupe est celui des rayons électriques.

Le premier groupe comprend des rayons dits pénétrants, qui traversent dans une certaine mesure les corps opaques ; leur pouvoir de pénétration diminue en même temps que leur fréquence. En tête, avec la fréquence la plus grande ou la longueur d'onde la plus courte, se placent les rayons Y du radium, puis les rayons X durs et enfin les rayons X mous, moins pénétrants que les rayons durs. Dans les rayons de la plus haute fréquence de ce groupe, la longueur d'onde est au moins dix mille fois plus petite que la longueur d'onde OP] d'une radiation ultra-violette située à la limite de la partie visible du spectre lumineux.

Au second groupe appartient la région lumineuse du spectre solaire, qui s'étend seulement de la longueur d'onde

06,4 à la longueur d'onde 04,3! Aux deux extrémités de la région lumineuse, se trouvent, du côté le plus réfrangible, les radiations ultra-violettes et, de l'autre côté, les radiations infra-rouges. On peut prendre, pour point de départ du groupe, la longueur d'onde 06,1 d’une radiation ultra-violette ; on passe par 0,6 pour une radiation voisine du vert et on va jusqu à 0,3 pour la radiation calorifique la plus réfrangible qu'on ait observée. À OP,1 correspond la fréquence trois millions de milliards, d'après l'équation 3.1019 = NA ; pour 02,3 la fréquence tombe à mille milliards.

Le troisième groupe est.celui des radiations électriques. La radiation électrique la plus: courte qui ait été reconnue expérimentalement avait une longueur d'onde égale à environ 3 millimètres. Dans l'intervalle compris entre 0,3 et 3 millimètres, 1l y a une lacune composée de radiations non encore jusqu'ici rencontrées. Pour 3 millimètres, la fréquence est cent milliards. Une des étincelles de l’excitateur de Hertz, convenable pour répéter l'expérience de l'interférence d'une vibration électrique directe et d’une vibration électrique réfléchie contre un mur, avait une longueur d'onde de 3 mètres, et une fréquence de cent millions. Une des étincelles des expériences de Feddersen, dans la décomposition en courants alternatifs d'une décharge de condensateur, avait une longueur d'onde de 300 mètres correspondant à une fréquence de un million. La longueur d'onde de 300 mètres sera la longueur d'onde d'un petit poste de télégraphie sans fil. Une longueur d'onde de 30 kilomètres, utilisable dans un très grand poste, conduit à la fréquence dix mille.

1. Le micron pe représente un millième de millimètre, 0,3 valent 300 bi

Les expériences de Hertz ont eu un grand retentissement : elles confirmaient l'existence d'un rayonnement électrique, prévu par Maxwell et semblable au rayonnement lumineux, !l se propage comme lui par ondes, empruntant pour sa propagation le même éther cosmique. Ces expénences n apportaient, elles-mêmes, rien qui parût susceptible de faire jouer à ce rayonnement un rôle dans une propagation à distance. Les radiations électriques qui auraient semblé, à ce point de vue, particulièrement efficaces, auraient été celles qui développent les plus grandes forces électromotrices d'induction. Or, ce sont celles dont la période est la plus courte et qu'on appelle plus spécialement radiations hertziennes. D’après l'expression de leur période,

T = 2r CL.

elles proviennent de sources de très petite capacité, et l’énergie qu'elles portent est très faible. À quelles distances aurait pu agir la lumière si ses sources n'avaient eu qu'une intensité aussi réduite ?

Les expériences de Hertz n'étaient pas de nature à suggérer des applications lointaines du rayonnement électrique, aucun récepteur connu ou soupçonné, n'eût été assez sensible ; 1l faut donc chercher ailleurs l’origine des essais d'une télégraphie électrique sans fil dont l’idée ne venait à personne.

L'étincelle des décharges électriques ordinaires, qui avait,

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