‹ La télégraphie sans filChapitre 26 sur 57 · BRANLY · texte numérisé non relu

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que, dans son circuit de dérivation, le courant continu de l'élément de pile se trouve fermé et agisse sur l'indicateur de courant.

© Dans un poste qui doit être, à volonté, suivant l'heure, un poste d'émission ou un poste de réception, une seule antenne suffit. On la rattache indifféremment, soit au circuit d'émission, soit au circuit de réception.

Avant de procéder à l'émission d’une dépêche, on a séparé de l'antenne le contact imparfait de la réception et on l’a enfermé dans une boîte métallique hermétiquement close. Il est ainsi protégé contre l’action des puissantes étincelles, qui vont éclater librement dans son voisinage pendant la durée de émission.

Si l'on compare un circuit de télégraphie ordinaire à l’ensemble des deux postes en correspondance, en télégraphie sans fil, on peut dire que, dans ce dermier, le fi de ligne de la télégraphie ordinaire est réduit à deux tronçons extrémes, l’un au départ, l'autre à l’arrivée, qui constituent les antennes. Entre ces antennes, une induction aiternative de haute fréquence se propage d'une station. à l’autre. À chacune des deux stations de la télégraphie sans fil, une prise de terre remplace un fil de retour, comme en télégraphie ordinaire.

En apparence, le circuit de la commande avec fil, qui occupait les deux postes réunis par le fil de ligne, se trouve, en télégraphie sans fil, transporté, en entier, au poste d'arrivée. On y voit pile, récepteur, fil de jonction : le manipulateur lui-même ne manque pas. Son rôle est en effet rempli par le minime intervalle qui sépare les deux faces du contact imparfait. La conductibilité de cet espace imperceptible est provoquée par une étincelle de décharge qu'on fait éclater au poste de commande. Tout se passe

comme si, à l’occasion de l'étincelle, une main invisible appuyait l’une contre l'autre les deux faces du contact imparfait et fermait ainsi le circuit.

En révélant au poste de réception la production d'une étincelle d'émission, le circuit local de réception se comporte comme un œil électrique, dont le contact imparfait est la partie impressionnée.

Inscription.

. Pendant les premières années de l’organisation de la télégraphie sans fil, le courant de pile qu'une étincelle électrique fermait brusquement à distance, au poste de réception, était appliqué à produire deux effets : 1° /nscription d'un signal : 2e Frappe sur le radioconducteur, pour lui rendre sa résIstance et le mettre en état d’être impressionné de nouveau par une autre étincelle. Ces deux effets ont lieu par l'intermédiaire d’un électroaimant inscripteur. Comme ils exigent un courant supérieur au courant très faible que peut supporter un radioconducteur délicat, l'indicateur de courant, dans le circuit qui renferme la pile et le radioconducteur, est remplacé par un relais sensible qui ferme un circuit de travail.

Quand une étincelle brève éclate au poste d'émission, la fermeture du circuit du contact impartait est réalisée par la conductibilité brusque du radioconducteur et le relais produit immédiatement la fermeture du circuit de travail. Dans ce dernier circuit, l’électroaimant de l'inscripteur Morse est alors traversé par le courant d'une pile suffisamment torte et il attire vivement sa palette de contact : celle-c tourne autour de son milieu, une de ses, extrémités se soulève et inscrit le signal ; l’autre extrémité

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s'abaisse, puis, après avoir ouvert le circuit du radioconducteur, elle frappe contre un butoir qui limite sa course. Le butoir est solidaire du support du radioconducteur, celui-ci perd alors sa conductibilité par la transmission du choc. La suppression de la conductibilité du radioconducteur a été effectuée pendant l'ouverture de son circuit.

Pour l'inscription des dépêches, aussi bien que pour la

réalisation d'effets variés par commande à distance sans fil

de ligne, les contacts imparfaits dont la conductibilité se prolongeait après l'action de la force électromotrice d'induction étaient d'un emploi avantageux.

Le grand développement des communications radiotélégraphiques a provoqué des simplifications dans la réception. L'inscription des dépêches a .été généralement abandonnée et la réception des signaux se fait au son

avec un téléphone !.

Réception au son par téléphone.

La réception par téléphone est à la fois simple et sensible.

Les contacts imparfaits à conductibilité prolongée ont dû être remplacés par des contacts dont la conductibilité cesse immédiatement avec la cause efficiente et qui ont, en outre, la propriété de laisser passer plus aisément un des deux sens du courant électrique.

Au poste de réception, le contact redresseur, qui consiste, par exemple, en un cristal de galène et un fil de platine,

1. La réception au téléphone n a été introduite qu'après plusieurs années en télégraphie

sans fil, mais en raison de l'universelité actuelle de son erwloi, il ne sera ici question, dans la suite, que de ce mode spécial de réception,

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